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    <title>Mafia ; meurtre ; disparition ; silence ; terreur</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=788</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Faire disparaître, faire taire</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=787</link>
      <description>Cet article revient sur le « plan d’extermination » lancé par le clan corleonese de Cosa Nostra en le situant entre deux événements marquants : le massacre des familles rivales des Corleonesi, le 30 novembre 1982, reconstruit à travers un document judiciaire, et le meurtre et dissolution dans l’acide d’un enfant, le fils d’un « repenti » de la mafia, le 11 janvier 1996, rapporté par l’un de ses bourreaux. Un nouveau « régime de la disparition » est mis en place par les Corleonesi à partir du moment où il ne s’agit plus seulement de tuer massivement leurs « ennemis », mais aussi de dissoudre et faire disparaître toute trace de leur existence. La scène du crime se modifie dans ces nouvelles formes de lupara bianca (comme on appelle en sicilien le meurtre avec disparition du cadavre) où ce qui est mis en scène n’est plus le corps meurtri, mais sa disparition. Effectuées avec diligence, les « tâches » de liquéfaction des cadavres font accomplir à leurs exécuteurs une véritable descente aux Enfers, métaphore culturellement incarnée de l’horreur absolue pour ces « chrétiens » que sont les mafieux. Elles n’en visent pas moins un objectif politique de soumission par la terreur, suscitée précisément par la visibilisation paradoxale d’un hors-champ où il n’y a (plus) rien à voir.  This article revisits the “extermination plan” launched by the Corleonese clan of the Cosa Nostra, placing it between two significant events: the massacre of rival families of the Corleonesi on November 30, 1982, reconstructed through a judicial document, and the murder and dissolution in acid of a child, the son of a repentant mafia member, on January 11, 1996, reported by one of his executioners. A new “regime of disappearance” is established, as it is no longer just a matter of killing one's “enemies” on a massive scale, but also of dissolving all traces of their existence. The crime scene changed in these new forms of lupara bianca (as murder with body’s disappearance is called in Sicily) in which what was staged was no longer the murdered body, but its dissolution. Carried out with diligence, these “tasks” of liquefying the body lead their executors to a complete descent into Hell, a culturally embodied metaphor of absolute horror for these “Christians” who are the mafia members. Nevertheless, they aim to achieve a political objective of submission through terror, precisely by creating the paradoxical visibility of an off-screen space where there is (no longer) anything to see. </description>
      <pubDate>mer., 03 déc. 2025 08:02:16 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 déc. 2025 08:02:16 +0100</lastBuildDate>
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