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    <title>Auteurs : Richard Rechtman</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=721</link>
    <description>Publications de Auteurs Richard Rechtman</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Disparaître au monde et lecture des traces</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=726</link>
      <description>Dans cette introduction, les éditeurs reprennent les grandes lignes de l’appel à contribution lancé à l’hiver 2024 par Silence(s) : revue interdisciplinaire, consacré aux « régimes de la disparition ». En tentant de se défaire de l’évidence d’un manque et des obstacles à la recherche qu’il entrainerait nécessairement, ce numéro pense la disparition comme un régime d’action, comme un moyen de produire des phénomènes sociaux qui remettent en ordre le monde duquel on vient de retirer un individu, un objet ou une idée. Il ne s’agit pour autant de mettre le voile sur les catastrophes humaines, les drames et les douleurs qui se jouent dans la disparition, mais plutôt d’examiner par l’enquête philosophique, anthropologique, historique et esthétique, les modalités du disparaître et faire disparaître d’une part, et leurs conséquences manifestes ou discrètes d’autre part. À l’image du silence, la disparition n’est pas seulement l’inverse ou le négatif d’un autre phénomène ; elle dispose de caractères propres, d’une positivité qui redistribue les cartes de la présence et de l’absence. In this introduction, the editors give the outlines of the call for contributions launched in winter 2024 by Silence(s): revue interdisciplinaire, devoted to the “regimes of disappearance”. In an attempt to move beyond the obviousness of a lack and the obstacles to research that it would necessarily entail, this issue considers disappearance as a regime of action, as a means of producing social phenomena that reorder the world from which an individual, an object, or an idea has been removed. However, this does not mean glossing over the human catastrophes, tragedies, and pain produced by disappearance, but rather examining, through philosophical, anthropological, historical, and aesthetic inquiry, the modalities of disappearing and creating disappearance on the one hand, and their obvious or subtle consequences on the other. Like silence, disappearance is not simply the opposite or negative of another phenomenon; it has its own characteristics, a positivity that redistributes the cards of presence and absence. En esta introducción, los editores resumen las líneas generales de la convocatoria de contribuciones lanzada en invierno de 2024 por Silence(s): revue interdisciplinaire, dedicada a los “regímenes de la desaparición”. Al intentar desprenderse de la evidencia de una carencia y de los obstáculos que ello supondría necesariamente para la investigación, este número concibe la desaparición como un régimen de acción, como un medio para producir fenómenos sociales que reordenan el mundo del que se acaba de retirar un individuo, un objeto o una idea. No se trata, sin embargo, de ocultar las catástrofes humanas, los dramas y los dolores que se producen con la desaparición, sino más bien de examinar, mediante la investigación filosófica, antropológica, histórica y estética, las modalidades del desaparecer y hacer desaparecer, por un lado, y sus consecuencias manifiestas o discretas, por otro. Al igual que el silencio, la desaparición no es solo lo contrario o lo negativo de otro fenómeno, sino que tiene características propias, una positividad que redistribuye las cartas de la presencia y la ausencia. </description>
      <pubDate>dim., 30 nov. 2025 11:35:31 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 30 nov. 2025 11:35:31 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Enquêter auprès de victimes de violences extrêmes : méthodes en question</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=718</link>
      <description>Cet entretien, tiré d'un atelier avec Richard Rechtman et qui n'avait pas vocation à être publié à l'origine, aborde de très nombreuses questions que se posent chercheurs et chercheuses en sciences sociales dans le cours de leurs recherches lorsqu'ils et elles entrent en dialogue avec des personnes communément dites « traumatisées », c'est-à-dire ayant fait l'expérience de crimes systémiques, la violence de la guerre, la mort et les blessures, les viols et la torture, les arrestations et les internements, les disparitions forcées de proches, un stress intense et une terreur d'État ou de groupes armées. Le postulat de départ repose sur la nécessité d'éviter le terme de « traumatisme » et ses dérivées parce qu'ils masquent et obscurcissent la réalité de l'expérience plutôt qu'ils n'aident à penser ce qui s'est joué et se joue encore pour elles. Une fois cette remarque fondamentale posée, de nombreuses questions émaillent le travail de recherche par l'entretien. Quelles sont mes limites et celles de l’interviewé·e ? Comment prendre en compte ces émotions si vives pour en dépasser les seuls aspects psychologiques ? Quelle est la limite des questions que je peux poser ? Y en-a-t-il ? Comment préserver l’autre et se préserver soi-même ? Comment ne pas réactiver la violence vécue pendant les entretiens ? Comment questionner sans voyeurisme ou encore, comment se positionner d’un point de vue éthique ? This interview is transcribed from a workshop with Richard Rechtman that was not originally intended for publication. It addresses many questions that researchers in social sciences ask themselves during their investigation when engaging with people commonly referred to as “traumatized,” i.e., those who have experienced systemic crimes, the violence of war, death and injury, rape and torture, arrests and internment, the forced disappearance of loved ones, intense stress, and terror inflicted by the state or armed groups. The starting point of this interview is based on the need to avoid the term “trauma” and its derivatives because they mask or obscure the reality of the experience rather than helping to understand what has happened and is still happening to these individuals. Once this fundamental point has been made, numerous questions arise during the research interview. What are my limits and those of the interviewee? How can I take these intense emotions into account to go beyond the purely psychological aspects? What are the limits of the questions I can ask? Are there any? How can I protect the other and myself? How can I avoid reactivating the violence experienced during the interviews? How can I ask questions without voyeurism, or how can I position myself from an ethical point of view? </description>
      <pubDate>ven., 28 nov. 2025 17:59:50 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 28 nov. 2025 17:59:50 +0100</lastBuildDate>
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