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    <title>Enquêter auprès de victimes de violences extrêmes : méthodes en question</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=718</link>
    <description>Cet entretien, tiré d'un atelier avec Richard Rechtman et qui n'avait pas vocation à être publié à l'origine, aborde de très nombreuses questions que se posent chercheurs et chercheuses en sciences sociales dans le cours de leurs recherches lorsqu'ils et elles entrent en dialogue avec des personnes communément dites « traumatisées », c'est-à-dire ayant fait l'expérience de crimes systémiques, la violence de la guerre, la mort et les blessures, les viols et la torture, les arrestations et les internements, les disparitions forcées de proches, un stress intense et une terreur d'État ou de groupes armées. Le postulat de départ repose sur la nécessité d'éviter le terme de « traumatisme » et ses dérivées parce qu'ils masquent et obscurcissent la réalité de l'expérience plutôt qu'ils n'aident à penser ce qui s'est joué et se joue encore pour elles. Une fois cette remarque fondamentale posée, de nombreuses questions émaillent le travail de recherche par l'entretien. Quelles sont mes limites et celles de l’interviewé·e ? Comment prendre en compte ces émotions si vives pour en dépasser les seuls aspects psychologiques ? Quelle est la limite des questions que je peux poser ? Y en-a-t-il ? Comment préserver l’autre et se préserver soi-même ? Comment ne pas réactiver la violence vécue pendant les entretiens ? Comment questionner sans voyeurisme ou encore, comment se positionner d’un point de vue éthique ? This interview is transcribed from a workshop with Richard Rechtman that was not originally intended for publication. It addresses many questions that researchers in social sciences ask themselves during their investigation when engaging with people commonly referred to as “traumatized,” i.e., those who have experienced systemic crimes, the violence of war, death and injury, rape and torture, arrests and internment, the forced disappearance of loved ones, intense stress, and terror inflicted by the state or armed groups. The starting point of this interview is based on the need to avoid the term “trauma” and its derivatives because they mask or obscure the reality of the experience rather than helping to understand what has happened and is still happening to these individuals. Once this fundamental point has been made, numerous questions arise during the research interview. What are my limits and those of the interviewee? How can I take these intense emotions into account to go beyond the purely psychological aspects? What are the limits of the questions I can ask? Are there any? How can I protect the other and myself? How can I avoid reactivating the violence experienced during the interviews? How can I ask questions without voyeurism, or how can I position myself from an ethical point of view? </description>
    <category domain="https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=65">Numéros</category>
    <category domain="https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=379">Les régimes de la disparition</category>
    <category domain="https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=381">Varia</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 28 nov. 2025 17:59:50 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 28 nov. 2025 17:59:50 +0100</lastBuildDate>
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