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    <title>corps</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=212</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« 50 nuances de kiz »</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=208</link>
      <description>Dans cet article, les principes et méthodes de l’ethnographie du silence énoncés dans l’introduction de ce dossier sont mis à l’épreuve d’un terrain empirique : les pratiques dansées de la « kizomba », un tango d’origine angolaise qui a muté en région parisienne donnant lieu à une variante urbaine appelée « Urban Kiz » ou « Urban Mafia ». L’ethnologue expérimente ici les possibilités de mener une enquête ethnographique en mobilisant d’autres ressorts cognitifs, affectifs et sensoriels que la parole. Fermer sa bouche, ouvrir ses yeux, se laisser porter par les sens (toucher, odorat, goût), écouter son corps en se mettant à l’unisson du corps de l’autre – un corps d’une autre couleur – permettent de pénétrer le monde de la « kizomba » et d’en proposer une description « de l’intérieur ». Il s’agit de transformer son ressenti et ses émotions sur le terrain en outils de connaissance prenant en compte, d’un côté, la contrainte de « silence » qui pèse sur l’enquête dans un monde où « on ne raconte pas sa vie », de l’autre, les spécificités de la danse comme objet de recherche anthropologique.  In this article, the principles and methods of the ethnography of silence set out in the introduction to this special issue are put to the test in an empirical field: the danced practices of “kizomba”, a tango of Angolan origin that has mutated in the Paris region, giving rise to an urban variant known as “Urban Kiz” or “Urban Mafia”. Here, the ethnologist experiments with the possibilities of conducting ethnographic research using cognitive, affective and sensory means other than the “speaking with informants”. Closing your mouth, opening your eyes, letting your senses carry you along (touch, smell, taste), listening to your body in unison with the other's body - a body of a different color - allow the ethnographer to penetrate the world of “kizomba” and offer a description of it &quot;from the inside&quot;. It's a question of transforming one's feelings and emotions in the field into tools of knowledge that take into account, on the one hand, the constraint of “silence” that weighs on the investigation in a world where “you don't tell your life story”, and on the other, the specificities of dance as an object of anthropological research.  En este artículo, los principios y métodos de la etnografía del silencio expuestos en la introducción de este número de revista se ponen a prueba en un campo empírico: las prácticas de baile de la “kizomba”, un tango de origen angoleño que ha mutado en la región parisina, dando lugar a una variante urbana conocida como “Urban Kiz” o “Urban Mafia”. Aquí, el etnólogo experimenta con las posibilidades de llevar a cabo una investigación etnográfica utilizando medios cognitivos, afectivos y sensoriales distintos de la interlocución. Cerrar la boca, abrir los ojos, dejarse llevar por los sentidos (tacto, olfato, gusto), escuchar su cuerpo sintonizando con el cuerpo del otro -un cuerpo de otro color- le permiten penetrar en el mundo de la “kizomba” y ofrecer una descripción de este “desde dentro”. El objetivo es transformar nuestras sensaciones y emociones sobre el terreno en “herramientas de conocimiento” que tengan en cuenta, por un lado, la limitación del &quot;silencio&quot; que pesa sobre la encuesta en un mundo en el que se aplica el principio de “no contar su vida” y, por otro, las especificidades de la danza como objeto de investigación antropológica. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 19:13:33 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 27 sept. 2024 21:07:57 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Verba risum mouentia</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=352</link>
      <description>Au tournant du premier millénaire, les moines de l’abbaye de Cluny et de ses dépendances ont développé un système de signes manuels qui permettait aux frères de communiquer entre eux sans enfreindre les règles strictes d’interdiction de parler, en usage dans leurs communautés. Les coutumiers monastiques ont conservé des traces de cette pratique sous la forme de lexiques, soit des descriptions écrites détaillées des signes et de leur signification, que les novices apprenaient pour préparer leur entrée au cloître. Alors que ces lexiques organisaient généralement leur description des signes monastiques par thèmes (signes pour la nourriture, signes pour les vêtements, etc.), un coutumier de la fin du XIe siècle de l’abbaye de Hirsau, en Forêt-Noire, présentait un signe pour le rire parmi les symptômes de la maladie, comme les saignements de nez et les vomissements. Cet article tente d’expliquer cette association inattendue. Après avoir étudié la signification du silence dans le monachisme de la fin de l’Antiquité et du début du Moyen Âge, il examine les attitudes à l’égard du rire dans la tradition monastique primitive. Il montre que le rire sonore était dangereux dans l’abbaye, non seulement parce qu’il était perturbateur, mais aussi parce qu’il faisait perdre au moine le contrôle de son corps, enfreignant ainsi les règles de comportement qui régissaient ses actions dans le cloître. Around the turn of the first millennium, monks at the abbey of Cluny and in its orbit of influence developed a system of hand signs that allowed the brethren to communicate with each other without breaking the strict rules against speaking cultivated in their communities.  Monastic customaries preserved evidence for this practice in the form of sign lexicons, that is, elaborate written descriptions of individual signs and their meanings, which novices learned in preparation for entering the cloister.  While these sign lexicons generally organized their description of monastic signs thematically (signs for food, signs for clothing, etc.), a late eleventh-century customary from the abbey of Hirsau in the Black Forest presented a sign for laughter among symptoms of sickness, like nosebleed and vomiting.  This paper attempts to explain this unexpected association.  After surveying the meaning of silence in late antique and early medieval monasticism, it examines attitudes toward laughter in the early monastic tradition.  It argues that raucous laughter was dangerous in the abbey not only because it was disruptive, but also because it caused the monk to lose control of his body and thereby break the rules of comportment that governed his actions in the cloister.  A finales del primer milenio, los monjes de la abadía de Cluny y de sus dependencias desarrollaron un sistema de signos manuales que permitía a los monjes comunicarse entre sí sin infringir las estrictas normas de silencio cultivadas en sus comunidades. Las costumbres monásticas han conservado vestigios de esta práctica en forma de léxicos de signos, es decir, descripciones detalladas de los signos individuales y de sus significados, que los novicios aprendían como preparación para entrar en el claustro. Si bien estos léxicos de signos organizaban generalmente sus descripciones de signos monásticos temáticamente (signos para la comida, signos para la ropa, etc.), una costumbre de finales del siglo XI de la abadía de Hirsau, en la Selva Negra, incluía un signo para la risa entre los síntomas de enfermedad, como las hemorragias nasales y los vómitos. Este artículo intenta explicar esta inesperada asociación. Tras examinar la importancia del silencio en el monacato tardoantiguo y altomedieval, analiza las actitudes ante la risa en la tradición monástica primitiva. Sostiene que la risa sonora era peligrosa en la abadía, no sólo porque era perturbadora, sino también porque hacía que el monje perdiera el control de su cuerpo y rompiera así las normas de comportamiento que regían sus acciones en el claustro. </description>
      <pubDate>jeu., 29 août 2024 20:15:00 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 sept. 2024 09:27:52 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Silence du déplacement et technologies de la terreur</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=265</link>
      <description>À partir de matériaux ethnographiques recueillis et co-construits au long cours (années 2000 et 2010) sur la problématique du déplacement forcé des populations en Colombie, cet article propose de réinterroger le silence comme « potentialité pleine » : une potentialité révélant un espace d’expériences vécues qui ne peuvent être dites que dans des seuils liminaires, hors des lieux et moments de sociabilité ordinaire. Sont également explorées diverses temporalités du silence dans ce contexte et comment leurs dynamiques peuvent rouvrir un espace de parole jusque-là tue. Les pratiques de (mise sous) silence, les technologies de la terreur et, plus largement, les violences auxquelles donne lieu le phénomène du déplacement sont ici étudiées parmi les personnes déplacées comme celles qui ne l’ont pas vécu. En documentant l’expérience phénoménologique qu’elles font respectivement du silence, une observation attentive à la médiation des corps en situation d’énonciation donne à en percevoir les différentes textures, épaisseurs et « tessitures », et le potentiel afférent d’activation, voire de libération, de la parole.  Based on ethnographic materials collected and co-constructed in the 2000s and 2010s on the issue of forced population displacement in Colombia, this article proposes to re-visit silence as a « full potentiality »: one revealing a space of lived experiences that can only be told in liminal thresholds, outside of the places and moments of ordinary sociability. Also explored are various temporalities of silence in this context and how their dynamics can reopen a space of speech that was previously kept quiet. Both the silence and silencing practices, and technologies of terror and associated violence undergirding the phenomenon of displacement are analyzed among displaced persons as well as those who have not lived through this experience. By documenting their respective phenomenological experiences of silence, careful observation of the mediation of bodies in situations of speech interaction allows us to listen to its different qualities according to various temporalities. These, finally, may reveal a potential for activation, or even liberation, of speech.  A partir de material etnográfico recogido y co-construido durante un largo período (de 2000 a 2010) sobre el tema del desplazamiento forzado de la población en Colombia, este artículo propone interrogar el silencio como una “potencialidad plena”: un potencial que revela un espacio de vivencias del que sólo se puede hablar en umbrales liminales, fuera de los lugares y momentos de sociabilidad ordinaria. También se exploran diversas temporalidades del silencio en este contexto, y cómo su dinámica puede reabrir un espacio para la palabra que antes estaba callado. Las prácticas de silencio y silenciamiento, las tecnologías del terror y, más ampliamente, la violencia a la que da lugar el fenómeno del desplazamiento se estudian aquí tanto entre los desplazados como entre quienes no lo han vivido. Al documentar sus respectivas experiencias fenomenológicas del silencio, la observación cuidadosa de la mediación de los cuerpos en situaciones de enunciación revela sus diferentes texturas, espesores y “tesituras” en diversas temporalidades. En última instancia, éstas pueden revelar un potencial de activación, o incluso de liberación, del habla. </description>
      <pubDate>ven., 26 avril 2024 09:40:57 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 20 sept. 2024 20:18:12 +0200</lastBuildDate>
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