<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>silencio</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=188</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Dissimulation, effacement et silence dans les contextes de violences de masse</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=241</link>
      <description>Les anthropologues sociaux qui travaillent à l’intelligibilité des contextes façonnés par la violence extrême, se trouvent le plus souvent confrontés à une double difficulté. Ils travaillent en effet auprès des victimes ou de leurs descendants à collecter et analyser les fragiles empreintes laissées par des mondes partiellement ou totalement anéantis, cependant que les traces des crimes commis par les bourreaux continuent de faire l’objet d’effacements intentionnels de diverses natures, qu’il s’agisse d’ultimes destructions de preuves matérielles ou de la production de discours négationnistes. La tâche de faire naître du sens depuis le silence n’est donc pas chose aisée. Toutefois, en plus des outils théoriques et méthodologiques propres à leur discipline, les anthropologues sociaux peuvent bénéficier des recherches conduites dans d’autres champs disciplinaires (celui des sciences du langage, de la psyché ou de l’image, ou encore celui des sciences médico-légales), qui leurs donnent accès à des données supplémentaires et de nature distincte, et apportent un regard différent sur les situations ou les pratiques qu’ils cherchent à comprendre. Prenant notamment appui sur les apports et les expériences acquises dans le cadre de plusieurs programme de recherche collaboratifs, et en esquissant une état de l’art préliminaire à d’autres études futures, cet article souhaite montrer à quel point ces collaborations interdisciplinaires ont façonné le travail des anthropologues en les amenant à intégrer à leurs recherches des approches qui n’étaient pas initialement les leurs, et à quel point ces collaborations ont été déterminantes pour la compréhension des sociétés marquées par la silenciation des violences de masse. Social anthropologists working to understand the contexts shaped by extreme violence are often faced with a twofold difficulty. They work with victims or their descendants to collect and analyze the fragile imprints left by partially or totally annihilated worlds, while the traces of the crimes committed by the executioners continue to be intentionally erased in various ways, from the ultimate destruction of material evidence to the production of negationist discourse. The task of bringing meaning out of silence is no easy one. However, in addition to the theoretical and methodological tools specific to their discipline, social anthropologists can benefit from research conducted in other disciplinary fields (such as the sciences of language, psyche or image, or forensic science), which give them access to additional data of a distinct nature, and provide a different perspective on the situations or practices they seek to understand. Drawing in particular on the contributions and experiences gained from several collaborative research programs, and outlining a preliminary state of the art for future studies, this article aims to show the extent to which these interdisciplinary collaborations have shaped the work of anthropologists by leading them to integrate into their research approaches that were not initially their own, and the extent to which these collaborations have been decisive in understanding societies marked by the silencing of mass violence. Los antropólogos sociales que trabajan para comprender los contextos moldeados por la violencia extrema se enfrentan a menudo a una doble dificultad. Trabajan con las víctimas o sus descendientes para recoger y analizar las frágiles huellas dejadas por mundos parcial o totalmente aniquilados, mientras que las huellas de los crímenes cometidos por los autores siguen borrándose intencionadamente de diversas maneras, desde la destrucción final de las pruebas materiales hasta la producción de discursos negacionistas. Por tanto, la tarea de crear significado a partir del silencio no es fácil. Sin embargo, además de las herramientas teóricas y metodológicas propias de su disciplina, los antropólogos sociales pueden beneficiarse de las investigaciones llevadas a cabo en otros campos disciplinarios (como las ciencias del lenguaje, de la psique o de la imagen, o las ciencias forenses), que les permiten acceder a datos adicionales de distinta naturaleza y les aportan una perspectiva diferente sobre las situaciones o prácticas que pretenden comprender. Basándose en particular en las aportaciones y experiencias adquiridas en varios programas de investigación en colaboración, y esbozando un estado de la cuestión preliminar para futuros estudios, este artículo pretende mostrar hasta qué punto estas colaboraciones interdisciplinarias han modelado el trabajo de los antropólogos llevándoles a integrar en sus investigaciones enfoques que inicialmente no les eran propios, y hasta qué punto estas colaboraciones han sido decisivas para comprender sociedades marcadas por el silenciamiento de la violencia de masas. </description>
      <pubDate>ven., 26 avril 2024 07:41:53 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 28 sept. 2024 17:30:14 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=241</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Silences et silenciations dans le rituel impérial byzantin (IXe-XIIe siècle)</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=251</link>
      <description>À Byzance, le pouvoir impérial se met en scène dans des rituels grandioses, structurés et élargis par une performance sonore. Pour faire ressentir cette autorité donnée directement par Dieu, le rituel se sert des silences. L’empereur devient une icône muette pour dire son statut quasi divin, la cour reconnaît son autorité et affirme sa distinction en se pliant à la norme de silence. La performance est créée, structurée et dramatisée par les contrastes acoustiques. L’acclamation populaire, qui doit légitimer l’empereur, est transformée en voix de silenciation.  In Byzantium, imperial authority is staged in impressive rituals, which are both organised and enhanced by an aural performance. To show this God-given authority, ritual requires silences. The emperor becomes a silent icon, to express his almost divine position, the court recognises his authority and claims its own honour by remaining silent. Acoustic contrasts create, structure and dramatise the performance. Popular cheer, which is to legitimate the emperor, is turned into a silencing voice.  En Bizancio, el poder imperial se escenificaba en rituales grandiosos, estructurados y ampliados por una representación sonora. Para transmitir la sensación de autoridad otorgada directamente por Dios, el ritual recurre al silencio. El emperador se convierte en un icono mudo para expresar su estatus cuasi divino, y la corte reconoce su autoridad y afirma su distinción acatando la norma del silencio. La representación se crea, estructura y dramatiza mediante contrastes acústicos. La aclamación popular que legitima al emperador se transforma en una voz de silencio. </description>
      <pubDate>ven., 26 avril 2024 08:40:52 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 27 sept. 2024 17:37:32 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=251</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Verba risum mouentia</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=352</link>
      <description>Au tournant du premier millénaire, les moines de l’abbaye de Cluny et de ses dépendances ont développé un système de signes manuels qui permettait aux frères de communiquer entre eux sans enfreindre les règles strictes d’interdiction de parler, en usage dans leurs communautés. Les coutumiers monastiques ont conservé des traces de cette pratique sous la forme de lexiques, soit des descriptions écrites détaillées des signes et de leur signification, que les novices apprenaient pour préparer leur entrée au cloître. Alors que ces lexiques organisaient généralement leur description des signes monastiques par thèmes (signes pour la nourriture, signes pour les vêtements, etc.), un coutumier de la fin du XIe siècle de l’abbaye de Hirsau, en Forêt-Noire, présentait un signe pour le rire parmi les symptômes de la maladie, comme les saignements de nez et les vomissements. Cet article tente d’expliquer cette association inattendue. Après avoir étudié la signification du silence dans le monachisme de la fin de l’Antiquité et du début du Moyen Âge, il examine les attitudes à l’égard du rire dans la tradition monastique primitive. Il montre que le rire sonore était dangereux dans l’abbaye, non seulement parce qu’il était perturbateur, mais aussi parce qu’il faisait perdre au moine le contrôle de son corps, enfreignant ainsi les règles de comportement qui régissaient ses actions dans le cloître. Around the turn of the first millennium, monks at the abbey of Cluny and in its orbit of influence developed a system of hand signs that allowed the brethren to communicate with each other without breaking the strict rules against speaking cultivated in their communities.  Monastic customaries preserved evidence for this practice in the form of sign lexicons, that is, elaborate written descriptions of individual signs and their meanings, which novices learned in preparation for entering the cloister.  While these sign lexicons generally organized their description of monastic signs thematically (signs for food, signs for clothing, etc.), a late eleventh-century customary from the abbey of Hirsau in the Black Forest presented a sign for laughter among symptoms of sickness, like nosebleed and vomiting.  This paper attempts to explain this unexpected association.  After surveying the meaning of silence in late antique and early medieval monasticism, it examines attitudes toward laughter in the early monastic tradition.  It argues that raucous laughter was dangerous in the abbey not only because it was disruptive, but also because it caused the monk to lose control of his body and thereby break the rules of comportment that governed his actions in the cloister.  A finales del primer milenio, los monjes de la abadía de Cluny y de sus dependencias desarrollaron un sistema de signos manuales que permitía a los monjes comunicarse entre sí sin infringir las estrictas normas de silencio cultivadas en sus comunidades. Las costumbres monásticas han conservado vestigios de esta práctica en forma de léxicos de signos, es decir, descripciones detalladas de los signos individuales y de sus significados, que los novicios aprendían como preparación para entrar en el claustro. Si bien estos léxicos de signos organizaban generalmente sus descripciones de signos monásticos temáticamente (signos para la comida, signos para la ropa, etc.), una costumbre de finales del siglo XI de la abadía de Hirsau, en la Selva Negra, incluía un signo para la risa entre los síntomas de enfermedad, como las hemorragias nasales y los vómitos. Este artículo intenta explicar esta inesperada asociación. Tras examinar la importancia del silencio en el monacato tardoantiguo y altomedieval, analiza las actitudes ante la risa en la tradición monástica primitiva. Sostiene que la risa sonora era peligrosa en la abadía, no sólo porque era perturbadora, sino también porque hacía que el monje perdiera el control de su cuerpo y rompiera así las normas de comportamiento que regían sus acciones en el claustro. </description>
      <pubDate>jeu., 29 août 2024 20:15:00 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 sept. 2024 09:27:52 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=352</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La cliente de services sexuels : oubliée de la recherche en sciences sociales ?</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=191</link>
      <description>Cet article souhaite interroger la rareté des travaux scientifiques menés sur la clientèle féminine de services sexuels. Il explore différents facteurs – à la fois théoriques et méthodologiques – qui contribuent à la complexité de l’examen anthropologique de la figure de la cliente. À la lumière de la réticence manifestée par ces femmes, actrices au cœur de l'industrie du sexe, à partager leur expérience, cet article examine en particulier les défis heuristiques auxquels doivent faire face les anthropologues sur ce terrain. En outre, il analyse les dynamiques de genre qui conduisent ces dernières à faire silence. This article aims to question the scarcity of scientific work carried out on female clients of sexual services. It explores various factors - both theoretical and methodological - that contribute to the complexity of the anthropological approach to the figure of the female client. In the light of the reluctances shown by these women, actors at the heart of the sex industry, to share their experience, this article examines the heuristic challenges facing anthropologists in this field. Furthermore, it analyzes the gender dynamics that lead these women to be silent. El objetivo de este artículo es cuestionar la escasez de trabajos científicos sobre las clientas de servicios sexuales. Explora diversos factores - tanto teóricos como metodológicos - que contribuyen a la complejidad del examen antropológico de la figura del cliente. A la luz de la reticencia mostrada por estas mujeres, actores en el corazón de la industria del sexo, a compartir su experiencia, este artículo examina en particular los retos heurísticos a los que se enfrentan los antropólogos en este ámbito. También analiza las dinámicas de género que llevan a estas mujeres a guardar silencio. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 16:55:34 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 sept. 2024 09:02:01 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=191</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Tissée de silences</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=168</link>
      <description>Cet article utilise la voie de la théorie et de la description pour proposer une approche historique et anthropologique de la « clinique du silence » expérimentée par Fernand Deligny de 1967 à sa mort, en 1996, auprès d’enfants atteints d’autisme sévère et qui n’ont pas accès au langage. Son objectif est double. Il est d’une part d’analyser les pratiques développées par Deligny et son réseau pour « faire (littéralement) silence », en réponse à la crise de la civilisation occidentale qui a marqué le XXe siècle et à la silenciation qui a dominé l’histoire de la (pédo-)psychiatrie de la même époque. Il est d’autre part de montrer comment ces pratiques, écritures, films, cartes, leur ont permis d’enregistrer le silence de ces enfants autistes et d’y révéler la pratique d’un milieu de vie dont participent enfants autistes et adultes parlants, et d’où émerge un autre visage du lien social. This paper uses the path of theory and description to propose a historical and anthropological approach to the “clinic of silence” experimented by Fernand Deligny from 1967 until his death in 1996 with children suffering from severe autism and who have no access to language. It follows a twofold purpose: on the one hand, it analyzes the practices developed by Deligny and his network to “make (literally) silence”, in response to the crisis of Western civilization that marked the 20th century and to the “silencing” that dominated the history of pedo-psychiatry during the same period; on the other hand, it shows how these practices, writing, films, maps, allowed them to record the silence of these autistic children and to reveal the experience of a living environment in which autistic children and speaking adults participate. Another face of the social link emerges. Este artículo utiliza la teoría y la descripción para proponer un enfoque histórico y antropológico de la “clínica del silencio” experimentada por Fernand Deligny desde 1967 hasta su muerte en 1996 con niños que padecen autismo grave y no tienen acceso al lenguaje. El objetivo es doble. El primero es analizar las prácticas desarrolladas por Deligny y su red para “silenciar (literalmente)”, en respuesta a la crisis de la civilización occidental que marcó el siglo XX y al silenciamiento que dominó la historia de la pedo-psiquiatría en la misma época. También se trata de mostrar cómo estas prácticas - escritura, películas, mapas - les han permitido registrar el silencio de estos niños autistas y revelar la práctica de un entorno vital en el que participan niños autistas y adultos que hablan, y del que emerge otra cara del vínculo social. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 15:32:25 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 24 sept. 2024 20:14:13 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=168</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>