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    <title>Silence</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=118</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Fabrique et pratique du silence dans le Cambodge Khmer Rouge (1975-1979)</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=141</link>
      <description>De 1975 à 1979, le Cambodge a été profondément bouleversé par une violence extrême : déportation massive de la population, travail forcé, sous nutrition, famine, le recours massif à la torture, les exécutions sommaires et les massacres de masse contribuèrent à saper les fondements de la société cambodgienne. Imposer le silence est au cœur de ce système khmer rouge. Les historiens du Cambodge ont largement étudié cette utopie génocidaire articulée sur un « faire taire » radical. Ils montrent combien ce silence relève de la politique conduite par le comité central du PCK éclairant ses fondements idéologiques et les mécanismes de censure qui ont conduit à l’abolition de toutes les instances du « dire » tandis que les purges et les exécutions quotidiennes alimentant la terreur contraignent au mutisme toute une population. Pour autant, qu’apprend-on de ce silence dans cette vue en surplomb qui le circonscrit dans sa seule dimension politique et mécanique ? Sa réalité se limite-t-elle à ce mutisme fondé sur un rapport asymétrique dominants-dominés, victimes et bourreaux ? Cet article se propose d’aborder la manière dont la population cambodgienne fait silence et exprime son silence durant ces années afin de saisir l’épaisseur de ce silence, ces pratiques du silence en utilisant et en appliquant à ce contexte historique la notion de formes de vie comme voie d’intellection. Il s’agit ici de montrer, en portant notre attention sur l’ordinaire, comment ces vies sont tissées par le silence et combien des postures de silence se construisent face à la terreur et réinventent une manière d’exister quand la vie ordinaire est compromise à chaque instant et restreint les choix possibles. From 1975 to 1979, Cambodia was deeply shaken by extreme violence: massive deportation of the population, forced labour, undernutrition, famine, massive use of torture, summary executions and mass massacres contributed to undermine the foundations of Cambodian society. Imposing silence is at the core of the Red Khmer system. Historians working on Cambodia have extensively studied this genocidal utopia hinging on “forcing people to remain silent”. They have shown to what extent this forced silence resulted from the policy of the PCK Central Committee, which shed light on its ideological foundations as well as on the mechanisms of torture which led to the abolition of all the instances of “telling” while the purges and daily executions which fuelled terror forced the whole population to remain silent. For all that, what does this overview limiting this silence solely to its political and mechanical dimension teach us on it? Is the reality of this silence limited to this mutism due to the asymmetrical relation between the dominant ones and the dominated ones, between victims and executioners? This article aims at tackling the way the Cambodian population remained silent and expressed this silence for years to grasp the thickness of this silence, these “kinds” of silence through the use and the application to this historical context of the notion of life forms as an intellection path. By paying attention to the ordinary, we aim at showing how much these lives were forged by this silence and how many silence-related attitudes are generated by terror and how they recreate a way of existing when ordinary life is constantly endangered and limits the possible choices. De 1975 a 1979, Camboya se vio profundamente trastornada por una violencia extrema: la deportación masiva de la población, los trabajos forzados, la desnutrición, el hambre, el uso masivo de la tortura, las ejecuciones sumarias y los asesinatos en masa contribuyeron a socavar los cimientos de la sociedad camboyana. Imponer el silencio es la esencia del sistema de los Jemeres Rojos. Los historiadores de Camboya han estudiado ampliamente esta utopía genocida basada en un “silencio” radical. Han mostrado hasta qué punto este silencio formaba parte de la política del Comité Central del PCK, esclareciendo sus fundamentos ideológicos y los mecanismos de censura que condujeron a la abolición de toda posibilidad de «hablar claro», mientras las purgas y las ejecuciones diarias que alimentaban el terror obligaban a toda una población a guardar silencio. Pero, ¿qué aprendemos sobre este silencio a partir de esta visión que lo circunscribe en su dimensión puramente política y mecánica? ¿Se limita su realidad a este silencio basado en una relación asimétrica entre dominadores y dominados, víctimas y verdugos? Este artículo examina la manera en que la población camboyana calló y expresó su silencio durante estos años, con el fin de captar la profundidad de este silencio, de estas prácticas de silencio, utilizando y aplicando a este contexto histórico la noción de formas de vida como medio de intelección. Se trata aquí de mostrar, centrándose en lo ordinario, cómo estas vidas están entretejidas por el silencio, y hasta qué punto se construyen posturas de silencio frente al terror, reinventando una forma de existir cuando la vida ordinaria se ve comprometida a cada paso y restringe las opciones disponibles. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 14:02:31 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 28 sept. 2024 17:34:23 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le silence de la race</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=221</link>
      <description>L’histoire de l’obsession raciale, propre à l’Occident, relève d’une volonté d’organiser le corps social en s’appuyant sur des catégories distinctives, à des fins de séparation ou de domination. Comme une telle assignation est souvent associée à des mécanismes divers d’infériorisation, est-il possible de s’en évader ? Dans les cas où l’apparence physique est perçue comme une évidence (couleur de la peau, traits du visage…), cette évasion semble bien difficile. Mais dans ceux où la différence d’apparence n'est pas au rendez-vous, la stratégie pour nombre de sujets a pu être celle de l’évitement, par la dissimulation, le secret et le silence, face au danger et au risque d’être découvert. Il est donc d’abord question, en matière de race, en des contextes où toute parole peut entraîner des conséquences dévastatrices, de silence dans une logique personnelle de sauvegarde. Mais, parmi toute la diversité de ses dimensions sociales, parfois contradictoires, est également évoqué un autre registre de silence, collectif, celui qui se fonde sur une volonté d’indistinction raciale. The history of racial obsession, specific to the West, stems from a desire to organize the social body based on distinctive categories, for the purposes of separation or domination. As such an assignment is often associated with various mechanisms of inferiorization, is it possible to escape from it? In cases where physical appearance is perceived as self-evident (skin color, facial features, etc.), such an escape seems very difficult... But in cases where the difference in appearance is not there, the strategy adopted by many subjects may be one of avoidance, through concealment, secrecy and silence, in the face of danger and the risk of being discovered. When it comes to race, then, in contexts where every word can have devastating consequences, silence is first and foremost a matter of personal protection. But among all the diversity of its sometimes contradictory social dimensions, we also evoke another, collective register of silence, based on a desire for racial indistinction. La historia de la obsesión racial, específica de Occidente, tiene su origen en la voluntad de organizar el cuerpo social a partir de categorías distintivas, con fines de separación o dominación. Dado que tal asignación suele ir asociada a diversos mecanismos de inferiorización, ¿es posible escapar de ella? En los casos en que el aspecto físico se percibe como evidente (color de la piel, rasgos faciales, etc.), la huida parece muy difícil... Pero en los casos en que no hay diferencia de aspecto, la estrategia adoptada por muchos sujetos puede ser la de la evasión, mediante la ocultación, el secreto y el silencio, ante el peligro y el riesgo de ser descubiertos. Así, cuando se trata de raza, en contextos en los que cualquier palabra puede tener consecuencias devastadoras, lo primero que se hace es callar para protegerse. Pero entre toda la diversidad de sus dimensiones sociales y a veces contradictorias, hablamos también de otra forma colectiva de silencio, la que se basa en un deseo de indistinción racial. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 20:32:13 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 27 sept. 2024 21:10:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« 50 nuances de kiz »</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=208</link>
      <description>Dans cet article, les principes et méthodes de l’ethnographie du silence énoncés dans l’introduction de ce dossier sont mis à l’épreuve d’un terrain empirique : les pratiques dansées de la « kizomba », un tango d’origine angolaise qui a muté en région parisienne donnant lieu à une variante urbaine appelée « Urban Kiz » ou « Urban Mafia ». L’ethnologue expérimente ici les possibilités de mener une enquête ethnographique en mobilisant d’autres ressorts cognitifs, affectifs et sensoriels que la parole. Fermer sa bouche, ouvrir ses yeux, se laisser porter par les sens (toucher, odorat, goût), écouter son corps en se mettant à l’unisson du corps de l’autre – un corps d’une autre couleur – permettent de pénétrer le monde de la « kizomba » et d’en proposer une description « de l’intérieur ». Il s’agit de transformer son ressenti et ses émotions sur le terrain en outils de connaissance prenant en compte, d’un côté, la contrainte de « silence » qui pèse sur l’enquête dans un monde où « on ne raconte pas sa vie », de l’autre, les spécificités de la danse comme objet de recherche anthropologique.  In this article, the principles and methods of the ethnography of silence set out in the introduction to this special issue are put to the test in an empirical field: the danced practices of “kizomba”, a tango of Angolan origin that has mutated in the Paris region, giving rise to an urban variant known as “Urban Kiz” or “Urban Mafia”. Here, the ethnologist experiments with the possibilities of conducting ethnographic research using cognitive, affective and sensory means other than the “speaking with informants”. Closing your mouth, opening your eyes, letting your senses carry you along (touch, smell, taste), listening to your body in unison with the other's body - a body of a different color - allow the ethnographer to penetrate the world of “kizomba” and offer a description of it &quot;from the inside&quot;. It's a question of transforming one's feelings and emotions in the field into tools of knowledge that take into account, on the one hand, the constraint of “silence” that weighs on the investigation in a world where “you don't tell your life story”, and on the other, the specificities of dance as an object of anthropological research.  En este artículo, los principios y métodos de la etnografía del silencio expuestos en la introducción de este número de revista se ponen a prueba en un campo empírico: las prácticas de baile de la “kizomba”, un tango de origen angoleño que ha mutado en la región parisina, dando lugar a una variante urbana conocida como “Urban Kiz” o “Urban Mafia”. Aquí, el etnólogo experimenta con las posibilidades de llevar a cabo una investigación etnográfica utilizando medios cognitivos, afectivos y sensoriales distintos de la interlocución. Cerrar la boca, abrir los ojos, dejarse llevar por los sentidos (tacto, olfato, gusto), escuchar su cuerpo sintonizando con el cuerpo del otro -un cuerpo de otro color- le permiten penetrar en el mundo de la “kizomba” y ofrecer una descripción de este “desde dentro”. El objetivo es transformar nuestras sensaciones y emociones sobre el terreno en “herramientas de conocimiento” que tengan en cuenta, por un lado, la limitación del &quot;silencio&quot; que pesa sobre la encuesta en un mundo en el que se aplica el principio de “no contar su vida” y, por otro, las especificidades de la danza como objeto de investigación antropológica. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 19:13:33 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 27 sept. 2024 21:07:57 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Faire silence</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=117</link>
      <description>L’introduction de ce numéro décrit la genèse du projet de recherche collectif sur le silence mené à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 2020 dans le cadre de l’équipe international triennale « Arts et Intelligences du Silence ». Elle pose également les grandes lignes théoriques des recherches sur le silence dans le domaine des sciences humaines et sociales en signalant les contributions majeures qui en ont posé les bases. L’introduction propose enfin un bref survol des articles rassemblés dans le dossier, pointe les résultats les plus significatifs des études proposées par les auteurs et les autrices, et signale les directions dans lesquelles poursuivre les recherches.  The introduction to this issue describes the genesis of the collective research project on silence conducted at the École des hautes études en sciences sociales since 2020 as part of the three-year international team “Arts et Intelligences du Silence”. It also outlines the theoretical foundations of research on silence in the humanities and social sciences, highlighting the major contributions that have laid the groundwork. Finally, the introduction provides a brief overview of the articles in the dossier, highlights the most significant results of the studies proposed by the authors, and points the way for further research.  La introducción de este número describe la génesis del proyecto colectivo de investigación sobre el silencio llevado a cabo en la École des hautes études en sciences sociales desde 2020 en el marco del equipo internacional de tres años «Arts et Intelligences du Silence». También expone las principales líneas teóricas de la investigación sobre el silencio en las humanidades y las ciencias sociales, destacando las principales contribuciones que han sentado las bases. Por último, la introducción ofrece una breve panorámica de los artículos que componen el dossier, destaca los resultados más significativos de los estudios propuestos por los autores y señala el camino para futuras investigaciones. </description>
      <pubDate>jeu., 25 avril 2024 13:28:05 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 sept. 2024 09:22:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Silence du déplacement et technologies de la terreur</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/silences/index.php?id=265</link>
      <description>À partir de matériaux ethnographiques recueillis et co-construits au long cours (années 2000 et 2010) sur la problématique du déplacement forcé des populations en Colombie, cet article propose de réinterroger le silence comme « potentialité pleine » : une potentialité révélant un espace d’expériences vécues qui ne peuvent être dites que dans des seuils liminaires, hors des lieux et moments de sociabilité ordinaire. Sont également explorées diverses temporalités du silence dans ce contexte et comment leurs dynamiques peuvent rouvrir un espace de parole jusque-là tue. Les pratiques de (mise sous) silence, les technologies de la terreur et, plus largement, les violences auxquelles donne lieu le phénomène du déplacement sont ici étudiées parmi les personnes déplacées comme celles qui ne l’ont pas vécu. En documentant l’expérience phénoménologique qu’elles font respectivement du silence, une observation attentive à la médiation des corps en situation d’énonciation donne à en percevoir les différentes textures, épaisseurs et « tessitures », et le potentiel afférent d’activation, voire de libération, de la parole.  Based on ethnographic materials collected and co-constructed in the 2000s and 2010s on the issue of forced population displacement in Colombia, this article proposes to re-visit silence as a « full potentiality »: one revealing a space of lived experiences that can only be told in liminal thresholds, outside of the places and moments of ordinary sociability. Also explored are various temporalities of silence in this context and how their dynamics can reopen a space of speech that was previously kept quiet. Both the silence and silencing practices, and technologies of terror and associated violence undergirding the phenomenon of displacement are analyzed among displaced persons as well as those who have not lived through this experience. By documenting their respective phenomenological experiences of silence, careful observation of the mediation of bodies in situations of speech interaction allows us to listen to its different qualities according to various temporalities. These, finally, may reveal a potential for activation, or even liberation, of speech.  A partir de material etnográfico recogido y co-construido durante un largo período (de 2000 a 2010) sobre el tema del desplazamiento forzado de la población en Colombia, este artículo propone interrogar el silencio como una “potencialidad plena”: un potencial que revela un espacio de vivencias del que sólo se puede hablar en umbrales liminales, fuera de los lugares y momentos de sociabilidad ordinaria. También se exploran diversas temporalidades del silencio en este contexto, y cómo su dinámica puede reabrir un espacio para la palabra que antes estaba callado. Las prácticas de silencio y silenciamiento, las tecnologías del terror y, más ampliamente, la violencia a la que da lugar el fenómeno del desplazamiento se estudian aquí tanto entre los desplazados como entre quienes no lo han vivido. Al documentar sus respectivas experiencias fenomenológicas del silencio, la observación cuidadosa de la mediación de los cuerpos en situaciones de enunciación revela sus diferentes texturas, espesores y “tesituras” en diversas temporalidades. En última instancia, éstas pueden revelar un potencial de activación, o incluso de liberación, del habla. </description>
      <pubDate>ven., 26 avril 2024 09:40:57 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 20 sept. 2024 20:18:12 +0200</lastBuildDate>
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