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    <title>L'Ethnographie</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie</link>
    <description>Revue de la société française d’ethnoscénologie</description>
    <language>fr</language>
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      <title>(AAC) Appel à contributions Ethnographies des pratiques culturelles et artistiques numériques</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1932</link>
      <description>Propos Depuis les premières incursions des anthropologues dans les mondes numériques, les environnements connectés sont devenus des terrains d’enquête à part entière. Loin de constituer des espaces déconnectés des interactions sociales ordinaires, ils prolongent, transforment et reconfigurent les pratiques culturelles et artistiques contemporaines. Cette évolution conduit à réinterroger les fondements méthodologiques de l’enquête : l’immersion prolongée, la coprésence, l’observation participante et la construction d’une relation située avec les informateurs et le terrain. L’étude des pratiques culturelles numériques soulève désormais des questions inédites. Les musées développent des dispositifs de médiation dépassant largement leurs murs ; les festivals investissent des espaces hybrides ; les artistes construisent leurs collectifs et leurs œuvres à travers des plateformes numériques. Les dispositifs techniques, les plateformes, les algorithmes, les intelligences artificielles génératives ou encore les environnements hybrides redéfinissent les modalités de production, de diffusion, de médiation et de réception des biens culturels. Ces transformations interrogent directement ce que signifie aujourd’hui « faire terrain » dans des contextes où les interactions sont distribuées, fragmentées, parfois éphémères, souvent médiatisées par des dispositifs techniques. Ce numéro entend interroger les reconfigurations méthodologiques de l’ethnographie appliquée aux pratiques culturelles e</description>
      <pubDate>lun., 13 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Sur les traces des harpes d’Asie</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1674</link>
      <description>Partant de l’étude morphologique des harpes les plus anciennes révélées en Asie occidentale, on se propose de survoler leur cheminement le long des routes menant vers l’est et le sud de ce continent, ceci afin de mettre en lumière les diverses typologies de cet instrument qui a jalonné le temps et l’espace. On tentera ainsi de distinguer les voies de leur évolution et de leur pratique, grâce notamment aux témoignages iconographiques retraçant l’ancienneté et la survivance des prototypes encore en usage de nos jours. Grâce aux apports de l’archéologie, on mettra en lumière certaines filiations qui participent aujourd’hui de la renaissance de traditions jusques là ignorées, signant une identité que se réapproprient des populations locales. Starting with a morphological study of the oldest harps discovered in Western Asia, we propose to trace their evolution along the routes leading eastward and southward across the continent, in order to shed light on the various types of this instrument that have spanned time and space. We will thus attempt to distinguish the paths of their evolution and practice, thanks in particular to iconographic evidence tracing the antiquity and survival of prototypes still in use today. Drawing on contributions from archaeology, we will highlight certain lineages that are now contributing to the revival of previously unknown traditions, marking an identity that local populations are reclaiming. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La musique pour bande magnétique japonaise comme terrain d’interactions locales et internationales</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1738</link>
      <description>La musique pour bande magnétique japonaise, lieu de l’innovation musicale la plus radicale d’après-guerre, est riche d’une histoire dont les débuts se font de manière synchronique à la production du même type en Europe et aux États-Unis. Contemporaine de la musique concrète initiée par Pierre Schaeffer à Paris, de la musique électronique élaborée dans le studio de la NWDR à Cologne, des expérimentations de John Cage à New York, elle se constitue dans le creux d’un dialogue vif effectué de manière multilatérale avec la création internationale. De manière générale subordonnée à la nature « périphérique » d’organismes de création situés en marge des pôles de concentration des forces les plus immédiatement en vue, structurellement « différente » de ses principaux interlocuteurs et peu mise en valeur, elle souffre aujourd’hui d’une absence de visibilité certaine. L’objet de cet article consistera à resituer la production japonaise dans la perspective des interactions internationales qui la sous-tendent. Sera également abordée la question de la méthode d’interrogation de sources peu exploitées quant à la tâche de constitution d’une historiographie de la musique pour bande magnétique japonaise. Japanese tape music, a hub of the most radical musical innovation of the postwar era, has a rich history that began at the same time as similar developments in Europe and the United States. Contemporary with the musique concrète pioneered by Pierre Schaeffer in Paris, the electronic music developed in the NWDR studio in Cologne, and the experiments of John Cage in New York, it emerged from a lively, multilateral dialogue with the international creative scene. Generally subordinate to the “peripheral” nature of creative organizations situated on the margins of the most prominent centers of activity, structurally “different” from its main counterparts, and largely overlooked, it suffers today from a distinct lack of visibility. The aim of this presentation will be to reposition Japanese production within the context of the international interactions that underpin it. The presentation will also address the question of how to approach underutilized sources in the task of constructing a historiography of Japanese tape music. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>« Hot Music » et dakou : appropriations mineures de la musique étrangère à Taïwan et en Chine</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1747</link>
      <description>À deux époques différentes, dans deux territoires sinophones aux régimes politiques opposés mais autoritaires, la musique étrangère, et plus particulièrement anglo-américaine, s’est diffusée de manière pirate sur une grande partie du territoire. À Taïwan tout d’abord, durant la dictature militaire du Parti nationaliste chinois (Kuomintang, KMT), des vinyles pirates du top 50 américain, surnommés « Hot Music » (remen yinyue 熱門音樂), ont inondé le marché local et du sud-est asiatique à partir des années 1950, aidés en cela par la présence de GIs américains stationnés dans l’île. Quelques décennies plus tard, dans une Chine communiste alors en pleine ouverture économique post-Tiananmen, des CDs et cassettes invendus de l’industrie du disque occidentale arrivaient par cargo dans le sud de la Chine pour y être recyclés. Au lieu d’être détruits, ces albums alors introuvables en Chine ont été vendus sur le marché noir des principales villes chinoises. Ces CDs et cassettes étaient au préalable poinçonnés à leurs extrémités par les agents des douanes afin d’empêcher leur utilisation – d’où leur nom, dakou 打口, « faire une encoche » – c’était sans compter le fait qu’un CD se lit de son centre à sa périphérie, ainsi seule la dernière chanson était inécoutable. Cet article vise à expliquer comment, dans des contextes politiques, sociaux et culturels très différents, de la musique étrangère alors prohibée a pu pénétrer les marchés noirs taïwanais et chinois, et comment les jeunesses locales s’en sont emparées pour créer leurs propres musiques et communautés sous-culturelles. In two different eras, across two Chinese-speaking regions with opposing yet authoritarian political regimes, foreign music—and more specifically Anglo-American music—was widely distributed through pirated channels across much of the territory. First in Taiwan, during the military dictatorship of the Chinese Nationalist Party (Kuomintang, KMT), pirated vinyl records of the American Top 50, nicknamed “Hot Music” (remen yinyue 熱門音樂), flooded the local and Southeast Asian markets starting in the 1950s, aided by the presence of American GIs stationed on the island. A few decades later, in Communist China, then in the midst of post-Tiananmen economic liberalization, unsold CDs and cassettes from the Western music industry arrived by cargo ship in southern China to be recycled. Instead of being destroyed, these albums—which were then unavailable in China—were sold on the black market in major Chinese cities. These CDs and cassettes had previously been punched at their edges by customs officials to prevent their use—hence their name, dakou 打口, “to make a notch”—but this failed to account for the fact that a CD reads from the center to the edge, so only the last song was unplayable. This article aims to explain how, in very different political, social, and cultural contexts, foreign music that was once banned managed to find its way into the black markets of Taiwan and China, and how local youth embraced it to create their own music and subcultural communities. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Orgues à bouche chinois sheng et japonais shō 笙</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1761</link>
      <description>Le sheng chinois et le shō japonais sont des orgues à bouche à anche libre, héritiers d’un instrument transmis de Chine au Japon dès l’époque Tang. S’ils présentent un son et une forme très similaires – la structure à 17 tuyaux est restée stable –, des différences, ainsi que des variations régionales et historiques perdurent : disposition des tuyaux, ligature en métal pour le shō, forme de la tête. Dans les musées, ces instruments sont souvent confondus à tort. Il s’agit donc ici d’insister sur l’importance de l’étude organologique, iconographique et archéologique pour mieux les distinguer. L’étude de ces instruments éclaire aussi les circulations culturelles et musicales en Asie de l’Est. The Chinese sheng and the Japanese shō are free-reed mouth organs, descendants of an instrument that was transmitted from China to Japan as early as the Tang Dynasty. While they share a very similar sound and form—the 17-pipe structure has remained consistent—differences, as well as regional and historical variations, persist: the arrangement of the pipes, the metal ligature on the shō, and the shape of the head. In museums, these instruments are often mistakenly confused. This study therefore aims to emphasize the importance of organological, iconographic, and archaeological research to better distinguish them. The study of these instruments also sheds light on cultural and musical exchanges in East Asia. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Jiari shakuhachi et flûte traversière système Boehm : deux instruments modernes aux antipodes de la facture instrumentale ?</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1769</link>
      <description>Cet article retrace le parcours historique et technique de deux instruments de musique modernes, à la fois proches d’un point de vue organologique, mais très éloignés culturellement, géographiquement, et techniquement : le shakuhachi japonais et la flûte traversière européenne. Ce regard croisé sur deux instruments en apparence si différents montre le caractère multidimensionnel de l’instrument de musique, dont l’identité ne peut être définie sans tenir compte tout à la fois de ses aspects artistiques, techniques, esthétiques, scientifiques, ou sociopolitiques. This article traces the historical and technical journey of two modern musical instruments that are both closely related from an organological perspective, but very distant culturally, geographically, and technically: the Japanese shakuhachi and the European transverse flute. This comparative analysis of two seemingly contrasting instruments demonstrates the multidimensional nature of musical instruments, whose identity cannot be defined without considering together their artistic, technical, aesthetic, scientific, or sociopolitical aspects. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Les instruments de musique asiatiques. Du musée des Confluences au musée Savoisien</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1781</link>
      <description>La présence d’instruments de musique asiatiques dans les musées doit beaucoup à la volonté d’hommes qui, aux XIXe et XXe siècles, ont porté leurs regards et leurs centres d’intérêt vers l’Extrême-Orient. Missionnaires, voyageurs, aventuriers, mais aussi hommes d’affaires, fonctionnaires coloniaux, orientalistes amateurs, chercheurs et ethnologues ont rassemblé ces instruments de musique variés au sein de plusieurs collections à l’origine du musée des Confluences : le musée des religions d’Émile Guimet, le muséum d’histoire naturelle, le musée colonial et le musée de la Propagation de la Foi. L’histoire de ces collectes d’instruments de musique, nous renseigne sur la diversité des démarches à l’origine de la constitution de cet ensemble et nous aide à concevoir les présentations de demain. Asian musical instruments in museums owes much to the determination of those who, in the 19th and 20th centuries, turned their attention and interest to the Far East. Missionaries, travellers and adventurers, as well as businessmen, colonial officials, amateur orientalists, researchers and ethnologists, brought together varied musical instruments in collections at the origin of the Musée des Confluences: Emile Guimet’s Museum of Religions, the Museum of Natural History, the Colonial Museum and the Museum of the Propagation of Faith. The history of these collections of musical instruments tels us about the diversity of the approaches that led to the creation of those ensemble, and helps us to design tomorrow’s displays. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le rôle de Yokohama dans le développement de la facture instrumentale au Japon : un foisonnement intense mais éphémère</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1791</link>
      <description>Si aujourd’hui le statut de « ville japonaise du piano » revient sans conteste à Hamamatsu, Yokohama a également joué un rôle de précurseur dans l’implantation de la facture instrumentale occidentale au Japon. Enclave de commerce pour les résidents étrangers à partir de 1859, ce port voit arriver dans l’archipel les premiers harmoniums et pianos, et émerger sur place une main d’œuvre efficace pour réceptionner les instruments, les réparer et les accorder. Le caractère ouvert et cosmopolite de la ville a profondément stimulé les échanges commerciaux mais aussi technologiques, vers et en provenance des États-Unis, d’Europe et de Chine, ce qui a favorisé l’assimilation d’un savoir-faire rare pour l’époque, et l’émergence d’une production proprement japonaise. While Hamamatsu is now unquestionably known as the “piano capital of Japan,” Yokohama also played a pioneering role in introducing Western musical instrument making to Japan. A trading hub for foreign residents since 1859, this port saw the arrival of the first harmoniums and pianos in the archipelago, and the emergence of a skilled local workforce to receive, repair, and tune the instruments. The city’s open and cosmopolitan character profoundly stimulated commercial and technological exchanges to and from the United States, Europe, and China, which fostered the assimilation of expertise that was rare for the time and the emergence of a distinctly Japanese production. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Analyse choréo-musicale des pièces de guerriers dans le répertoire de la danse Sugisawa Hiyama</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1817</link>
      <description>Cet article analyse la chorégraphie et la structure musicale de la pièce Bangaku dans le répertoire du Sugisawa Hiyama, une tradition locale des arts du spectacle. Nous verrons l’évolution de cette pièce, ainsi que d’autres du répertoire. Le Sugisawa Hiyama appartient à la tradition de danse/théâtre de la région entourant le mont Chōkai, dans le nord du Japon, et n’est pratiqué que par les habitants de Sugisawa, dans la préfecture de Yamagata. Plusieurs pièces sont basées sur la même structure que ce prototype, mais avec des éléments supplémentaires et distinctifs, qui leur permet de se différencier les unes des autres. L’article révèle que le Sugisawa Hiyama, comme la cérémonie dansée, conserve sa caractéristique principale grâce à une technique rituelle intégrée à la chorégraphie. This article analyzes the choreography and musical structure of the piece *Bangaku* from the Sugisawa Hiyama repertoire, a local performing arts tradition. We will examine the evolution of this play, as well as others in the repertoire. Sugisawa Hiyama belongs to the dance-theater tradition of the region surrounding Mount Chōkai in northern Japan and is practiced exclusively by the residents of Sugisawa in Yamagata Prefecture. Several plays are based on the same structure as this prototype, but with additional and distinctive elements that allow them to differ from one another. The article reveals that Sugisawa Hiyama, like the dance ceremony, preserves its main characteristic through a ritual technique integrated into the choreography. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Les chansons écologiques de Chung Yung-feng et Lin Sheng-Xiang à Taïwan</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=1830</link>
      <description>Le poète et parolier Chung Yung-Feng 鍾永豐 a joué un rôle déterminant sur la scène musicale de Taïwan au cours des deux dernières décennies. Avec son collègue chanteur et musicien Lin Sheng-Xiang 林生祥, il associe paroles, musique et activisme environnemental ancrés à Meinung, au sud de l’île, ville modeste de 40 000 habitants de culture hakka. Tout en s’inspirant de Bob Dylan, il cherche à donner une voix aux gens et aux choses marginalisés et à exprimer le point de vue des paysans. Né en 1964, Chung Yung-Feng, qui a grandi au milieu des montagnes et des rivières, raconte, à travers ses chansons en langue hakka interprétées par Lin Sheng-Xiang, les transformations de la campagne, l’errance urbaine, la manière dont la politique a affecté sa région. Titre de la chanson-phare de leur album Planter des arbres 種樹 de 2006, le terme « organique » 有機 est un mot-clé et un thème central de leur activisme politique et de leur musique, qui mêle avec bonheur folk, rock, blues et traditions locales comme le pak-kuan 北管, le chant des montagnes hakka, l’opéra taïwanais 歌仔劇, en recourant à des instruments tels que la guitare, le sanshin, les gongs, les tambours ou le suona (sorte de chalemie chinoise).  The poet and lyricist Chung Yung-Feng 鍾永豐 has played a pivotal role in Taiwan’s music scene over the past two decades. Together with his fellow singer and musician Lin Sheng-Xiang 林生祥, he combines lyrics, music, and environmental activism rooted in Meinung, a modest town of 40,000 Hakka residents in the south of the island. Drawing inspiration from Bob Dylan, he seeks to give a voice to marginalized people and causes and to express the perspective of farmers. Born in 1964, Chung Yung-Feng, who grew up amidst mountains and rivers, recounts—through his Hakka-language songs performed by Lin Sheng-Xiang—the transformations of the countryside, urban drift, and the ways in which politics has affected his region. The title of the lead track from their 2006 album Planting Trees 種樹, the term “organic ” 有機 is a key word and a central theme of their political activism and music, which joyfully blends folk, rock, blues, and local traditions such as pak-kuan 北管, Hakka mountain singing, and Taiwanese opera 歌仔劇, using instruments such as the guitar, sanshin, gongs, drums, and the suona (a type of Chinese shawm).  </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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