<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Yiddish</title>
    <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=640</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Juif et théâtre</title>
      <link>https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=635</link>
      <description>Émergeant tardivement à la fin du 19e siècle, le théâtre yiddish moderne connaît son heure de gloire à l’époque mouvementée de l’entre-deux-guerres. D’abord apparu en Europe centrale et orientale sous la plume d’une multitude d’auteurs issus d’un Yiddishland imaginaire, il gagne l’Ouest à travers les représentations de troupes itinérantes venues y évoquer le passé ancestral devant un public d’immigrés juifs désireux de retrouver leurs racines ou la mémoire nostalgique d’une culture abandonnée de force. Malgré l’apparition tardive du théâtre yiddish professionnel, le Juif semble maîtriser, par propension naturelle, l’instinct du jeu, et partant, la « théâtralisation » de sa propre identité. Cette contribution est basée sur une thèse doctorale en cours d’élaboration : Le théâtre yiddish de l’entre-deux-guerres en capitales d’Europe occidentale (Paris, Bruxelles-Anvers, Amsterdam) : essai d’ethnoscénologie transnationale et diasporique de la yiddishkeyt, en cotutelle Sorbonne Université (Paris IV) et Université libre de Bruxelles (soutenance en juin 2022). Elle cherche à faire la part des choses entre inclinaison naturelle et compétence acquise dans « l’incarnation » du yiddishisme – la yiddishkeyt – sollicitant la « justesse des gestes » (Jousse, 1974) comme aboutissement de sa quête de vérité. Modern Yiddish theatre emerges at the end of the 19th century in Central and Eastern Europe and reaches its height during the interwar period. Brought to Western audiences by traveling theatre companies, it reflects the traditional life and customs of Jewish communities scattered throughout an imaginary Yiddishland, evoking the nostalgia of a culture left behind by forced migration. Despite this fairly late onset of a professional Yiddish theatre, Jews seem to possess a natural instinct for performing, including the representation of their own identity. This article, based on doctoral research in progress, seeks to distinguish between “natural instinct” and “acquired” competence in the embodiment of Jewishness – Yiddishkeyt – and to elucidate Jewish ethnicity through the ethnoscenological lens of embodied imaginaries. </description>
      <pubDate>mar., 28 juil. 2020 01:35:09 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 05 nov. 2020 16:31:49 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://revues.mshparisnord.fr/ethnographie/index.php?id=635</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>