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    <title>Bulgaria</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=918</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L’ethnicité à l’épreuve des catégories socioprofessionnelles : interactions et transactions identitaires à Bruxelles et à Elena (Bulgarie)</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=954</link>
      <description>Je me penche, dans cet article, sur les politiques identitaires des Arméniens ethniques de Bruxelles, ainsi que sur celles des Turcs ethniques et des Roms ethniques de la ville d’Elena, au nord de la Bulgarie, et des villages qui en composent la municipalité d’environ 10 000 habitants. Il m’importe, plus spécifiquement, de questionner la perméabilité ainsi que la convertibilité réciproque des frontières ethniques. En d’autres termes, je propose ici de penser les négociations identitaires, en portant une attention particulière aux interactions et aux transactions ethniques à Bruxelles et à Elena. Deux terrains a priori très éloignés l’un de l’autre, mais susceptibles de permettre une approche comparative éclairante. En effet, j’observe des similitudes importantes au niveau des effets des identifications socioprofessionnelles sur les politiques de fluidité ou de rigidité identitaire. Plus particulièrement, je vais démontrer comment les identifications socioprofessionnelles, en lien avec la configuration situationnelle, peuvent parfois jouer le rôle d’« ethnogénérateurs » d’identifications nouvelles dans les rapports sociaux à Bruxelles et à Elena.Je constate également d’importantes similitudes en ce qui concerne le paramétrage social des rapports de domination symbolique et des effets accumulés sur les politiques identitaires. En effet, les imaginaires de l’orientalisme et du balkanisme, pour reprendre les termes utilisés respectivement par Edward Said et Maria Todorova, ont joué un rôle central dans la détermination des politiques identitaires des uns et des autres. Ces politiques ont été saisies via l’approche transactionnelle de Fredrik Barth : c’est-à-dire à l’aune de la circulation conjointe des coordonnées sociales et des identifications ethniques que les Arméniens ethniques de Bruxelles, ainsi que les Roms ethniques et les Turcs ethniques d’Elena mobilisent comme autant de ressources symboliques pour réorganiser socialement leurs différences culturelles. J’aborde ainsi la compréhension des logiques de négociation quotidienne des ressources symboliques, comme la reconnaissance et le prestige, que les identifications ethniques indiquent, comme elles s’en trouvent aussi indiquées. “Ethnicity to the Test of Socio-Professional Categories: Identity Interactions and Transactions in Brussels and Elena (Bulgaria)”In this article, I scrutinize the identity politics of ethnic Armenians living in Brussels, and ethnic Turks and Roma residing in the city of Elena, in northern Bulgaria, and in the surrounding villages that form a 10,000-inhabitant-strong municipality. My interest, more specifically, revolves around the permeability and reciprocal convertibility of ethnic boundaries.In other words, my aim is to think identity negotiations, by paying particular attention to the ethnic interactions and transactions in Brussels and Elena, two areas seemingly remote from one another, but likely to allow for a fruitful comparative approach. Indeed, I have observed many significant similarities with regards to the informative effects of social and professional identifications on the fluidity or fixity of identity politics. Moreover, I show how social and professional identifications, in relation to situational configurations, may play the role of “ethnic generators” of new identifications in the social relationships in Brussels and Elena.I also observe important similarities in terms of social setting of symbolic domination and of accumulated effects on identity politics. The imaginaries connected to Orientalism and Balkanism, to quote Edward Said and Maria Todorova, have indeed played a central role in determining identity politics.  I seize these various politics via the transactional approach devised by Fredrik Barth: in the light of the joint circulation of social coordinates and ethnic identifications that ethnic Armenians of Brussels and ethnic Turks and Roma of Elena mobilize as symbolic resources to socially reorganize their cultural differences. I thereby shed light on everyday logics of negotiation of symbolic resources, such as recognition and prestige, which both characterize and are characterized by ethnic identifications. </description>
      <pubDate>mar., 30 août 2022 18:57:11 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 26 sept. 2022 10:10:05 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Au-delà de la défaite : narrations d’exil des réfugiés de la guerre civile grecque en Bulgarie</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=910</link>
      <description>Cet article porte sur les récits d’exil des réfugiés de la guerre civile grecque (1946-1949), collectés près de soixante-dix ans après la fin du conflit en Grèce et en Bulgarie. Il se concentre en particulier sur ceux des réfugiés accueillis en République populaire de Bulgarie, pendant plus de trente ans, qui ont pris la décision, quand le retour dans leur pays d’origine a été autorisé, en 1982, de s’installer, bon gré mal gré, en Bulgarie et ce, « définitivement ». Notre objectif est de questionner, dans une perspective anthropologique, la notion de défaite traversée par l’expérience et sur le temps long. Parmi les différents réfugiés interrogés se trouvent des communistes engagés dans le combat militaire et politique, des personnes déplacées dans leur enfance pendant la guerre, et leurs descendants. Nous présentons dans les lignes qui suivent les expériences de ceux, appartenant à ces différentes catégories, qui, après avoir essayé sans succès de s’installer en Grèce, décident finalement de rester en Bulgarie. Comment comprendre le choix des acteurs de demeurer dans leur pays d’accueil, quand la majorité d’entre eux a grandi en envisageant de retourner en Grèce ? C’est en les écoutant évoquer la formation professionnelle qu’ils ont reçue en exil, notamment lorsqu’il s’agissait de mineurs déplacés, majoritairement analphabètes et d’origine rurale, et en se penchant sur leurs expériences liées au travail et au mode de vie dans le régime socialiste bulgare puis dans la Grèce de leur retour, que nous pourrons répondre à cette question. En effet, lors leur « tentative de retour » en Grèce, les réfugiés sont confrontés à un autre modèle de vie, qui devient central dans la comparaison qu’ils établissent entre les deux pays et apparaît in fine comme le critère décisif de leur décision de s’installer en Bulgarie. Toutefois, cette « tentative » des réfugiés donne l’occasion à ceux qui n’ont pas quitté la Grèce de découvrir le mode de vie de ceux qui se sont réfugiés en Bulgarie, notamment à travers leurs récits, et cela permet à tous de s’interroger sur la vie que l’on mène dans les deux pays, au-delà des clivages politiques de la guerre civile. Le retour des réfugiés, qui marque la fin, y compris symbolique, de la division au sein de la société grecque, peut aussi être considéré comme un élément déclencheur, éclairant les implications de la guerre civile dans la société grecque, au-delà des catégories de « vaincu » et de « vainqueur » imposées par le conflit, dont l’utilisation ranime encore aujourd’hui, et sciemment, les passions. Quand le passé de la guerre civile cesse-t-il donc de diviser les membres d’une société ?Car cet article vise également, en s’appuyant sur l’exemple des réfugiés qui ont décidé de rester en Bulgarie, à mettre en lumière les liens complexes entre défaite et perte. Dans quelle mesure l’exil, notamment celui qui est de longue durée, peut-il s’avérer un gain pour les acteurs ? Pourrions-nous comprendre la condition de réfugié autrement qu’à travers les catégories imposées par tout phénomène de conflit armé ? “Beyond Defeat: Exile Narratives of Greek Civil War Refugees in Bulgaria”This article draws on exile narratives of refugees from the Greek Civil War (1946-1949), collected in Greece and Bulgaria some seventy years after the end of the conflict. It mainly focuses on the narratives of refugees hosted in the People’s Republic of Bulgaria for more than thirty years, who, when allowed to return to their country of origin in 1982, decided —albeit reluctantly for some of them— to stay in Bulgaria “permanently”, despite their years-long longing to return. The aim is to question, from an anthropological perspective, the notion of defeat through personal experiences and in the long term. Among the various refugees interviewed some are Communists who actively participated in military and political combat, people who were displaced in their childhood during the war and their descendants. In this article, we present the experiences of refugees of these different categories who, after having attempted to settle down in Greece, eventually decided to stay in Bulgaria. How are we to understand their choice to remain in the host country, when they overwhelmingly grew up with the prospect of returning to Greece? To answer this question, two major factors should be examined. Firstly, the professional training they completed while in exile, especially mentioned by the displaced under-age refugees who were illiterate and of rural origin upon their arrival in Bulgaria. Secondly, the work and life styles they experienced in the Bulgarian socialist regime that differed from those in the Greece. Indeed, during their “attempt to return” to Greece, the refugees had to grapple with a different life model which led them to draw a comparison between the two countries and, at the end of the day, arose as the decisive criterion for their remaining in Bulgaria. However, this refugees’ “attempt” allowed those who had stayed in Greece to hear of their way of life in Bulgaria, especially through their narratives, and this led to a questioning for all parties of their lives in their respective countries beyond the political divisions of the civil war. The return of the refugees, which, at least symbolically, marks the end of division within Greek society, can also become an opportunity for understanding the implications of the civil war for the Greek society, beyond the categories of “vanquished” and “victors” imposed by the war, categories that are still used now and then, often deliberately, and can rekindle passions even to this day. When does a past civil war cease to divide the society?Indeed, what this article also aims to shed light on is the complex intertwining of defeat and loss by mobilizing the example of refugees who decided to stay in Bulgaria. To what extent can exile, especially long-term exile, prove to be a gain for the actors? Could we understand the refugees’ condition of exile other than through the prism of categories entailed by any armed conflict? </description>
      <pubDate>mar., 16 août 2022 00:52:15 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 23 sept. 2022 10:18:47 +0200</lastBuildDate>
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