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    <title>Syrian revolution</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=896</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Towards an Anthropology of Defeat: Rethinking the Aftermath of the Syrian Revolution</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=888</link>
      <description>How does one study a revolution and its defeat in the aftermath of large-scale political violence? What traces does a revolution, its repression and defeat leave on people’s bodies, self, social and gendered norms, as well as lifeworlds? Based on long-term ethnographic work with Syrian revolutionaries displaced to the city of Gaziantep, located in the Syrian-Turkish borderland, between 2013 and 2019, this article interrogates what an anthropology of a defeated revolution looks like. Drawing on the anthropology of trace and erasure in the context of mass political violence (Napolitano, 2009; Navaro, 2020; Trouillot, 1995; Scott, 2014), this article maps out the effects and consequences of the revolution, its repression and its defeat on the Syrian lifeworlds.This article asks: How does the anthropologist study a defeated revolution, a revolution whose very existence is contested, a revolution that seems to have disappeared? In other words, how can anthropology study a defeated revolution, a revolution that has been erased? The Syrian context of revolution and war leads us along further lines of enquiry: What kind of tools does the anthropologist have to retrace unwitnessed events, the very occurrence of which is denied, and whose traces are being deleted? What remains of the 2011 revolution and its defeat, and where might it be located?Such an ethnographic endeavour thus turns out to be an attempt at locating the silenced revolution’s traces in different domains and on various scales of Syrian lifeworlds—in other words, to draw a fragmented picture of the revolution’s afterlives through the (re)collection of linguistic, mnemonic, material and bodily marks. It does so through the ethnographic exploration of revolutionary Syrians’ stories of involvement in the 2011 revolution and through the recounting of the transformations of their lifeworlds in displacement. This article thus argues that an anthropology of the Syrian revolution and its defeat can only be fragmentary.This approach presupposes a shift from the seen and the present to the unseen, the hidden, the absent, and therefore from an ocular-centrist epistemology to other modes of knowing, through an anthropology of the invisible, for instance (Bubandt et al., 2019; Mittermaier, 2019). Indeed, one has to start with what is missing, what is absent and what is unknown to make sense of the revolution’s defeat and its aftermaths. This simultaneously suggests the rethinking of anthropologists’ methodological tools of enquiry as well as anthropological concepts, and proposes to walk away from a Eurocentric ontology and epistemology inherited from the Enlightenment (Ghamari-Tabrizi, 2016; Trouillot, 1995). By doing so, this article aims to locate the Syrian revolution, its repression and defeat in unexpected places: in scale (the intimate) and domains (religious and social) that sometimes seem apolitical, in the social fabric, in new marital alliances, in people’s bodies, in pictures of the deceased and in conceptions of the witnesses. « Vers une anthropologie de la défaite : repenser les suites de la révolution syrienne »Comment étudier une révolution et sa défaite dans les violences politiques à grande échelle qui s’en sont suivies ? Quelles sont les traces d’une révolution, de sa répression et de sa défaite sur le corps, le soi, les normes sociales et de genre, ainsi que sur le monde et la vie des Syriens ? Fondé sur un travail ethnographique de longue haleine avec des révolutionnaires syriens déplacés dans la ville de Gaziantep, située dans la zone frontalière syro-turque entre 2013 et 2019, cet article interroge les différents aspects d’une anthropologie d’une révolution vaincue. S’appuyant sur l’anthropologie des traces et de l’effacement dans le contexte de violences politiques de masse (Napolitano, 2009 ; Navaro, 2020 ; Trouillot, 1995 ; Scott, 2014), il décrit les effets et les conséquences de la révolution, de sa répression et de sa défaite sur le monde et la vie des Syriens. Ce texte pose les questions suivantes : comment l’anthropologue étudie-t-il une révolution vaincue, dont l’existence même est contestée, qui semble avoir disparu ? En d’autres termes, comment l’anthropologie peut-elle appréhender une révolution déchue, effacée ? Le contexte de la révolution et de la guerre en Syrie nous amène à explorer d’autres pistes de réflexion : de quels outils dispose l’anthropologue pour retracer des événements sans témoins, dont la réalité même est niée, et dont les traces sont supprimées ? Que reste-t-il de la révolution de 2011 et de sa défaite, et où pourrait-on le situer ?Une telle entreprise ethnographique s’avère donc une tentative de relever les traces de la révolution réduite au silence dans différents domaines et à différentes échelles du monde et de la vie de mes interlocuteurs syriens. En d’autres termes, il s’agit d’en dessiner une image forcément parcellaire en recueillant des marques linguistiques, mnémoniques, matérielles et corporelles. C’est ce que fait cet article à travers l’exploration ethnographique des récits des Syriens qui se sont engagés dans la révolution de 2011 et en rendant compte des transformations de leur monde et de leur vie en déplacement. Il soutient ainsi qu’une anthropologie de la révolution syrienne et de sa défaite ne peut être que fragmentaire.Cette approche présuppose un passage de ce qui est vu et présent à ce qui n’est pas vu, est caché, absent, et donc d’une épistémologie oculo-centriste à d’autres modes de connaissance, notamment la mise en œuvre d’une anthropologie de l’invisible (Bubandt et al., 2019 ; Mittermaier, 2019). En effet, il faut partir de ce qui manque, de ce qui est absent et de ce qui est inconnu pour donner un sens à la défaite de la révolution et à ses séquelles. Cela conduit simultanément à repenser les outils méthodologiques d’enquête des anthropologues ainsi que les concepts anthropologiques et à s’éloigner d’une ontologie et d’une épistémologie eurocentriques héritées des Lumières (Behrooz-Ghamari, 2016 ; Trouillot, 1995). Ce faisant, cet article propose de situer la révolution syrienne, sa répression et sa défaite dans des lieux inattendus : à une échelle (intime) et dans des domaines (religieux et social) qui semblent parfois apolitiques – dans le tissu social, les nouvelles alliances conjugales, dans le corps des gens, dans les images des défunts et les conceptions des témoins. </description>
      <pubDate>jeu., 04 août 2022 18:21:24 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 26 sept. 2022 10:25:29 +0200</lastBuildDate>
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