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    <title>sport</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=872</link>
    <description>Términos del Índice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Transcending Defeat through Play: Sport in Dictatorships and Concentration Camps</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=866</link>
      <description>In defeat, many aspects of society get dismantled, including the cultural, religious, political and social organisation of the vanquished. Geographical borders may change, languages may disappear, and people may go into exile. While history is written by victors, losers must still create their own subtext. Between rupture and continuity, they have to reassemble their shattered selves, transform in some ways, and remain the same in others. They must continue to live through defeat. This essay will take defeat for a particular state that Erving Goffman would call the “mortification” (Goffman, 2009) of individual and collective selves. Dictatorships, prisons, concentration camps and internment camps are paradigmatic sites of such mortification.Sport and play at sites of death and destruction intrigue observers. Total and totalising institutions such as prisons, concentration camps and dictatorships create a particular sense of defeat which, according to Erving Goffman, aims at the “mortification” of the self. The unique human activity of play, however, may have liberating consequences for subaltern subjects. Despite the basic incongruity that sports should be played at the site of death and suffering, sporting cultures have thrived in concentration camps and dictatorships, as, for example, in the context of World War II, Franco’s Spain and Ceaușescu’s Romania. Defeated subjects played sports in these contexts, which had diverse effects on their shattered subjectivities. Sport could mean survival in a physical and psychological sense on the one hand, and further dominance and surveillance on the other. Play theories explain why sports are uniquely positioned to help individuals and communities transcend a sense of defeat, placing play among other coping strategies such as reflexivity, memory, silence or denial.Play has the ability to restore the assaulted boundaries of the self through its unique frame that stands consciously apart from real life. The play frame establishes new temporal and spatial categories, inserts new rules of behaviour, and transcends old identities by imposing new ones. It is at play that otherwise vanquished selves may rise and become victors. Sports and play are perhaps the only possible levelling mechanism in total institutions defined by hierarchies, as they allow equivalence to surface in their basic premise: the initial equality of chance (Caillois, 1961). The significance of sports therefore goes beyond mere entertainment. They provide ritualised social stability and a sense of control. They renew and transform subjectivities by allowing them to transcend their defeated identities, even if it is only for the period of play and nothing really changes in real life. Play in total or totalising contexts sheds new light on what being defeated means and how it is a reversible state. It also reveals a nuanced form of domination, as total institutions and dictatorships have used sport and play for their own purposes.  « Transcender la défaite par le jeu : le sport dans les dictatures et les camps de concentration »Dans la défaite, de nombreux aspects de la société sont démantelés, notamment l’organisation culturelle, religieuse, politique et sociale des vaincus. Les frontières géographiques peuvent changer, les langues peuvent disparaître et les gens peuvent s’exiler. Si l’histoire est écrite par les vainqueurs, les perdants doivent néanmoins créer leur propre sous-texte. Entre rupture et continuité, ils doivent reconstituer leur moi brisé, se transformer à certains égards et, à d’autres, rester les mêmes. Ils doivent continuer à vivre à travers la défaite. Dans ce texte, la défaite est considérée comme un état particulier qu’Erving Goffman appellerait la « mortification » (Goffman, 2009) du moi individuel et collectif. Les dictatures, les prisons, les camps de concentration et les camps d’internement sont des sites paradigmatiques de cette mortification.Le sport et le jeu dans des lieux de mort et de destruction intriguent les observateurs. Les institutions totales et totalisantes telles que les prisons, les camps de concentration et les dictatures créent un sentiment particulier de défaite qui, selon Erving Goffman, vise à la « mortification » du soi. L’activité humaine unique qu’est le jeu peut toutefois avoir des conséquences libératrices pour les sujets subalternes. Malgré l’incongruité fondamentale que constitue la pratique d’un sport sur un lieu de mort et de souffrance, les cultures sportives ont prospéré dans les camps de concentration et les dictatures, comme, par exemple, dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, de l’Espagne de Franco et de la Roumanie de Ceaușescu. Les sujets vaincus pratiquaient des sports dans ces contextes, ce qui avait des effets divers sur leurs subjectivités brisées. Le sport pouvait être non seulement synonyme de survie physique et psychologique, mais aussi de domination et de surveillance. Les théories du jeu expliquent pourquoi les sports sont particulièrement bien indiqués pour aider les individus et les communautés à transcender un sentiment de défaite, en plaçant le jeu parmi d’autres stratégies d’adaptation telles que la réflexivité, la mémoire, le silence ou le déni.Le jeu a la capacité de rétablir les frontières du soi qui ont été attaquées, grâce à son cadre unique qui se situe délibérément hors de la vie réelle. Le cadre du jeu établit de nouvelles catégories temporelles et spatiales, instaure de nouvelles règles de comportement et transcende les anciennes identités en en imposant de nouvelles. C’est dans ce cadre que des individus autrement vaincus peuvent se relever et devenir des vainqueurs. Le sport et le jeu sont peut-être le seul mécanisme de nivellement possible dans des institutions totales définies par des hiérarchies, car ils permettent à l’équivalence d’émerger du fait de leur principe de base : l’égalité initiale du hasard (Caillois, 1961). La signification des sports va donc au-delà du simple divertissement. Ils procurent une stabilité sociale ritualisée et un sentiment de contrôle. Ils renouvellent et transforment les subjectivités en leur permettant de transcender leurs identités défaites, même si ce n’est que le temps du jeu et que rien ne change vraiment dans la vie réelle. Le jeu dans des contextes totaux ou totalisants jette une lumière nouvelle sur ce que signifie être vaincu, montrant que c’est un état réversible. Il révèle également une forme nuancée de domination, car les institutions totalisantes et les dictatures ont utilisé le sport et le jeu pour parvenir à leurs propres fins. </description>
      <pubDate>mer., 03 août 2022 13:48:48 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 14 sept. 2022 13:28:03 +0200</lastBuildDate>
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