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    <title>Anarchists Against the Wall</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=865</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Israeli Jews against the Wall: (Anti-)Colonial Narratives of Defeat </title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=860</link>
      <description>This paper deals with Jewish-Israeli activists who join Palestinian demonstrations in the occupied West Bank against the Separation Wall, the 800-kilometre-long, eight-metre-high wall that separates Palestinians and Israeli settlers. Jewish-Israeli activists who join the Palestinian-led struggle are placed in a challenging and unique position: they are members of the settler–colonial oppressor collective and benefit from this colonisation. Israelis who join the Palestinian protests against the wall are portrayed by the state and the majority as traitors who have crossed national boundaries to turn against Israel. While these activists fully accept the framing of the demonstrations as Palestinian-led, their unique position results in multidirectional implications for their narratives and feelings in relation to the struggle’s outcomes. As part of their solidarity, they construct a narrative based on the success or failure of the Palestinian struggle. As the Palestinian struggle is perceived as failed, Israeli activists also join this narrative of defeat. By combining theories of social movement outcomes, particularly on failure and defeat, along with a scholarly analysis of the joint struggle of Palestinians and Jewish-Israelis, I seek to shed light on how the sense of double defeat is constructed through activism. In particular, I investigate the ways in which they add their own contributions to the Palestinian narrative, both in relation to the Palestinian struggle and to their positionality within the protest. Specifically, I scrutinise the two aspects of the Israeli activists’ sense of defeat, losing to the power of the occupation and the disintegration of solidarity, and investigate how these created rifts in Israeli mobilisation for demonstrations against the wall. However, I also demonstrate that the sense of defeat does not override all mobilisation and show the ways in which many of the activists continue to take part in the struggle against the occupation and oscillate between a sense of defeat and the moral obligation to persist, creating both micro and macro dilemmas about practices of activism, identity, participation and solidarity. I show that many other possibilities for resistance exist, and they all illustrate the extent of the agency Israeli activists possess even in the face of political losses. The variety of political actions that are available to Israeli activists are the result of their social position. While the Palestinians lack options for action, Jewish-Israeli activists, despite the failure of the demonstrations against the wall, have the privilege of choosing new courses of action. The material stems from the fieldwork I conducted at the above-mentioned Palestinian demonstrations between 2015 and 2017. My aspiration to provide a comprehensive account of Jewish-Israeli anti-apartheid activists’ experiences during the weekly Palestinian protests called for an in-depth qualitative study. I chose qualitative methods of data collection, primarily participant observation and in-depth semi-structured interviews, due to their appropriateness for understanding the dynamic and unstable nature of the phenomena being studied. « Les Juifs israéliens contre le mur : récits (anti)coloniaux de la défaite »Cet article traite des militants juifs israéliens qui se joignent aux manifestations palestiniennes contre le mur de séparation en Cisjordanie occupée, un mur de 800 kilomètres de long et de 8 mètres de haut, dressé entre les Palestiniens et les colons israéliens. Les militants juifs israéliens qui se joignent à la lutte menée par les Palestiniens sont placés dans une position difficile et singulière : ils sont membres du collectif oppresseur que constituent les colons et bénéficient de cette colonisation. Les Israéliens qui participent aux manifestations palestiniennes contre le mur sont dépeints comme des traîtres par l’État et la majorité de la population, comme des citoyens qui ont franchi les frontières nationales pour se retourner contre Israël. Bien que ces activistes acceptent pleinement que l’encadrement des manifestations soit dirigé par des Palestiniens, leur position singulière oriente de diverses manières leurs récits et leurs sentiments concernant les résultats de la lutte. Parce qu’ils sont solidaires de la lutte palestinienne, ils construisent un récit fondé sur son succès ou son échec. Dans la mesure où la lutte palestinienne est perçue comme un échec, les activistes israéliens se font aussi l’écho de ce récit de la défaite. En combinant les théories sur les résultats des mouvements sociaux, en particulier sur l’échec et la défaite, avec une analyse savante de la lutte commune des Palestiniens et des Juifs israéliens, je cherche à faire la lumière sur la façon dont l’activisme construit ce sentiment de double défaite. En particulier, j’étudie de quelles façons ces militants israéliens ajoutent au récit palestinien leurs contributions, qui concernent à la fois la lutte palestinienne et leur propre position au sein de la protestation. Plus précisément, j’examine les deux aspects du sentiment de défaite des activistes israéliens, c’est-à-dire la défaite face au pouvoir de l’occupation et la désintégration de la solidarité, et j’étudie comment ils ont créé des failles dans la mobilisation israélienne pour prendre part aux manifestations contre le mur. Cependant, je démontre aussi que le sentiment de défaite ne l’emporte pas totalement sur la mobilisation et je montre comment de nombreux militants continuent à prendre part à la lutte contre l’occupation et oscillent entre un sentiment de défaite et l’obligation morale de persister, créant ainsi des dilemmes à petite et grande échelle au sujet des pratiques d’activisme, de l’identité, de la participation et de la solidarité. Je montre que de nombreuses autres possibilités de résistance existent, illustrant toute l’étendue de l’agentivité que possèdent les activistes israéliens, même lorsqu’ils sont confrontés à des échecs politiques. La variété d’actions politiques dont disposent les militants israéliens résulte de leur position sociale. Alors que les Palestiniens manquent d’options pour agir, les activistes juifs israéliens, malgré l’échec des manifestations contre le mur, ont le privilège de pouvoir choisir de nouvelles lignes d’action. Ces matériaux de recherche sont issus du travail de terrain que j’ai mené lors des manifestations palestiniennes déjà mentionnées, qui ont eu lieu entre 2015 et 2017. Mon ambition de dresser un panorama complet des expériences des militants juifs israéliens anti-apartheid lors des manifestations palestiniennes hebdomadaires a nécessité une étude qualitative approfondie. J’ai choisi des méthodes qualitatives de collecte de données, principalement l’observation participante et les entretiens semi-structurés approfondis en raison de leur pertinence pour comprendre la nature dynamique et instable des phénomènes analysés. </description>
      <pubDate>mar., 02 août 2022 17:28:26 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 02 août 2022 22:01:21 +0200</lastBuildDate>
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