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    <title>Auteurs : Arvid Lundberg</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=843</link>
    <description>Pubblicazioni Auteurs Arvid Lundberg</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Defeat as a Form of Reflexivity: Democracy Activists and the Failed Arab Spring in Jordan</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=842</link>
      <description>How is a pro-democracy movement affected when it finds that a majority of the people do not want democratic reform? This was the question that several Jordanian democracy activists asked themselves after they failed to bring about large demonstrations during the 2011 Arab Spring, and especially after counter-demonstrations violently dissolved their relatively small protests. This experience in defeat gave birth to activism with a new view on the state, the opposition and the democratic debate. Jordan’s political landscape changed, but an intellectual aspect of the defeat is as significant as the political aspect. Reinhart Koselleck has characterised the historiography of victors as short-term. The defeated, on the other hand, are “forced to draw new and difficult lessons from history”, which, Koselleck argues, seems to “yield insights of longer validity”. In other words, can a failed democratic transition teach us more about democracy than a successful one? This article argues that the defeat of democracy activists during the Arab Spring offers a vantage point from which to rethink liberal ideas about democracy and openness.Based on ethnographic fieldwork conducted amidst the Jordanian protest movements, this article starts from the most ambitious demonstration during Jordan’s Arab Spring: the sit-in at a roundabout in central Amman, Jordan’s capital, on March 24, 2011, arranged by the Youth of March 24, an umbrella organisation representing the major ideologies in the opposition, including nationalists and Leftists as well as Islamists. The sit-in never turned into the great uprising its initiators had hoped for and was violently attacked by a much larger group of counter-demonstrators until the riot police finally dissolved it.The article explores two ways in which political activists responded to this defeat. One way was to hope for a great uprising in the future, but an uprising which would lack any precise political demands. The Jordanian people were not genuinely interested in such demands, these activists thought, and for the uprising to win support, the demands were sacrificed. Another way in which activists responded to the defeat was to lose faith in street protests as a democratising force. These activists still believed in formulating political demands and using democratic methods, but they no longer thought that these methods could be based on inclusion and publicness. This experience of defeat points to another understanding of democratic change and ideals than that emerging from the “velvet revolution”-type of democratic uprisings that were so successful in 1989, which were based on negotiated regime change and non-violent mass demonstrations. In these uprisings, democracy came about through huge popular movements—based on ideals of open debate and broad coalition-building—winning a power struggle against an authoritarian regime. March 24 was the moment when it became clear that this history would not be repeated in Jordan, raising the question of what democratic ideology might look like when defeat had made hollow these ideas of power struggle, resistance and including political engagement.  « La défaite comme forme de réflexivité : les militants pour la démocratie et l’échec du printemps arabe en Jordanie »Comment un mouvement pro-démocratie est-il affecté lorsqu’il constate qu’une majorité de la population ne veut pas de réforme démocratique ? C’est la question que se sont posée plusieurs militants jordaniens pour la démocratie après avoir échoué à provoquer de grandes manifestations lors du printemps arabe de 2011, et surtout après que des contre-manifestations ont violemment mis un terme à leurs protestations d’assez faible ampleur. Cette expérience de la défaite a donné naissance à un activisme qui porte un nouveau regard sur l’État, l’opposition et le débat démocratique. Le paysage politique jordanien a changé, mais les répercussions intellectuelles de la défaite sont aussi significatives que ses conséquences politiques. Reinhart Koselleck a caractérisé l’historiographie des vainqueurs comme étant à court terme. Les vaincus, en revanche, sont « contraints de tirer de nouvelles et difficiles leçons de l’histoire », ce qui, selon Koselleck, semble « faire naître des idées dont la valeur est plus durable ». En d’autres termes, une transition démocratique ratée peut-elle nous en apprendre davantage sur la démocratie qu’une transition réussie ? Cet article soutient que la défaite de ceux qui ont milité pour la démocratie lors du printemps arabe offre une perspective permettant de repenser les idées libérales sur la démocratie et l’ouverture.En se fondant sur un travail de terrain ethnographique mené pendant les mouvements de protestation en Jordanie, cet article part de la manifestation la plus ambitieuse du printemps arabe jordanien : le sit-in qui a eu lieu sur un rond-point du centre d’Amman, la capitale, le 24 mars 2011, organisé par la « Jeunesse du 24 mars », une organisation parapluie représentant les principaux courants idéologiques de l’opposition, nationalistes, gauchistes et islamistes inclus. Ce sit-in ne s’est jamais transformé en grand soulèvement comme ses initiateurs l’espéraient et a été violemment attaqué par un groupe beaucoup plus important de contre-manifestants jusqu’à ce que la police anti-émeute finisse par le disperser.L’article explore deux types de réactions des militants politiques face à cette défaite. Le premier a consisté à espérer que se produirait à l’avenir un grand soulèvement, qui cependant n’aurait pas de revendications politiques précises. Le peuple jordanien n’était pas réellement intéressé par les revendications de cet ordre, selon ces militants, aussi ont-elles été sacrifiées pour que le soulèvement soit plus largement soutenu. Un autre type de réaction à la défaite a consisté pour les militants à ne plus avoir foi dans les manifestations de rue en tant que force de démocratisation. Ces militants croyaient toujours en la formulation de revendications politiques et en l’utilisation de méthodes démocratiques, mais ils ne pensaient plus que ces méthodes pouvaient s’appuyer sur l’inclusion et le soutien du plus grand nombre. Cette expérience de la défaite induit une autre compréhension du changement et des idéaux démocratiques que celle qui émerge des soulèvements démocratiques de type « révolution de velours » qui ont connu un tel succès en 1989 et qui étaient basés sur un changement de régime négocié et des manifestations de masse non violentes. Dans ces soulèvements, la démocratie est advenue grâce à d’immenses mouvements populaires, fondés sur des idéaux prônant le débat ouvert et la création d’une large coalition, qui ont remporté la lutte pour le pouvoir contre un régime autoritaire. Le 24 mars a été le moment où il est devenu évident que cette histoire ne se répéterait pas en Jordanie, ce qui conduit à se demander quel visage peut prendre l’idéologie démocratique lorsque la défaite a rendu vaines ces idées de lutte pour le pouvoir, de résistance et même d’engagement politique. </description>
      <pubDate>lun., 01 août 2022 16:18:58 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 26 sept. 2022 10:18:56 +0200</lastBuildDate>
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