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    <title>horizontalité</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=536</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Deux ou trois choses que je sais d’eux : les “mauvais” gilets jaunes du Lensois (Pas-de-Calais)</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=505</link>
      <description>Jusqu’à présent, la mobilisation des gilets jaunes du territoire de Lens-Hénin, dans le Nord de la France, a été principalement décrite et scrutée au prisme de deux éléments : le poids électoral du Rassemblement national au niveau local et la prétendue instrumentalisation ou récupération des groupes du secteur par ce parti. Tout en tenant compte de l’environnement politico-institutionnel où se déploie cette mobilisation, l’enquête présentée dans cet article propose de prendre à contre-pied cette lecture, à la fois biaisée et réductrice, pour explorer les dynamiques propres de la contestation : la complexité de son histoire, de sa géographie et de son fonctionnement interne, observé de l’intérieur et sur une longue durée. En partant de l’analyse des prises de position publiques de certains « porte-parole », en les insérant dans un cadre plus large incluant les « simples » gilets jaunes, l’auteure invite le lecteur à mesurer la difficulté qu’il y a à interpréter les comportements et les positionnements de l’ensemble des participants. En effet, l’observateur peut être amené à considérer ces prises de position comme partagées et leur expression comme légitime, et en tirer des conclusions hâtives sur les revendications prioritaires au sein des collectifs, comme sur les opinions de leurs membres. L’article montre qu’il est aussi nécessaire d’interroger le cadre dans lequel se déroulent ces prises de parole et de tenter d’appréhender la valeur et les fonctions de différentes formes de réunions publiques du point de vue des participants, de désacraliser en quelque sorte l’« espace de l’apparaître » qui domine notre conception de l’espace politique. Les mécanismes qui, en coulisse, régissent la représentation et les relations de subordination parmi les gilets jaunes se révèlent bien plus complexes que les images renvoyées à l’extérieur du mouvement ne le laissent croire. Les résultats de l’enquête invitent à relativiser la représentativité et le pouvoir de la figure du « leader », pour montrer que les tensions au sein des collectifs semblent moins se focaliser sur des luttes pour le leadership, que sur l’« encadrement » et le réglage constant des formes de représentation et de hiérarchie. La vie collective des groupes étudiés et les relations entre leurs membres paraissent en effet guidées par un « principe d’horizontalité » tout aussi fragile que réel : les prétendus leaders doivent composer avec ce principe, qui puise ses origines dans des valeurs anciennes des mondes ouvriers, mais aussi dans certains aspects plus contemporains – sans être nouveaux – du monde du travail subalterne et des frontières sociales qui traversent la société locale. Dans la dernière partie, l’auteure propose de prendre du recul par rapport à une vision « QG-centrique » et localisée de la mobilisation, pour explorer un aspect du mouvement encore très peu documenté : celui des circulations des gilets jaunes à l’échelle locale, mais aussi régionale et nationale. À travers le portrait d’un binôme de gilets jaunes qui se définit comme « nomade », l’article propose de prendre en compte les enjeux et les caractéristiques d’un engagement itinérant répandu au sein du mouvement, mais comme occulté par l’omniprésence de références aux occupations de ronds-points et aux groupes locaux. Ce qui émerge de ce portrait est non seulement une pratique alternative du mouvement, mais aussi la vigueur et la richesse de sa dimension transterritoriale. “Two or Three Things I know about them: the ‘Bad’ Yellow Vests of Lens, Northern France”Until now, the mobilization of the Yellow Vests in the Lens-Hénin area of northern France has been mainly described and scrutinized through the prism of two elements: the electoral weight of the National Rally at the local level and the alleged instrumentalization or recuperation of groups in the area by this party. While taking into account the political and institutional environment in which this mobilization is taking place, the investigation presented in this article proposes to take oppose this biased and reductive reading, in order to explore the dynamics of the protest itself: the complexity of its history, its geography and its internal functioning, observed from the inside and over a long period of time.By analyzing the public positions of certain “spokespersons” and placing them in a broader framework that includes the “simple” yellow vests, the author invites the reader to measure the difficulty of interpreting the behavior and positions of all participants. Indeed, the observer can be led to consider these positions as shared and their expression as legitimate, and thus draw hasty conclusions about the main claims within the collectives, as well as about the opinions of their members. The article shows that it is also necessary to question the framework in which these speeches take place and to try to understand the value and the functions of different forms of public meetings from the point of view of the participants, to desacralize, as it were, the “space of appearance” which dominates our conception of political space. The mechanisms that, behind the scenes, govern representation and relations of subordination among the Yellow Vests turn out to be much more complex than the image sent of the movement would have us believe. The results of the survey invite us to relativize the representativeness and power of the figure of the “leader”, to show that the tensions within the collectives seem to focus less on struggles for leadership, than on the “framing” and constant adjustment of forms of representation and hierarchy. The collective life of the groups studied and the relations between their members seem to be guided by a “principle of horizontality” that is as fragile as it is real: the so-called leaders have to deal with this principle, which has its origins in the ancient working-class values, but also in certain more contemporary – though not new – aspects of the world of menial work and the social boundaries that run through local society.In the last part, the author proposes to step back from a “HQ-centric” and localized vision of the mobilization, to explore an aspect of the movement that is still very little documented: the circulation of the yellow vests at a local, but also regional and national scale. Through the portrait of a pair of yellow vests who define themselves as “nomads”, the article proposes to take into account the stakes and characteristics of an itinerant commitment that is widespread within the movement, but that is obscured by the omnipresence of references to traffic circle occupations and local groups. What emerges from this portrait is not only an alternative practice of the movement, but also the strength and richness of its transterritorial dimension. </description>
      <pubDate>jeu., 22 juil. 2021 23:35:43 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 août 2021 11:22:21 +0200</lastBuildDate>
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