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    <title>démobilisation</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=511</link>
    <description>Termos de indexação</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Retrouver sa propre radicalité : démobilisation, remobilisation et cohabitation jaunes</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=510</link>
      <description>Cet article repose sur une enquête ethnographique au sein d’un petit collectif de gilets jaunes qui résiste encore deux ans après son éclatement et malgré le déclin général du mouvement. Il présente dans un premier temps l’entrée sur le terrain et le dispositif d’enquête, en analysant la démobilisation comme un processus révélateur des recompositions militantes, qui ne sont pas moins fidèles aux gilets jaunes que ce qui a eu lieu pendant les mois de novembre et décembre 2018. Ce faisant, il expose aussi le rapport évolutif aux « intellectuels » et à les représentations qu’en ont les militants dans un contexte de déclin objectif de la mobilisation où ceux-ci peuvent être perçus comme des alliés pour le mouvement, en quête de dignification ou publicisation.L’article met ensuite en lumière les stratégies du collectif pour essayer de freiner le désengagement et rester visible, passant par l’organisation de barbecues ou de pique-niques, d’actions ou de meetings qui donneront une bonne image du mouvement. Dans sa quête de respectabilité, ce collectif de gilets jaunes reste particulièrement attaché au fait de diffuser cette « bonne image » (ne pas passer pour des « alcoolos » ou des « cas soc’ ») dans les médias locaux, mais aussi vis-à-vis de la petite bourgeoisie locale attachée à des valeurs écologistes. Enfin, cet article explore la manière dont le collectif se recompose au moment de l’enquête, autour d’individus issus du haut des milieux populaires qui se caractérisent par une socialisation militante plus intense (à gauche). Cette sociographie présente une problématique peu abordée par la sociologie des mouvements sociaux et négligée lors des premières enquêtes sur les gilets jaunes, en faisant apparaître le mouvement des gilets jaunes comme une instance de remobilisation pour des individus socialisés à l’engagement, mais qui, désenchantés, s’étaient écartés des mobilisations qui avaient eu lieu ces dernières années. Ce faisant, l’article explore aussi, au croisement du genre, de l’espace et du politique, les raisons qui pourraient expliquer cette désinhibition des dispositions politiques et la persistance dans un engagement qui semble libérer une parole radicale. En dernier lieu, parallèlement au démantèlement du rond-point et aux contrôles policiers, cette enquête montre comment se produisent des formes tendues de cohabitation, qui ont aussi des effets socialisateurs, se reflétant dans la mise en tension des habitus, des rapports à la politique ou à l’espace et aux modes d’action. Les gilets jaunes souvent plus précaires, autochtones ou situés politiquement à droite privilégient, malgré tout, la visibilité sur le rond-point, alors que les autres accordent plus d’importance à la manifestation, à la défense du RIC (référendum d’initiative citoyenne), aux conférences, aux assemblées générales ou au ralliement à d’autres mouvements sociaux. “Rediscovering One’s Own Radicality: Yellow Demobilisation, Remobilisation, and Cohabitation”This article is based on an ethnographic survey within a small collective of yellow vests who, despite the general decline of the movement, are still active two years after the movement was initiated. First, the paper introduces to the modalities of entry into the field and the research devices developed, by analysing demobilisation as a process of political recomposition that is as enlightening regarding the yellow vests as the events of November or December 2018. In doing so, it also exposes the evolving relationship to the “intellectuals” and their representations in a context of objective decline of the movement, since they can be perceived as strategic in the quest for dignity or publicisation.Then, the paper highlights the collective’s strategies to try to hold back disengagement and remain visible, through the organisation of barbecues, picnics, good-cause events and actions, and rallies meant to shed a good light on them for the public opinion. In this search for respectability, this collective of yellow vests remains very attached to conveying a good image of themselves (keeping at bay the image of their being “drunkards” or “losers”) through the local media, but also towards the local middle classes and their ecological values. The article explores the way the collective recomposes itself at the time of the survey, especially around individuals belonging to the upper working class endowed with a more intense militant socialisation (on the left). This sociography investigates an issue little addressed in the sociology of social movements and neglected in the first studies of yellow vests: it is as an instance of remobilisation for individuals socialised to activism but who have been sidelined and disillusioned by mobilisations in recent years. In doing so, the paper also explores, at the crossroads with gender, space or politics, the reasons that could account for the disinhibition of political dispositions and the persistent engagement that seems to give free rein to their radical discourses. Finally, alongside the dismantling of roundabouts occupations and police monitoring, this research highlights how tense forms of cohabitation arise, which are reflected in the building up of tensions around various habituses, relationships to politics or space and modes of action, but which enable processes of socialization too. Those yellow vests more precarious, autochthonous or right-wing-leaning seek to be, at all cost, visible on the roundabout, while those mentioned above favour demonstrations, defense of the RIC (Citizen’s Initiative Referendum), conferences, general assemblies or the rallying to other social movements. </description>
      <pubDate>mar., 27 juil. 2021 12:29:14 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 27 août 2021 22:39:33 +0200</lastBuildDate>
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