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    <title>auto-analyse</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=507</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L’observation photographique. Auto-analyse d’une enquête sur les gilets jaunes</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=506</link>
      <description>L’auto-analyse d’une enquête « photo-ethnographique » menée pendant un an sur le mouvement des gilets jaunes permet d’interroger les conditions de production des images, leurs statuts et les usages sociologiques qu’il est possible d’en faire. La première partie de l’article montre que l’utilisation de la photographie dans un cadre scientifique pose des problèmes relativement analogues aux autres méthodes dédiées à la production de matériel empirique. L’analyse de l’outil et de la pratique photographiques rappelle la double illusion d’une « neutralité » de l’observateur et d’une réalité prétendument « transparente » : le type d’appareil utilisé, les choix techniques qui précèdent la prise de vue et la relation nouée entre le photographe et le photographié façonnent sans doute autant le matériau produit que les hypothèses de l’enquêteur et les conditions de la rencontre avec les enquêtés. Les contraintes du photographe, qu’elles soient pratiques, intellectuelles, morales, ne sont pas pour autant des obstacles à la connaissance. La photographie peut aussi ouvrir des opportunités pour accéder aux agents les moins disposés à jouer le jeu de l’enquête, et atténuer l’asymétrie de la relation enquêteur/enquêté. Surtout, parce que la production des images est toujours inscrite dans des rapports sociaux, les « mises en scène » conscientes ou inconscientes offertes au photographe peuvent être envisagées comme des révélateurs des ressources dont disposent les agents pour se valoriser et comme des indices de l’ethos qu’ils mettent en œuvre dans leur connaissance pratique du monde social. Ainsi, le cadre de la rencontre avec les gilets jaunes et la manière dont le photographe est perçu sont propices à la mise en lumière de certains enjeux de la mobilisation et de certains invariants de la culture des classes populaires mobilisées : la quête de respectabilité, le primat accordé à la vie collective, la centralité de la famille, ou encore la valorisation des valeurs de la virilité et de la force physique.Contre certaines mystifications de la pratique photographique, l’article défend ensuite l’idée que la construction d’un corpus d’images pertinentes dépend peut-être moins des aptitudes du photographe sur « le terrain » que de son implication dans le travail d’editing, défini ici comme la phase de sélection, de développement et d’organisation des images. Souvent laissée dans l’ombre, cette partie du travail photographique occupe une place décisive dans la construction visuelle et sociologique de l’objet : la confrontation à l’ensemble du matériau apparaît comme le moment privilégié pour prendre conscience de la relation d’enquête et des prénotions que le photographe investit malgré lui dans la réalité étudiée. Les opérations relatives au choix et au développement des photographies sont l’occasion d’infirmer ou de confirmer ses hypothèses, d’en générer de nouvelles et d’élaborer une « grammaire » de l’image potentiellement ajustée à sa vision de l’objet, aux publics visés et aux finalités de son travail. En ce sens, l’editing rappelle aussi l’aporie de l’opposition entre esthétique et sociologie. Pour approfondir la connaissance des déterminations de la pratique photographique et maîtriser l’inconscient historique, esthétique et académique que le « sociologue-photographe » engage inévitablement dans sa pratique, l’article plaide en conclusion en faveur d’une sociologie des sociologues, des photographes et de leurs publics. “Photographic Observation. Self-Analysis of a Fieldwork around the Yellow Vests”The self-analysis of a “photo-ethnographic” fieldwork carried out for one year around the Yellow Vests movement allows to question the conditions of production of images, their status and the sociological uses that can be made of them. At first, the article shows that the use of photography in a scientific setting poses problems relatively similar to other methods applied the production of empirical material. Analyzing the device and the photographic practice urges to avoid falling into the trap of a twofold illusion: the observer’s “neutrality” and the so called “transparent” reality. The type of camera used, the technical choices preceding the shooting and the relationship established between the photographer and the photographed person undoubtedly shape the material produced as much as the hypotheses of the investigator or the conditions of the encounter with the respondents. The constraints put on the photographer, whether practical, intellectual or moral, are by no means obstacles to knowledge. Photography can also open up opportunities for access to actors who are less willing to play the game of the inquiry as well as mitigate the asymmetry of the interviewer/respondent relationship. Above all, given that the production of images is always rooted in social relationships, the conscious or unconscious “staging”, which the photographer captures, can be seen as resources that actors may use to empower themselves. They are also clues to comprehend the ethos they employ in the social world. Thus, the framework of the encounter with the Yellow Vests and how the photographer is perceived are conducive to highlighting certain issues of the mobilization and certain invariants of the culture of the mobilized working classes: the quest for respectability, the priority given to collective life, the centrality of the family, or the value placed on of virility and physical strength.In opposition to certain photographic practice mystifications of, the article proceeds by considering that the construction of a corpus of relevant images depends perhaps less on the photographer’s abilities in the “field” than on his or her involvement in the work of editing, defined here as the phase of selecting, developing and organizing the images. Often overlooked, this part of the photographic work occupies a decisive place in the visual and sociological object’s construction. The confrontation with the whole material appears to be the privileged moment to become aware of the investigative relationship and of the preconceived notions that the photographer unwillingly mobilizes when scrutinizing the reality. The operations related to the choice and the development of the photographs are the occasion to invalidate or confirm hypotheses, to put forward new ones and to elaborate a “grammar” of the images potentially adjusted to the vision of the object, to the targeted public and to the work’s objectives. In this sense, the editing also recalls the aporia of the opposition between aesthetics and sociology. In order to deepen our knowledge of photographic practice’s determinations and to master the historical, aesthetic and academic unconscious that the “sociologist-photographer” inevitably mobilizes in his or her practice, the article concludes by advocating a sociology of sociologists, photographers and their audiences. </description>
      <pubDate>ven., 23 juil. 2021 16:24:37 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 août 2021 09:32:58 +0200</lastBuildDate>
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