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    <title>méthodologie</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=478</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Taking the Risk – and its Afterlife. Collaboration, Seduction and Danger in Ethnography with Contemporary Neo-Fascist Movement</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=474</link>
      <description>This article discusses the multiple difficulties an anthropologist encounters when taking the risk of engaging in ethnography with contemporary neo-fascist activists. Based on my ethnographic experience with self-declared third millennium fascist activists in Rome in 2010 and the afterlife of that ethnographic encounter (2015-2018), this article seeks to give an ethnographically driven contribution to debates about the consequences of collaborating, the dangers of encountering fascist violence, and the epistemological reflections social sciences face when agreeing to taking the risk of fieldwork encounters. The article develops its argument in dialogue with existing literature on similar ethnographic relations, thereby showing continuities and divergences between ethnography with xenophobic and nationalist parties, on the one hand, and with explicitly neo-fascist activists, on the other. Meanwhile, it critically discusses the epistemological consequences of collaboration with neo-fascist activists, interrogating the nature of the public that anthropologists may engage with as their paramount concern. The first part of the article recounts the multiple difficulties I encountered when I first moved to Rome for my PhD ethnography with the neo-fascist movement CasaPound (CPI). It describes my encounter with fascist activists and emotional negotiations around the “empathy wall” as often driven by fear. Fear emerges as a dominant emotion in fieldwork encounters of this kind, as confirmed by literature on similar subjects. Nonetheless, ethnographic relations showed that it was possible to break through the empathy wall and foster an emic understanding of contemporary fascist activism. However, my informants’ proposal that I collaborate with them in writing my dissertation was not an option but a threat, opening the way for an ethnographic grasp of the violent attitude of fascist activists. The multiple difficulties and dangers I faced during my fieldwork are narrated from a distance and give an example of the various risks an anthropologist may face while conducting ethnography in violent contexts. The second part of the article discusses the afterlife of ethnography through a narration of the social life of my book in dialogue with contemporary literature (Di Nunzio and Toscano, 2011; Teitelbaum, 2019). This account raises issues about the epistemological consequences of specific methodological choices during fieldwork. It critically addresses the consequences of collaborating during fieldwork, challenging the idea that researchers can ever be neutral when writing about the fascist presence in contemporary society, and interrogating the specific public that anthropologists engage with as their paramount concern. Should this public be the activists themselves? Or the public Didier Fassin describes when discussing the afterlife of ethnography? Through the narration of a significant episode that occurred in northern Italy in 2016 when presenting my book at a public library, I show how fascist violence resurfaced during the afterlife of ethnography, shedding light on the multiple facets and dimensions of this presence and, again, the risks involved in ethnographically encountering contemporary manifestation of fascism.Taking the risk is an invitation for the anthropological community to critically reflect on the epistemological and political consequences of collaborating with radical right activists on the premise that such collaboration entails not only purely moral concerns, but also political issues that stem directly from the specific history of contemporary European democracies. « Prendre le risque et au-delà. Collaboration, séduction et danger de l’ethnographie avec un mouvement néo-fasciste contemporain. »Cet article traite des multiples difficultés que peut rencontrer un anthropologue quand il prend le risque de s’engager dans l’ethnographie avec les activistes néo-fascistes contemporains. Basé sur mon expérience ethnographique avec les autoproclamés activistes fascistes du troisième millénaire à Rome en 2010, et sur les suites de cette rencontre ethnographique (2015-2018), cet article se propose d’apporter une contribution, axée sur l’ethnographie, aux débats portant sur les conséquences de la collaboration, sur le danger d’être confronté à la violence fasciste, et sur les réflexions épistémologiques auxquelles doivent faire face les sciences sociales lorsqu’elles acceptent de prendre le risque des rencontres de terrain.L’article développe son argumentation dans un dialogue avec la littérature existante portant sur des relations ethnographiques similaires, montrant ainsi les continuités et les divergences entre l’ethnographie menée avec les partis xénophobes et nationalistes, d’une part, et celle menée avec les activistes explicitement néo-fascistes, d’autre part. Parallèlement, l’article propose une critique des conséquences épistémologiques de la collaboration avec les activistes néo-fascistes, posant la question de la nature du public avec lequel les anthropologues peuvent collaborer comme une préoccupation essentielle.La première partie de cet article fait part des multiples difficultés que j’ai rencontrées lorsque je me suis installée à Rome pour effectuer, dans le cadre de ma thèse, une ethnographie avec le mouvement CasaPound (CPI). Elle décrit ma rencontre avec les activistes fascistes et les négociations autour du « mur de l’empathie » souvent motivées par la peur. La peur apparaît comme l’émotion dominante des rencontres de terrain de cette nature, ce que confirme la littérature sur des sujets similaires. Néanmoins, les relations ethnographiques ont montré qu’il était possible d’aller au-delà du « mur de l’empathie » et d’élaborer une compréhension émique de l’activisme fasciste contemporain. Pour autant, les propositions de mes informateurs de collaborer avec eux à l’écriture de ma thèse n’étaient pas une option, mais une menace, ouvrant la voie à une compréhension ethnographique de l’attitude violente des activistes fascistes. Les multiples difficultés et dangers auxquels j’ai dû faire face pendant mon travail de terrain sont relatés avec du recul et offrent un exemple des différents risques auxquels un anthropologue est confronté quand il conduit une ethnographie dans un contexte violent.La seconde partie de cet article traite des suites d’une ethnographie à travers le récit de la vie sociale de mon livre dans un dialogue avec la littérature contemporaine (Di Nunzio et Toscano, 2011 ; Teitelbaum, 2019). Ce récit soulève le problème des conséquences épistémologiques de choix méthodologiques spécifiques pendant le travail de terrain. Il offre une approche critique des conséquences de la collaboration lors du travail de terrain, contestant l’idée que les chercheurs puissent être neutres quand ils écrivent sur la présence fasciste au sein de la société contemporaine, et pose la question de la spécificité du public avec lequel l’anthropologue entre en collaboration comme une préoccupation primordiale. Les activistes eux-mêmes peuvent-ils constituer ce public ? Ou s’agit-il du public que Didier Fassin décrit quand il raconte les suites de l’ethnographie ? À travers la narration d’un épisode significatif qui s’est produit dans le nord de l’Italie en 2016, lors d’une présentation de mon livre dans une bibliothèque publique, je montre comment la violence fasciste a refait surface dans les suites de l’ethnographie, dévoilant les multiples facettes et dimensions de cette présence et, à nouveau, les risques qu’implique la rencontre ethnographique avec la manifestation contemporaine du fascisme.« Prendre le risque » est une invitation adressée à la communauté anthropologique à s’interroger sur les conséquences épistémologiques et politiques de la collaboration avec les activistes de la droite radicale, en partant de cette prémisse qu’une telle collaboration ne constitue pas uniquement un problème moral mais également un problème politique qui découle directement de l’histoire spécifique des démocraties européennes contemporaines. </description>
      <pubDate>lun., 19 juil. 2021 11:43:36 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 août 2021 17:58:08 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’observation photographique. Auto-analyse d’une enquête sur les gilets jaunes</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=506</link>
      <description>L’auto-analyse d’une enquête « photo-ethnographique » menée pendant un an sur le mouvement des gilets jaunes permet d’interroger les conditions de production des images, leurs statuts et les usages sociologiques qu’il est possible d’en faire. La première partie de l’article montre que l’utilisation de la photographie dans un cadre scientifique pose des problèmes relativement analogues aux autres méthodes dédiées à la production de matériel empirique. L’analyse de l’outil et de la pratique photographiques rappelle la double illusion d’une « neutralité » de l’observateur et d’une réalité prétendument « transparente » : le type d’appareil utilisé, les choix techniques qui précèdent la prise de vue et la relation nouée entre le photographe et le photographié façonnent sans doute autant le matériau produit que les hypothèses de l’enquêteur et les conditions de la rencontre avec les enquêtés. Les contraintes du photographe, qu’elles soient pratiques, intellectuelles, morales, ne sont pas pour autant des obstacles à la connaissance. La photographie peut aussi ouvrir des opportunités pour accéder aux agents les moins disposés à jouer le jeu de l’enquête, et atténuer l’asymétrie de la relation enquêteur/enquêté. Surtout, parce que la production des images est toujours inscrite dans des rapports sociaux, les « mises en scène » conscientes ou inconscientes offertes au photographe peuvent être envisagées comme des révélateurs des ressources dont disposent les agents pour se valoriser et comme des indices de l’ethos qu’ils mettent en œuvre dans leur connaissance pratique du monde social. Ainsi, le cadre de la rencontre avec les gilets jaunes et la manière dont le photographe est perçu sont propices à la mise en lumière de certains enjeux de la mobilisation et de certains invariants de la culture des classes populaires mobilisées : la quête de respectabilité, le primat accordé à la vie collective, la centralité de la famille, ou encore la valorisation des valeurs de la virilité et de la force physique.Contre certaines mystifications de la pratique photographique, l’article défend ensuite l’idée que la construction d’un corpus d’images pertinentes dépend peut-être moins des aptitudes du photographe sur « le terrain » que de son implication dans le travail d’editing, défini ici comme la phase de sélection, de développement et d’organisation des images. Souvent laissée dans l’ombre, cette partie du travail photographique occupe une place décisive dans la construction visuelle et sociologique de l’objet : la confrontation à l’ensemble du matériau apparaît comme le moment privilégié pour prendre conscience de la relation d’enquête et des prénotions que le photographe investit malgré lui dans la réalité étudiée. Les opérations relatives au choix et au développement des photographies sont l’occasion d’infirmer ou de confirmer ses hypothèses, d’en générer de nouvelles et d’élaborer une « grammaire » de l’image potentiellement ajustée à sa vision de l’objet, aux publics visés et aux finalités de son travail. En ce sens, l’editing rappelle aussi l’aporie de l’opposition entre esthétique et sociologie. Pour approfondir la connaissance des déterminations de la pratique photographique et maîtriser l’inconscient historique, esthétique et académique que le « sociologue-photographe » engage inévitablement dans sa pratique, l’article plaide en conclusion en faveur d’une sociologie des sociologues, des photographes et de leurs publics. “Photographic Observation. Self-Analysis of a Fieldwork around the Yellow Vests”The self-analysis of a “photo-ethnographic” fieldwork carried out for one year around the Yellow Vests movement allows to question the conditions of production of images, their status and the sociological uses that can be made of them. At first, the article shows that the use of photography in a scientific setting poses problems relatively similar to other methods applied the production of empirical material. Analyzing the device and the photographic practice urges to avoid falling into the trap of a twofold illusion: the observer’s “neutrality” and the so called “transparent” reality. The type of camera used, the technical choices preceding the shooting and the relationship established between the photographer and the photographed person undoubtedly shape the material produced as much as the hypotheses of the investigator or the conditions of the encounter with the respondents. The constraints put on the photographer, whether practical, intellectual or moral, are by no means obstacles to knowledge. Photography can also open up opportunities for access to actors who are less willing to play the game of the inquiry as well as mitigate the asymmetry of the interviewer/respondent relationship. Above all, given that the production of images is always rooted in social relationships, the conscious or unconscious “staging”, which the photographer captures, can be seen as resources that actors may use to empower themselves. They are also clues to comprehend the ethos they employ in the social world. Thus, the framework of the encounter with the Yellow Vests and how the photographer is perceived are conducive to highlighting certain issues of the mobilization and certain invariants of the culture of the mobilized working classes: the quest for respectability, the priority given to collective life, the centrality of the family, or the value placed on of virility and physical strength.In opposition to certain photographic practice mystifications of, the article proceeds by considering that the construction of a corpus of relevant images depends perhaps less on the photographer’s abilities in the “field” than on his or her involvement in the work of editing, defined here as the phase of selecting, developing and organizing the images. Often overlooked, this part of the photographic work occupies a decisive place in the visual and sociological object’s construction. The confrontation with the whole material appears to be the privileged moment to become aware of the investigative relationship and of the preconceived notions that the photographer unwillingly mobilizes when scrutinizing the reality. The operations related to the choice and the development of the photographs are the occasion to invalidate or confirm hypotheses, to put forward new ones and to elaborate a “grammar” of the images potentially adjusted to the vision of the object, to the targeted public and to the work’s objectives. In this sense, the editing also recalls the aporia of the opposition between aesthetics and sociology. In order to deepen our knowledge of photographic practice’s determinations and to master the historical, aesthetic and academic unconscious that the “sociologist-photographer” inevitably mobilizes in his or her practice, the article concludes by advocating a sociology of sociologists, photographers and their audiences. </description>
      <pubDate>ven., 23 juil. 2021 16:24:37 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 août 2021 09:32:58 +0200</lastBuildDate>
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