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    <title>Indigenous Brazilians</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=460</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Pour “retarder la fin du monde”</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=452</link>
      <description>La pandémie déclenchée par le nouveau coronavirus, qui a débuté en 2019, est arrivée au Brésil en mars 2020. Face à elle, les peuples autochtones vivant au Brésil, qui ont longtemps été victimes de maladies causées par les projets de développement mis en place par la colonisation, ont lancé un signal d’alarme, indiquant le danger de ce nouveau mal et son potentiel d’extermination. Ce risque d’extermination est encore plus élevé si l’on considère que des peuples comme les Yanomami – un peuple amazonien – sont obligés de vivre à proximité de quelque vingt mille mineurs qui exploitent leur territoire. Aujourd’hui, cette pratique et d’autres pratiques criminelles qui ont longtemps menacé les peuples autochtones en leur apportant la maladie, la violence, la mort et la destruction de l’environnement, font partie du programme politique du nouveau gouvernement qui, depuis 2019, ne fait qu’attaquer l’existence de ces groupes et leurs droits. Au-delà de la pandémie, il y a aussi le grave problème des incendies qui ravagent les forêts un peu partout sur le territoire : il faut brûler les forêts pour gagner du terrain pour le soja ; il faut brûler les forêts pour faire place à l’élevage du bétail. Dans ce scénario, les peuples autochtones confrontés à la mort apportée par les « hommes blancs » (comme ils disent), développent des stratégies de survie inspirées de la sagesse de leurs ancêtres, des êtres enchantés et de la forêt elle-même. Les femmes sont des figures essentielles de cette quête. Ce sont elles qui établissent un lien de communication entre le savoir des anciens et celui des contemporains pour éviter que la maladie ne pénètre dans leurs communautés et ne provoque, comme en d’autres temps, l’extermination. À titre d’exemple, ce texte partagera l’expérience de deux femmes : Maria da Glória, épouse du pajé (chaman) du village tupinambá situé dans la terre indigène tupinambá d’Olivença (État de Bahia) et Cecilia Barbosa, enseignante de l’autre côté du pays, dans l’État d’Amazonas. Elles utilisent leurs connaissances des herbes pour fabriquer des médicaments et faire des bains pour combattre la Covid-19, en précisant que les prières et la « fermeture du corps » effectuées par les chamans sont fondamentales pour le traitement. Le matériel utilisé pour l’analyse provient de divers supports digitaux : de dialogues via l’application WhatsApp, la chaîne YouTube et la revue en ligne de l’Institut Socio-Ambiental (ISA). Pour faire entendre la voix de ces peuples qui résistent, la pensée d’Ailton Krenak, présentée dans son livre Ideias para adiar o fim do mundo, sera également exposée dans ce texte. “To ‘delay the end of the world’”The new coronavirus pandemic, which started in 2019, reached Brazil in March 2020. Under those trying circumstances, the Brazilian indigenous peoples, who have long been victims of diseases in relation to projects developed in the wake of colonization, have sounded the alarm and emphasized the danger represented by this new evil and its potential for extermination. This potential increases considerably if we consider that peoples such as the Yanomami, an Amazonian population, are forced to live in close contact with some twenty thousand miners exploiting their territories’ resources. Today, such criminal practices, which have for long threatened indigenous peoples, causing diseases, violence, deaths and environmental destruction, are part and parcel of the current government’s policy, which, since 2019, has been hellbent on disenfranchising these peoples’ human rights and imperilling their very existence. What’s more, another serious problem is the wildfires devastate the forests in order to expand the soybean fields. Thus, the indigenous peoples confronted with the death brought by the “white men” (in their own words), develop survival strategies drawing on the wisdom of their ancestors, the enchanted beings and the forest itself. In this quest, women are essential figures for they are the ones who establish a communication link between the knowledge of the elders and that of the contemporaries, to prevent the disease from spreading into their communities and lead to extermination, as it happened in the past. This paper will share the experiences of two women: Maria da Glória, the wife of the pajé of the village located in the indigenous Tupinambá land of Olivença, Bahia, and Cecilia Barbosa, a teacher on the other side of the country, in Amazonas. They use their knowledge of herbs to produce medicines and offer baths to combat Covid-19, insisting on the fact that prayers and the “sealing of the body” that shamans perform are key for the treatment. The material for the analysis is extracted from digital media: dialogues via the WhatsApp application, YouTube channel and online magazine of the Socio-Environmental Institute. To make the voice of these peoples who resist heard, Ailton Krenak’s thought will also be introduced through the book “Ideias para adiar o fim do mundo”. </description>
      <pubDate>sam., 17 juil. 2021 22:11:34 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 25 août 2021 23:14:10 +0200</lastBuildDate>
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