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    <title>femmes</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=456</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Contre la fin : esquisse d’une politique préfigurative restitutionniste chez des militantes « alterféministes » (France, 2013-2018) </title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1507</link>
      <description>À rebours de l’idée selon laquelle le catastrophisme est dépolitisant, cet article interroge la manière dont l’annonce et l’expérience de la fin, associées ici à la catastrophe écologique, engendrent un processus de création politique. Il montre que l’« inquiétude environnementale » qui accompagne les changements écologiques révèle une politisation des questions de genre irréductible au progressisme. En effet, les corps ne sont pas affectés indifféremment par la « contamination du monde ». D’une part, l’expérience corporelle, vécue ou présumée à venir, des conséquences d’expositions aux polluants, remet en question la dimension émancipatrice de la technique ; d’autre part, les évolutions technologiques et médicales des dernières décennies ont rendu possible une transformation des caractères phénotypiques et hormonaux définissant le sexe. Concomitamment, la politisation des questions de genre a remis en cause non seulement la hiérarchisation des catégories binaires de masculin et de féminin, mais leur principe même, soulevant des inquiétudes. Cette ouverture des possibles suscite une réaction très vive de la part de groupes conservateurs. Selon ces derniers, la poursuite de l’égalité de genre se traduit par l’indifférenciation des sexes et des identités. La « fin du genre », comme système de domination fondé sur les différences perçues entre les sexes, signerait ainsi la fin d’un ordre anthropologique sexué immuable. Il s’agirait donc d’un effondrement de la civilisation fondée sur la complémentarité des sexes, perçu comme la fin d’un monde où les identités étaient stabilisées par leur fondement biologique. Les mobilisations contre le mariage civil des couples de même sexe ou, plus récemment, contre la reconnaissance des identités non binaires, ont donné à voir cette réaction conservatrice. Dans son sillage et contre la « fin du genre » annoncée, au printemps 2013, des collectifs non mixtes et des femmes revendiquant une identité politique féminine entendent formuler un projet politique autour de la nature et des identités sexuées. Les Antigones surgissent ainsi dans l’espace public pour contrer les féministes des FEMEN. Marianne Durano, alors étudiante en philosophie et engagée dans le groupe des Veilleurs contre la loi Taubira, propose quelques années plus tard une phénoménologie du féminin s’appuyant sur la pensée chrétienne, sous le nom de « féminisme intégral ». Appréhendés comme des mouvements de réaction aux politiques d’égalité, ces engagements féminins participent d’une défense de l’ordre symbolique, social et politique fondé sur la différence des sexes, indissociable d’une écologie politique conservatrice. Ils ne sont pas tant « antigenre » qu’opposés à la fin de cet ordre du genre, et partant, à la théorisation des inégalités et des rapports de domination fondés sur le genre. Cette formulation théorique ne relève pas simplement de l’opposition : elle se déploie aussi selon une logique intrinsèque qui puise dans des références culturelles et philosophiques inhérentes à ce courant pour définir en des termes jugés adéquats le sujet politique féminin des temps présents et à venir. Les données collectées dans le cadre d’entretiens approfondis, d’observations in situ réalisées entre 2014 et 2019, auxquelles s’ajoutent des publications en ligne (site Web, chaîne YouTube et réseaux sociaux), sont analysées de manière qualitative pour rendre compte des schèmes de représentation de la « fin » et du projet politique restitutionniste y répondant. Cette contribution éclaire ainsi l’eschatologie de ces femmes ou de ces groupes, d’inspiration chrétienne ou néopaïenne, qui apportent des réponses à une inquiétude environnementale différentes de celles de leurs contemporaines écoféministes et des conservateurs. “Against the End: Sketch of a Prefigurative Restitutionist Policy among ‘Alterfeminist’ Activists (France, 2013-2018)”Contrary to the idea that catastrophism entails de-politicization, this article examines how the forecasting and experiencing of “the end”, associated with the environmental catastrophe, give birth to a process of political innovativeness. It shows that “environmental anxiety” goes along with ecological change and reveals a politicization of gender issues irreducible to progressivism. Indeed, bodies are not homogeneously affected by the “contamination of the world”. On the one hand, the bodily experience of the consequences of exposure to pollutants calls into question the emancipatory dimension of technology. On the other hand, the recent technological and medical developments have made it possible to transform the phenotypic and hormonal characteristics that define gender. At the same time, the politicization of gender issues has called into question not only the hierarchical binary categories of masculine and feminine, but their very foundations, which has been raising concerns. This opening-up of possibilities has provoked conservative groups’ reaction. In their view, the pursuit of gender equality translates into the dissolution of sexes and identities. This allegedly entails the collapse of a civilization founded on the complementarity of the sexes, perceived as the end of a world where identities would be stabilized in biology. Mobilizations against same-sex marriage, and more recently against the recognition of non-binary identities, have shed light on this reactionary opposition. In their wake, and with the aim to resist the prediction of the “end of gender”, women-only collectives and women identifying with a feminine political agenda stepped forward, in the spring of 2013, to advocate a political project around nature and gendered identities. The Antigones, thus, emerged in the public space to counter the FEMEN feminists; Marianne Durano, then a philosophy student committed to the Veilleurs movement against the Taubira (same-sex) law, proposed, a few years later, a phenomenology of the feminine based on Christian thought called “integral feminism”. Framed as reactionary movements opposing equality policies, these movements take part in defending the symbolic, social and political order based on gender differences, and inseparable from a conservative political environmentalism. They are not so much “anti-gender” as they repel the end of a gender-based social and symbolic order, hence they reject the theorization of gender-based inequalities and relations of domination. Their environmentalism is not merely reactionary: it also unfolds among an intrinsic rationale that draws on cultural and philosophical references internal to its groups so that the female political subject of the present and the future be adequately conceived. Data collected through in-depth interviews, in situ observations carried out between 2014 and 2019, and online publications (websites, YouTube channels and social networks in compliance with the current legislation on personal data) are analyzed qualitatively to account for the representational frameworks of the “end” and the “restitutionist” political project meant to respond to it. This paper sheds light on the eschatology of these Christian- or neo-pagan-inspired groups or women, who provide responses to environmental anxiety that differ from their eco-feminist and conservative contemporaries. </description>
      <pubDate>mer., 29 janv. 2025 17:14:03 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 15 avril 2025 14:19:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Pour “retarder la fin du monde”</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=452</link>
      <description>La pandémie déclenchée par le nouveau coronavirus, qui a débuté en 2019, est arrivée au Brésil en mars 2020. Face à elle, les peuples autochtones vivant au Brésil, qui ont longtemps été victimes de maladies causées par les projets de développement mis en place par la colonisation, ont lancé un signal d’alarme, indiquant le danger de ce nouveau mal et son potentiel d’extermination. Ce risque d’extermination est encore plus élevé si l’on considère que des peuples comme les Yanomami – un peuple amazonien – sont obligés de vivre à proximité de quelque vingt mille mineurs qui exploitent leur territoire. Aujourd’hui, cette pratique et d’autres pratiques criminelles qui ont longtemps menacé les peuples autochtones en leur apportant la maladie, la violence, la mort et la destruction de l’environnement, font partie du programme politique du nouveau gouvernement qui, depuis 2019, ne fait qu’attaquer l’existence de ces groupes et leurs droits. Au-delà de la pandémie, il y a aussi le grave problème des incendies qui ravagent les forêts un peu partout sur le territoire : il faut brûler les forêts pour gagner du terrain pour le soja ; il faut brûler les forêts pour faire place à l’élevage du bétail. Dans ce scénario, les peuples autochtones confrontés à la mort apportée par les « hommes blancs » (comme ils disent), développent des stratégies de survie inspirées de la sagesse de leurs ancêtres, des êtres enchantés et de la forêt elle-même. Les femmes sont des figures essentielles de cette quête. Ce sont elles qui établissent un lien de communication entre le savoir des anciens et celui des contemporains pour éviter que la maladie ne pénètre dans leurs communautés et ne provoque, comme en d’autres temps, l’extermination. À titre d’exemple, ce texte partagera l’expérience de deux femmes : Maria da Glória, épouse du pajé (chaman) du village tupinambá situé dans la terre indigène tupinambá d’Olivença (État de Bahia) et Cecilia Barbosa, enseignante de l’autre côté du pays, dans l’État d’Amazonas. Elles utilisent leurs connaissances des herbes pour fabriquer des médicaments et faire des bains pour combattre la Covid-19, en précisant que les prières et la « fermeture du corps » effectuées par les chamans sont fondamentales pour le traitement. Le matériel utilisé pour l’analyse provient de divers supports digitaux : de dialogues via l’application WhatsApp, la chaîne YouTube et la revue en ligne de l’Institut Socio-Ambiental (ISA). Pour faire entendre la voix de ces peuples qui résistent, la pensée d’Ailton Krenak, présentée dans son livre Ideias para adiar o fim do mundo, sera également exposée dans ce texte. “To ‘delay the end of the world’”The new coronavirus pandemic, which started in 2019, reached Brazil in March 2020. Under those trying circumstances, the Brazilian indigenous peoples, who have long been victims of diseases in relation to projects developed in the wake of colonization, have sounded the alarm and emphasized the danger represented by this new evil and its potential for extermination. This potential increases considerably if we consider that peoples such as the Yanomami, an Amazonian population, are forced to live in close contact with some twenty thousand miners exploiting their territories’ resources. Today, such criminal practices, which have for long threatened indigenous peoples, causing diseases, violence, deaths and environmental destruction, are part and parcel of the current government’s policy, which, since 2019, has been hellbent on disenfranchising these peoples’ human rights and imperilling their very existence. What’s more, another serious problem is the wildfires devastate the forests in order to expand the soybean fields. Thus, the indigenous peoples confronted with the death brought by the “white men” (in their own words), develop survival strategies drawing on the wisdom of their ancestors, the enchanted beings and the forest itself. In this quest, women are essential figures for they are the ones who establish a communication link between the knowledge of the elders and that of the contemporaries, to prevent the disease from spreading into their communities and lead to extermination, as it happened in the past. This paper will share the experiences of two women: Maria da Glória, the wife of the pajé of the village located in the indigenous Tupinambá land of Olivença, Bahia, and Cecilia Barbosa, a teacher on the other side of the country, in Amazonas. They use their knowledge of herbs to produce medicines and offer baths to combat Covid-19, insisting on the fact that prayers and the “sealing of the body” that shamans perform are key for the treatment. The material for the analysis is extracted from digital media: dialogues via the WhatsApp application, YouTube channel and online magazine of the Socio-Environmental Institute. To make the voice of these peoples who resist heard, Ailton Krenak’s thought will also be introduced through the book “Ideias para adiar o fim do mundo”. </description>
      <pubDate>sam., 17 juil. 2021 22:11:34 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 25 août 2021 23:14:10 +0200</lastBuildDate>
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