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    <title>organization</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=318</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Organiser la fête, un apprentissage politique ? Le cas du festival EHZ en Pays Basque</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1689</link>
      <description>Partant du cas du festival Euskal Herria Zuzenean (EHZ), qui fête ses 30 ans au Pays Basque cette année, cet article propose d’interroger la dimension politique des modalités d’organisation du festival de musique. Fondées sur le bénévolat, la transmission intergénérationnelle et la gestion collective des crises, ces modalités organisationnelles entrent en résonance avec les travaux de David Graeber sur la place accordée aux plaisirs festifs collectifs face au capitalisme, à l’action directe et à la créativité collective, mais également avec son attention à la portée politique de l’ethnographie pour ouvrir le champ des possibles. Comment cette mobilisation politique de la musique peut-elle constituer une expérimentation politique durable, et comment évolue-t-elle lorsque le festival devient une institution festive locale ? À partir d’entretiens, d’archives et d’articles de presse, complétés par une enquête ethnographique menée lors d’une édition récente, l’analyse retrace les débuts du festival, son évolution et les crises qu’il a traversées afin de comprendre comment la transmission des compétences d’organisation participe d’un engagement politique et culturel à la fois joyeux et émancipateur. EHZ apparaît ainsi comme un dispositif permettant le développement de capabilités collectives, où fête, bénévolat et autogestion élargissent concrètement les possibilités d’action musicales et politiques. Cette démarche invite à un nouveau croisement entre anthropologie de la musique et anthropologie politique à partir des modalités d’organisation. Taking the case of the Euskal Herria Zuzenean (EHZ) festival, which celebrates its thirtieth anniversary in the Basque Country this year, this article examines the political dimension of music festival organisation. Based on volunteer work, intergenerational transmission, and the collective management of crises, these organisational practices resonate with David Graeber’s reflections on the place of collective festive enjoyment in relation to capitalism, direct action, and collective creativity, as well as with his attention to the political significance of ethnography as a way of opening up new possibilities. How can the political mobilisation of music constitute a sustained political experiment, and how does it evolve when a festival becomes a local festive institution? Drawing on interviews, archival materials, and press articles, complemented by ethnographic fieldwork conducted during a recent edition of the festival, the analysis retraces the festival’s origins, its development, and the crises it has faced in order to understand how the transmission of organisational skills contributes to a form of political and cultural engagement that is both joyful and emancipatory. EHZ thus appears as a framework fostering the development of collective capabilities, where celebration, volunteerism, and self-management concretely expand the possibilities for musical and political action. This approach calls for a renewed dialogue between the anthropology of music and political anthropology through the study of organisational practices. </description>
      <pubDate>ven., 03 juil. 2026 13:59:27 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 03 juil. 2026 14:20:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Un chaos organisé. La grappe de ronds-points comme structure politique souple</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=141</link>
      <description>La révolte des gilets jaunes, qui se sont opposés frontalement au gouvernement français pendant plusieurs mois en 2018 et 2019, est trop souvent décrite comme une masse chaotique. Ce mouvement déroutant, politiquement inclassable, est défini à partir de ce qui lui fait défaut : ses manifestations sont sans cortèges, ses débats sans assemblées, ses revendications sans chefs ni porte-parole – et il manifeste ouvertement son hostilité aux syndicats, tout en systématisant le blocage des ronds-points des régions rurales. Les gilets jaunes seraient-ils condamnés à n’être que le négatif des mouvements sociaux habituels ? Ou bien faut-il au contraire remettre en question les visions stéréotypées des luttes sociales et analyser les particularités des gilets jaunes hors de l’ombre de leurs prédécesseurs ?Au cœur des définitions en creux des gilets jaunes, on retrouve l’idée récurrente d’un manque d’organisation, un terme si central dans l’analyse des mouvements sociaux qu’il est devenu le synonyme commode des mouvements eux-mêmes. Le cas des gilets jaunes renouvelle le débat en montrant que les révoltes et les insurrections, qu’on considère trop souvent comme inorganisées car « spontanées », ont leurs propres logiques, qui présentent de nombreux avantages, bien qu’elles soient dépourvues des cadres officiels des associations, des partis et des syndicats, et même souvent grâce à cette absence. À l’analyse, il s’avère que l’organisation des ronds-points, avec leurs cabanes, leurs règles de vie, leurs espaces de discussion et de préparation stratégique, est loin d’être chaotique. Elle est au contraire hautement sophistiquée, en particulier si l’on examine un aspect méconnu et pourtant essentiel : celui des relations entre les ronds-points. Par centaines, ils ont en effet tissé des liens durables sur l’ensemble du territoire français, et permis à un mouvement d’envergure nationale de faire trembler l’État. Le cas emblématique des gilets jaunes de l’est du Loiret éclaire cette particularité du mouvement, en montrant comment s’est forgée, au fil des semaines, une structure politique souple et complexe qu’on appellera ici une grappe giratoire, ou grappe de ronds-points : entre cinq lieux de mobilisation, dont trois ronds-points, se sont établies des interactions constantes, au gré des déplacements, des manifestations, des opérations de blocage de routes ou d’entreprises.Ce qui peut apparaître comme chaotique – l’absence d’assemblées générales systématiques en particulier – permet paradoxalement à la grappe giratoire d’élargir le domaine de la lutte. La grappe comme structure politique souple repose ainsi sur une série de fluidités organisationnelles – conflictuelle, idéologique, par coopération, par rivalité, par émulation – qui explique la force d’attraction des gilets jaunes. Les grappes giratoires maintiennent dans un même combat des idéologies, des modes de vie et des stratégies disparates, voire divergentes, pour préserver l’expression de classe du soulèvement. Elles offrent ainsi de nombreux avantages pour la formation d’un mouvement de masse, en donnant aux révoltés et aux insurgés une sagesse politique qui leur est souvent refusée. “Organized Chaos. Round-About Constellations as Flexible Political Structures”The Yellow Vest revolt against the French government, which took place over several months in 2018-2019, is frequently described in terms of a chaotic masse. This politically unclassifiable movement has left analysts unsettled, who have often defined it by its absences: absence of agreement with the authorities of demonstrations, absence of defined routes; absence of assemblies for holding debates; absence of leaders or spokespersons – and Yellow Vests openly display their hostility towards trade unions while systematizing round-about blockades in rural areas. Is the movement therefore doomed to be understood as the negative reflection of the social movements we have been used to? Should we not rather question our stereotypes of social struggles and analyze the specificities of the Yellow Vest movement free of the preconceptions entailed by the movement’s predecessors?At the heart of these negative definitions of the movement is the recurrent theme of the absence of organization, a term that is so central to social movement analysis that it has turned into the convenient synonym for movements themselves. The case of the Yellow Vests reopens the debate by showing that revolts and insurrections, too often understood as unorganized due to their “spontaneity”, have their own organizational logics which come with many advantages, in spite of, or rather thanks to, the absence of representatives and officials to be found in associations, trade unions, and political parties. Indeed, closer analysis reveals that Yellow Vest round-abouts, with their shacks, rules, forums for discussion and strategic preparation, are far from being chaotic. On the contrary, they function according to highly sophisticated organizational practices, particularly when it comes to a little-known but essential aspect of the movement: the networking among round-abouts. Indeed, hundreds of round-abouts established solid links across France, allowing for a nation-wide movement capable of making the French state tremble. The East-Loiret Yellow Vests is a case in point and sheds light on this aspect of the movement, showing how, over a number of weeks, a flexible and complex political structure, which I call a rotative constellation or round-about constellation, emerged, gathering together five sites of mobilization, including three round-abouts, which interacted constantly over the course of demonstrations, road-blocks, or operations to disrupt commerce and industry.That which may appear as chaotic – in particular the absence of general assemblies held on a regular basis – is paradoxically that which allows a rotative constellation to expand its combat zone. The constellation as a flexible political structure draws on a series of fluid organizational practices: fluid forms of conflict management, fluid relationship to different ideological positions, allowing for the establishment of relationships between different groups characterized by cooperation, rivalry and emulation. This fluidity helps explain the force of attraction exercised by the Yellow Vest movement: the rotative constellations hold distinct and sometimes opposing ideologies, lifestyles and strategies together in a common struggle, which allows the revolt to preserve its nature as an expression of a particular social class. Rotative constellations therefore offer a number of advantages for mass political movements, and identifying them finally does justice to the often unrecognized political wisdom of insurgents. </description>
      <pubDate>lun., 23 nov. 2020 01:07:08 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 16 déc. 2020 15:12:20 +0100</lastBuildDate>
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