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    <title>resistance</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=296</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Israeli Jews against the Wall: (Anti-)Colonial Narratives of Defeat </title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=860</link>
      <description>This paper deals with Jewish-Israeli activists who join Palestinian demonstrations in the occupied West Bank against the Separation Wall, the 800-kilometre-long, eight-metre-high wall that separates Palestinians and Israeli settlers. Jewish-Israeli activists who join the Palestinian-led struggle are placed in a challenging and unique position: they are members of the settler–colonial oppressor collective and benefit from this colonisation. Israelis who join the Palestinian protests against the wall are portrayed by the state and the majority as traitors who have crossed national boundaries to turn against Israel. While these activists fully accept the framing of the demonstrations as Palestinian-led, their unique position results in multidirectional implications for their narratives and feelings in relation to the struggle’s outcomes. As part of their solidarity, they construct a narrative based on the success or failure of the Palestinian struggle. As the Palestinian struggle is perceived as failed, Israeli activists also join this narrative of defeat. By combining theories of social movement outcomes, particularly on failure and defeat, along with a scholarly analysis of the joint struggle of Palestinians and Jewish-Israelis, I seek to shed light on how the sense of double defeat is constructed through activism. In particular, I investigate the ways in which they add their own contributions to the Palestinian narrative, both in relation to the Palestinian struggle and to their positionality within the protest. Specifically, I scrutinise the two aspects of the Israeli activists’ sense of defeat, losing to the power of the occupation and the disintegration of solidarity, and investigate how these created rifts in Israeli mobilisation for demonstrations against the wall. However, I also demonstrate that the sense of defeat does not override all mobilisation and show the ways in which many of the activists continue to take part in the struggle against the occupation and oscillate between a sense of defeat and the moral obligation to persist, creating both micro and macro dilemmas about practices of activism, identity, participation and solidarity. I show that many other possibilities for resistance exist, and they all illustrate the extent of the agency Israeli activists possess even in the face of political losses. The variety of political actions that are available to Israeli activists are the result of their social position. While the Palestinians lack options for action, Jewish-Israeli activists, despite the failure of the demonstrations against the wall, have the privilege of choosing new courses of action. The material stems from the fieldwork I conducted at the above-mentioned Palestinian demonstrations between 2015 and 2017. My aspiration to provide a comprehensive account of Jewish-Israeli anti-apartheid activists’ experiences during the weekly Palestinian protests called for an in-depth qualitative study. I chose qualitative methods of data collection, primarily participant observation and in-depth semi-structured interviews, due to their appropriateness for understanding the dynamic and unstable nature of the phenomena being studied. « Les Juifs israéliens contre le mur : récits (anti)coloniaux de la défaite »Cet article traite des militants juifs israéliens qui se joignent aux manifestations palestiniennes contre le mur de séparation en Cisjordanie occupée, un mur de 800 kilomètres de long et de 8 mètres de haut, dressé entre les Palestiniens et les colons israéliens. Les militants juifs israéliens qui se joignent à la lutte menée par les Palestiniens sont placés dans une position difficile et singulière : ils sont membres du collectif oppresseur que constituent les colons et bénéficient de cette colonisation. Les Israéliens qui participent aux manifestations palestiniennes contre le mur sont dépeints comme des traîtres par l’État et la majorité de la population, comme des citoyens qui ont franchi les frontières nationales pour se retourner contre Israël. Bien que ces activistes acceptent pleinement que l’encadrement des manifestations soit dirigé par des Palestiniens, leur position singulière oriente de diverses manières leurs récits et leurs sentiments concernant les résultats de la lutte. Parce qu’ils sont solidaires de la lutte palestinienne, ils construisent un récit fondé sur son succès ou son échec. Dans la mesure où la lutte palestinienne est perçue comme un échec, les activistes israéliens se font aussi l’écho de ce récit de la défaite. En combinant les théories sur les résultats des mouvements sociaux, en particulier sur l’échec et la défaite, avec une analyse savante de la lutte commune des Palestiniens et des Juifs israéliens, je cherche à faire la lumière sur la façon dont l’activisme construit ce sentiment de double défaite. En particulier, j’étudie de quelles façons ces militants israéliens ajoutent au récit palestinien leurs contributions, qui concernent à la fois la lutte palestinienne et leur propre position au sein de la protestation. Plus précisément, j’examine les deux aspects du sentiment de défaite des activistes israéliens, c’est-à-dire la défaite face au pouvoir de l’occupation et la désintégration de la solidarité, et j’étudie comment ils ont créé des failles dans la mobilisation israélienne pour prendre part aux manifestations contre le mur. Cependant, je démontre aussi que le sentiment de défaite ne l’emporte pas totalement sur la mobilisation et je montre comment de nombreux militants continuent à prendre part à la lutte contre l’occupation et oscillent entre un sentiment de défaite et l’obligation morale de persister, créant ainsi des dilemmes à petite et grande échelle au sujet des pratiques d’activisme, de l’identité, de la participation et de la solidarité. Je montre que de nombreuses autres possibilités de résistance existent, illustrant toute l’étendue de l’agentivité que possèdent les activistes israéliens, même lorsqu’ils sont confrontés à des échecs politiques. La variété d’actions politiques dont disposent les militants israéliens résulte de leur position sociale. Alors que les Palestiniens manquent d’options pour agir, les activistes juifs israéliens, malgré l’échec des manifestations contre le mur, ont le privilège de pouvoir choisir de nouvelles lignes d’action. Ces matériaux de recherche sont issus du travail de terrain que j’ai mené lors des manifestations palestiniennes déjà mentionnées, qui ont eu lieu entre 2015 et 2017. Mon ambition de dresser un panorama complet des expériences des militants juifs israéliens anti-apartheid lors des manifestations palestiniennes hebdomadaires a nécessité une étude qualitative approfondie. J’ai choisi des méthodes qualitatives de collecte de données, principalement l’observation participante et les entretiens semi-structurés approfondis en raison de leur pertinence pour comprendre la nature dynamique et instable des phénomènes analysés. </description>
      <pubDate>mar., 02 août 2022 17:28:26 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 02 août 2022 22:01:21 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Gilets jaunes, créativité et résistance. De la rencontre de terrain au projet de film</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=290</link>
      <description>L’article raconte la démarche de la réalisatrice Sylvestre Meinzer et les questions qui se sont posées à elle, entre la rencontre avec les gilets jaunes et l’écriture du film documentaire Les Voies jaunes, en cours de production. Il évoque les étapes institutionnelles qui ont accompagné cette avancée, notamment la présentation du projet aux différentes commissions d’aide à l’écriture, avec la difficulté de défendre un sujet « sensible » à tous points de vue. Dans le prolongement de son dernier film, Mémoires d’un condamné, qui racontait l’histoire de Jules Durand, un martyr de la cause ouvrière au Havre, l’auteure s’intéresse à la « mémoire de classe » et à la façon de traiter cinématographiquement des questions touchant à la mobilisation des milieux populaires. Parce que le mouvement des gilets jaunes renvoie aux zones délaissées de l’Hexagone qu’elle a explorées récemment en accompagnant son film dans les salles, elle décide d’enfiler son gilet jaune et de prendre la route, pour rejoindre des groupes et assemblées de gilets jaunes. Dans le contexte de « bataille des images » qui oppose les réalisateurs gilets jaunes – plus ou moins autodidactes – et les reporteurs officiels ayant accès aux grands médias et diffusant une vision arbitraire du soulèvement, l’auteure-réalisatrice se sent partagée entre la volonté de réaliser un film « pour les gilets jaunes » et celle de ne répondre à aucune attente venant de l’extérieur, mais de creuser son regard singulier. La sortie du film de Gilles Perret et François Ruffin, J’veux du soleil, l’incite finalement à défendre une ligne d’écriture personnelle, qui se rapproche de ses émotions et de son ressenti. Sur un circuit traversant la France du Havre à Marseille, elle réalise une série de repérages et récolte un important corpus de témoignages audio anonymes qui formera la base de son travail à venir. Il ressort de la variété et de la richesse de ces expériences de terrain une double impression : un traumatisme lié à la violence et à la répression d’une part, un élan d’espoir entraînant une grande énergie et créativité d’autre part, avec le sentiment, que partagent ceux qui se sont rencontrés sur les ronds-points, qu’« au moins, l’humanité, elle n’est pas morte » (Manu, Valence). La multiplicité des récits, leur hétérogénéité et la matière sonore de ces enregistrements sont l’occasion d’une réflexion sur les images. Les récits évoquant la violence et les peurs liées à la répression doivent-ils montrer simultanément cette violence ? Il apparaît que les témoignages peuvent être d’autant plus justes et audibles qu’ils n’ont pas de visage identifiable et qu’ils s’écoutent sur des images différentes, de paysages, de la vie quotidienne, etc. Ceci dessine les intentions cinématographiques de l’auteure, qui souhaite jouer du contre-point et mettre en correspondances des récits et des images reliés de manière indirecte ou onirique. L’article s’intéresse donc à la présentation des paysages, du quotidien, des images qui environnent les gilets jaunes et qui parlent d’eux.Enfin, le fait que les acteurs du mouvement inventent un autre monde possible, qu’ils fassent des propositions politiques concrètes, construisent des cabanes, écrivent des doléances, etc., est observé et mis en parallèle avec le geste artistique. La mobilisation, la solidarité, la convergence sont des actes de création, et donc de résistance, qui ouvrent sur d’autres combats à venir. C’est à travers ces réflexions sur la fragilité de notre époque et sur la force de ce moment-là que la démarche cinématographique se cherche une forme définitive. Mais le film se définira véritablement au moment du montage, à venir. “Yellow Vests, Creativity and Resistance, from the Field to the Film”This paper presents director Sylvestre Meinzer’s approach, the questions that arose in the timespan between her meeting with the Yellow Vests and the writing of the documentary film Les Voies jaunes (“The Yellow Ways”), which is currently being produced. She evokes the institutional stages along this process, the various hearings in committees for film-writing assistance in particular, with the difficulty of advocating a topic that is “sensitive”, from all points of view. In the wake of her latest film, Mémoires d’un condamné (“Memoirs of a Convicted Man”), the story of Jules Durand’s life, a martyr worker of Le Havre, the author is interested in “social class memory” and in how these issues relating to the mobilization of the working class are dealt with in films. Since the social movement initiated by the Yellow Vests summons up the deprived areas in France which she had explored as she toured the country for presenting her film, the author decided to put a yellow vest on and to hit the road, to join groups and assemblies in many different places. In the backdrop of the “Battle of Images”, which opposes yellow-vest filmmakers – more or less self-taught – and official reporters who have access to the major media and convey a totally arbitrary perspective on the movement, the author felt torn between making a film “for the yellow vests” and one that would allow her to sharpen her original gaze. The release of Gilles Perret and François Ruffin’s film, J’veux du soleil (“I want a bit of the sunshine!”) eventually prompted her to adopt a personal line of writing, closer to her emotions and feelings.Across France from Le Havre to Marseille, she carried out a series of fieldworks and collected an important corpus of anonymous audio testimonies that form the basis of her work. The variety of these experiences entail a double impression: a trauma linked to violence and repression on the one hand, a surge of hope boosting energy and creativity on the other, with the feeling - for those who met on the roundabouts – that “at least, humanity is not dead” (Manu, Valence). The multiplicity of the stories, their heterogeneity and the sound material of these recordings allow for the emergence of a reflection around images. Should narratives evoking violence and the fears of repression display violence? It appears that the testimonies can be all the more accurate and audible as they bear no identifiable face and are listened to by means of illustrations of landscapes, daily life scenes, etc. This delineates the author’s cinematographic intentions: to play the counterpoint and to combine stories and images randomly or poetically. The article therefore explores the presentation of landscapes, daily life scenes, and images that surround the yellow vests and tell about them.Finally, the fact that the actors of the movement invent a different world, make concrete political proposals, build shacks, register grievances, etc. is observed and paralleled with the artistic gesture. Mobilization, solidarity and convergence are acts of creation and therefore of resistance that open up on future battles. It is through these reflections on the fragility of our times and the strength of the moment that the cinematographic approach seeks a definitive form. But the film will truly define itself at the moment of editing, yet to come.  </description>
      <pubDate>lun., 14 déc. 2020 12:35:31 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 18 déc. 2020 11:10:04 +0100</lastBuildDate>
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