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    <title>ethnography</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=262</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« Changer de récit pour changer le monde » ? Les pratiques d’anticipation comme forme de créativité sociale</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1675</link>
      <description>Cet article propose une ethnographie exploratoire des pratiques d’anticipation d’intérêt général (PAIG) – prospective, design fiction, ateliers spéculatifs – telles qu’elles se déploient en France depuis la période Covid-19. À rebours d’une lecture techniciste de ces dispositifs, il s’attache à comprendre dans quelle mesure elles peuvent être un levier de créativité sociale ou, au contraire, un mécanisme de reconduction de l’ordre existant au sein des organisations bureaucratiques qui les commanditent. L’enquête, menée auprès d’une nébuleuse informelle de professionnel·les de l’anticipation – consultants, designers, animateurs d’ateliers militants – combine observation d’événements de projection collective, entretiens approfondis et immersion dans les réseaux de formation qui structurent ce milieu. L’article restitue d’abord la morphologie de cette corporation : ses dynamiques d’hybridation méthodologique, la circulation de ses protocoles et la relation de consultation alternée – tantôt consultant, tantôt consulté·e – qui en établit le mode relationnel dominant. À partir de plusieurs figures contrastées, l’article met en lumière une tension constitutive de ces pratiques. Mobilisant le concept de créativité sociale chez David Graeber et la distinction castoriadisienne entre imaginaire instituant et imaginaire institué, il montre que la capacité des dispositifs de projection à « faire bouger les choses » dépend moins de leur sophistication technique que du paysage sociopolitique dans lequel ils s’inscrivent et des rapports de force matériels qu’ils ne peuvent que provisoirement suspendre. L’article conclut en interrogeant la place de l’anthropologie politique dans ce contexte : ni béatitude devant le pouvoir des récits, ni désenchantement face à leurs récupérations libérales, mais un geste ethnographique attentif à la diversité des façons dont des personnes ordinaires négocient, dans leurs temporalités vécues, de fragiles espaces où imaginer autrement. This article offers an exploratory ethnography of anticipatory practices in the public interest – foresight, design fiction, speculative workshops – as they have developed in France since the Covid-19 period. Rather than offering a technical reading of these devices, it examines the extent to which they function as a lever for social creativity or, conversely, as a mechanism for reproducing existing order within the bureaucratic organisations that commission them. The fieldwork, conducted among an informal constellation of anticipation professionals – consultants, designers, and activist workshop facilitators – combines observation of collective projection events, in-depth interviews, and immersion in the training networks that structure this milieu. The article first maps the morphology of this professional world: its dynamics of methodological hybridisation, the circulation of its protocols, and the alternating consultation relationship – sometimes as consultant, sometimes as consulted – that constitutes its dominant relational mode. Drawing on several contrasting figures the article illuminates a constitutive tension within these practices. Building on David Graeber’s concept of social creativity and Castoriadis’s distinction between the instituting and the instituted imaginary, it argues that the capacity of projection devices to “change things” depends less on their technical sophistication than on the socio-political landscape in which they are embedded and the material power relations they can only temporarily suspend. The article concludes by reflecting on the role of political anthropology in this context: neither uncritical enthusiasm for the power of narratives, nor disenchantment in the face of their liberal recuperations, but an ethnographic attentiveness to the diverse ways in which ordinary people negotiate, within their lived temporalities, fragile spaces for imagining otherwise. </description>
      <pubDate>ven., 03 juil. 2026 13:36:55 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 03 juil. 2026 13:41:40 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Reconnaissance et formes subjectives de résistance à la violence, en habitant le monde des Autres. À propos de Veena Das, Voix de l’ordinaire. L’anthropologue face à la violence. Compte rendu</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1047</link>
      <pubDate>sam., 17 juin 2023 18:06:34 +0200</pubDate>
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      <title>Les espaces pluriels d’une revue d’anthropologie du politique</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1151</link>
      <pubDate>mer., 28 juin 2023 13:18:54 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 28 mai 2025 15:59:07 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Reflections on the Scope and Practice of Political Anthropology</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=395</link>
      <pubDate>ven., 16 juil. 2021 16:01:15 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 28 mai 2025 15:45:09 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Mise en perspective des articles du dossier : cinq pistes de réflexion</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=264</link>
      <pubDate>dim., 06 déc. 2020 17:27:48 +0100</pubDate>
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      <title>D’un novembre à l’autre, ce que nous avons (encore) à dire sur les gilets jaunes</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=257</link>
      <pubDate>jeu., 03 déc. 2020 14:33:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 28 mai 2025 15:24:57 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’organisation du crime : ethnographie d’une municipalité mexicaine durant la “guerre de la drogue”</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=636</link>
      <description>Cet article vise à contribuer à l’analyse critique du crime organisé et de son évolution contemporaine au Mexique. Son approche anthropologique repose sur une méthodologie qualitative qui combine le travail de terrain et l’étude de cas, à travers une enquête menée dans une municipalité de l’État de Guerrero, Ayutla de los Libres, où un groupe criminel a opéré durant la « guerre de la drogue », entre 2008 et 2013. Cette étude s’intéressera donc à la formation de ce groupe dans le but de retracer – à grands traits – l’histoire contemporaine de la criminalité locale, et de contribuer ainsi, au-delà de la singularité du cas évoqué, à l’analyse de la délinquance organisée dans le Mexique du xxie siècle.Les résultats ici présentés découlent d’un travail de terrain ethnographique – conjugué à un travail social – qui a été réalisé dans plusieurs municipalités de Guerrero, entre 2012 et 2018. À Ayutla en particulier, ce travail a été mené par l’auteur en deux temps : entre 2012 et 2013, en tant que professeur, et entre 2017 et 2018, durant la réalisation d’un film sur les élections municipales de cette période. L’ethnographie se révèle particulièrement utile à l’étude de la criminalité, dans la mesure où le travail de terrain dévoile une réalité locale qui contredit le discours dominant sur le phénomène du narcotrafic. Si des controverses peuvent naître de son application au champ criminel, l’enquête ethnographique n’en représente pas moins une méthode féconde, grâce à un double avantage. Tout d’abord, elle contraste nécessairement avec les approches quantitatives dominantes, liées à la criminologie. En étudiant le phénomène à une échelle micro, elle révèle une réalité inaccessible aux approches macro, et peut ainsi compléter ou questionner les analyses statistiques. Ensuite, elle permet d’appréhender le problème criminel dans un espace délimité, où l’observation empirique est possible, ce qui donne une vision des faits plus nuancée et, surtout, plus complexe que les récits dominants sur la violence du « narco ». En ce sens, l’enquête ethnographique permet d’illustrer la profondeur du lien qui unit délinquants et politiques dans l’organisation du crime. S’il y a effectivement une délinquance organisée, l’organisation du crime n’est pas endogène, mais indissociablement liée à l’exercice du pouvoir politique au niveau local. En réalité, par le biais du gouvernement municipal qu’ils contrôlent, ce sont les caciques qui ont recours à des groupes armés pour asseoir leur domination. Jadis mercenaires et hors-la-loi, aujourd’hui gardes du corps et « narcos », les hommes en armes n’ont pas fini d’accompagner les patrons locaux. Organisée de la sorte, la criminalité dissimule une politique de terreur dont la violence cherche, avant toute chose, à préserver un ordre social profondément injuste.En effet, les formes actuelles du crime organisé s’inscrivent dans une histoire plus profonde de la violence, en dehors de laquelle elles ne peuvent être comprises. Au-delà de la figure mythique du « narco », l’application de la méthode ethnographique à l’étude du crime révèle une réalité locale en pleine transformation, du fait d’un principe étatique en crise et des luttes de pouvoir à l’œuvre, tout ceci en lien avec la mutation criminelle de l’intermédiation politique et de la représentation officielle à l’échelle municipale. De ce point de vue, la montée en puissance de la logique criminelle dans le Mexique contemporain ne peut que répondre à la construction d’un nouvel ordre social, contrôlé par un régime politique dont le pouvoir s’exerce de plus en plus par le biais de l’action criminelle. “The Organization of Crime: Ethnography of a Mexican Municipality during the ‘Drug War’”This article aims to contribute to a critical analysis of organized crime and its contemporary evolution in Mexico. Its anthropological approach is based on a qualitative methodology that combines fieldwork and case study, through an investigation carried out in a municipality in the state of Guerrero, Ayutla de los Libres, where a criminal group operated during the so-called “drug war”, between 2008 and 2013. Therefore, this study will focus on the formation of this group with the aim of delineating a local and contemporary history of crime, and thus contributing, beyond the singularity of this case, to the study of criminal violence in 21st-century Mexico.The findings draw on an ethnographic fieldwork – combined with social work – which was carried out in several municipalities of Guerrero, between 2012 and 2018. In Ayutla in particular, this work was conducted in two stages: between 2012 and 2013, as a teacher in a local school, and between 2017 and 2018, during the shooting of a documentary centred on the municipal elections. Ethnography is particularly valuable for studying crime, as the fieldwork unveils a local reality that contradicts the dominant discourse on drug trafficking. While applying it to the criminal field may spark controversies, the ethnographic inquiry nonetheless is fruitful methodologically, for its two-fold advantage. First, it necessarily contrasts with the dominant quantitative approaches that characterize criminology. By studying the phenomenon on a micro scale, it reveals a reality inaccessible to macro approaches, and can thus supplement or challenge statistical analyses. Second, it allows for empirical observation to be performed in a circumscribed space, which makes it possible a more nuanced and, above all, much more complex point of view than the dominant narrative on “narco” violence.In this sense, ethnography illustrates the deep connection whereby criminals and politicians band together in the organization of crime. If there is organized crime in Mexico, its organization is not endogenous, but is on the contrary inextricably entangled with the exercise of political power at the local level. In reality, it is the caciques, through municipal government, who use armed groups to secure their domination. Once mercenaries and outlaws turned bodyguards and “narcos”, groups of armed men continue to accompany local bosses. Organized in this manner, criminality conceals a policy of terror whose violence seeks, above all, to preserve a deeply unjust social order.Indeed, current forms of organized crime are part of a deeper history of violence, outside of which they cannot be understood. Beyond the mythical “narco”, ethnographic fieldwork sheds light on a local reality undergoing transformation, due to the crisis of the state combined with the criminal mutation of political intermediation and official representation at the municipal level. From this point of view, the surge of the criminal logic in contemporary Mexico is merely a response to the construction of a new social order, controlled by a regime whose power is increasingly wielded through crime. </description>
      <pubDate>jeu., 13 janv. 2022 16:42:46 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 31 mars 2022 18:32:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Deux ou trois choses que je sais d’eux : les “mauvais” gilets jaunes du Lensois (Pas-de-Calais)</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=505</link>
      <description>Jusqu’à présent, la mobilisation des gilets jaunes du territoire de Lens-Hénin, dans le Nord de la France, a été principalement décrite et scrutée au prisme de deux éléments : le poids électoral du Rassemblement national au niveau local et la prétendue instrumentalisation ou récupération des groupes du secteur par ce parti. Tout en tenant compte de l’environnement politico-institutionnel où se déploie cette mobilisation, l’enquête présentée dans cet article propose de prendre à contre-pied cette lecture, à la fois biaisée et réductrice, pour explorer les dynamiques propres de la contestation : la complexité de son histoire, de sa géographie et de son fonctionnement interne, observé de l’intérieur et sur une longue durée. En partant de l’analyse des prises de position publiques de certains « porte-parole », en les insérant dans un cadre plus large incluant les « simples » gilets jaunes, l’auteure invite le lecteur à mesurer la difficulté qu’il y a à interpréter les comportements et les positionnements de l’ensemble des participants. En effet, l’observateur peut être amené à considérer ces prises de position comme partagées et leur expression comme légitime, et en tirer des conclusions hâtives sur les revendications prioritaires au sein des collectifs, comme sur les opinions de leurs membres. L’article montre qu’il est aussi nécessaire d’interroger le cadre dans lequel se déroulent ces prises de parole et de tenter d’appréhender la valeur et les fonctions de différentes formes de réunions publiques du point de vue des participants, de désacraliser en quelque sorte l’« espace de l’apparaître » qui domine notre conception de l’espace politique. Les mécanismes qui, en coulisse, régissent la représentation et les relations de subordination parmi les gilets jaunes se révèlent bien plus complexes que les images renvoyées à l’extérieur du mouvement ne le laissent croire. Les résultats de l’enquête invitent à relativiser la représentativité et le pouvoir de la figure du « leader », pour montrer que les tensions au sein des collectifs semblent moins se focaliser sur des luttes pour le leadership, que sur l’« encadrement » et le réglage constant des formes de représentation et de hiérarchie. La vie collective des groupes étudiés et les relations entre leurs membres paraissent en effet guidées par un « principe d’horizontalité » tout aussi fragile que réel : les prétendus leaders doivent composer avec ce principe, qui puise ses origines dans des valeurs anciennes des mondes ouvriers, mais aussi dans certains aspects plus contemporains – sans être nouveaux – du monde du travail subalterne et des frontières sociales qui traversent la société locale. Dans la dernière partie, l’auteure propose de prendre du recul par rapport à une vision « QG-centrique » et localisée de la mobilisation, pour explorer un aspect du mouvement encore très peu documenté : celui des circulations des gilets jaunes à l’échelle locale, mais aussi régionale et nationale. À travers le portrait d’un binôme de gilets jaunes qui se définit comme « nomade », l’article propose de prendre en compte les enjeux et les caractéristiques d’un engagement itinérant répandu au sein du mouvement, mais comme occulté par l’omniprésence de références aux occupations de ronds-points et aux groupes locaux. Ce qui émerge de ce portrait est non seulement une pratique alternative du mouvement, mais aussi la vigueur et la richesse de sa dimension transterritoriale. “Two or Three Things I know about them: the ‘Bad’ Yellow Vests of Lens, Northern France”Until now, the mobilization of the Yellow Vests in the Lens-Hénin area of northern France has been mainly described and scrutinized through the prism of two elements: the electoral weight of the National Rally at the local level and the alleged instrumentalization or recuperation of groups in the area by this party. While taking into account the political and institutional environment in which this mobilization is taking place, the investigation presented in this article proposes to take oppose this biased and reductive reading, in order to explore the dynamics of the protest itself: the complexity of its history, its geography and its internal functioning, observed from the inside and over a long period of time.By analyzing the public positions of certain “spokespersons” and placing them in a broader framework that includes the “simple” yellow vests, the author invites the reader to measure the difficulty of interpreting the behavior and positions of all participants. Indeed, the observer can be led to consider these positions as shared and their expression as legitimate, and thus draw hasty conclusions about the main claims within the collectives, as well as about the opinions of their members. The article shows that it is also necessary to question the framework in which these speeches take place and to try to understand the value and the functions of different forms of public meetings from the point of view of the participants, to desacralize, as it were, the “space of appearance” which dominates our conception of political space. The mechanisms that, behind the scenes, govern representation and relations of subordination among the Yellow Vests turn out to be much more complex than the image sent of the movement would have us believe. The results of the survey invite us to relativize the representativeness and power of the figure of the “leader”, to show that the tensions within the collectives seem to focus less on struggles for leadership, than on the “framing” and constant adjustment of forms of representation and hierarchy. The collective life of the groups studied and the relations between their members seem to be guided by a “principle of horizontality” that is as fragile as it is real: the so-called leaders have to deal with this principle, which has its origins in the ancient working-class values, but also in certain more contemporary – though not new – aspects of the world of menial work and the social boundaries that run through local society.In the last part, the author proposes to step back from a “HQ-centric” and localized vision of the mobilization, to explore an aspect of the movement that is still very little documented: the circulation of the yellow vests at a local, but also regional and national scale. Through the portrait of a pair of yellow vests who define themselves as “nomads”, the article proposes to take into account the stakes and characteristics of an itinerant commitment that is widespread within the movement, but that is obscured by the omnipresence of references to traffic circle occupations and local groups. What emerges from this portrait is not only an alternative practice of the movement, but also the strength and richness of its transterritorial dimension. </description>
      <pubDate>jeu., 22 juil. 2021 23:35:43 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 août 2021 11:22:21 +0200</lastBuildDate>
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