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    <title>border</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=186</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Fabricar a personas ilegales por medio de la ley</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=122</link>
      <description>En este artículo se explican las diferentes situaciones que ocurren en torno a los demandantes de asilo y refugio en la frontera de México con Estados Unidos. Gracias a un trabajo de campo etnográfico desarrollado en Tijuana en el año 2019 muestro cómo, migrantes y demandantes de protección internacional de distintos países y diversas experiencias, una vez llegados a la frontera, deben enfrentar todo un sistema político y legal antiinmigrante que se ha construido para frenarlos, expulsarlos o confinarlos.Para contextualizar el estudio, el artículo describe la forma en que se ha venido transformando esta región desde los años noventa, mediante la creación de leyes y de infraestructura para reforzar las fronteras y los mecanismos de vigilancia sobre los migrantes. Esta tendencia histórica de cambios, ha provocado la ilegalización de las personas migrantes y su criminalización junto a la de defensores y activistas. Debido a esto, es cada vez más difícil obtener un estatus legal con lo cual la ley se ha transformado en el elemento central y determinante de sus trayectorias y de sus planes migratorios. Luego de estos antecedentes, el artículo revisa con detalle los recientes cambios en las políticas de control migratorio tanto de Estados Unidos como de México, donde en la actualidad los temas de refugio y asilo han llegado a dominar la agenda migratoria. El estudio se detiene en esta parte sobre el sistema de listas que se utilizan en la frontera donde los demandantes de protección internacional se anotan y deben por ello, esperar en México su turno para una cita con un oficial de migración de Estados Unidos. Durante el tiempo de espera, los demandantes de asilo preparan su cita para la Corte de Inmigración en Estados Unidos, ayudados por los defensores de derechos humanos de ambos países, quienes buscan que los migrantes tengan éxito en un sistema que ha sido construido para excluirlos y frenarlos en su intento por llegar a tener un estatus legal. En algunos casos, los defensores recomiendan no solicitar la protección internacional en Estados Unidos cuando consideran que el caso no podrá ser ganado en la corte y aconsejan, entonces, que los migrantes soliciten su condición de refugiado en México.Debido a todos estos cambios, México se ha transformado en la frontera externa de Estados Unidos, cumpliendo su papel como país que debe frenar las migraciones hacia el norte, tal como ocurre en otros continentes y regiones del mundo, como es el caso de Marruecos, Libia y Turquía para las fronteras de Europa.Ayudado de testimonios de activistas, defensores y de migrantes, el artículo explica las estrategias que ellos siguen para hacer frente a las restricciones que la ley y las decisiones políticas les han impuesto. Se describen cinco estrategias seguidas por los migrantes, lo cual demuestra que ellos en ningún caso son sólo víctimas pasivas de esta situación. Contrario a ello, los migrantes actúan, crean alianzas y buscan estrategias con lo cual transforman la frontera en un lugar en constante reconfiguración.El estudio comprueba que la ley ocupa un lugar central en la matriz de exclusión de las personas migrantes. Lejos de ser algo natural y obvio, la ley crea el delito y al hacerlo, transforma a personas en ilegales. La ilegalidad, en este sentido, es una forma de gubernamentalidad que constriñe y limita el proyecto migratorio de cada persona. De acuerdo a lo observado en campo, tendrán éxito en sus procesos de solicitud de protección internacional aquellas personas con más recursos económicos, con familiares que puedan pagar abogados y tramites en Estados Unidos. De esta manera, la ilegalidad migrante es una forma de segregación por medio del estatus legal de las personas y por su lugar de nacimiento. En este sentido, la discriminación y segregación que experimentan las personas por su estatus legal, se une a sus experiencias de pobreza y racismo. En nombre de la seguridad y el orden, el control migratorio de los Estados multiplica sus arbitrariedades y violencias, las cuales llegan a estar inmersas en regímenes que son, paradójicamente, jurídicos e ilegales al mismo tiempo. En una reflexión final, el artículo demuestra que lejos de la imagen de Hobbes de un Estado que se construye a partir de un pacto social para brindar seguridad a los ciudadanos, el gobierno de las migraciones opera mediante la inseguridad económica, política y por sobretodo legal. « Fabriquer des personnes illégales par la loi. Le gouvernement des migrations à la frontière du Mexique avec les États-Unis »Cet article se propose d’expliquer les différentes situations des demandeurs d’asile et des réfugiés à la frontière du Mexique avec les États-Unis. Grâce à un terrain ethnographique mené à Tijuana au cours de l’année 2019, il montre comment, une fois parvenus à la frontière, les migrants et les demandeurs de protection internationale originaires de différents pays et aux expériences plurielles, s’affrontent à un système politique et légal anti-immigration qui s’est construit pour les freiner, les expulser et les confiner.Afin de contextualiser l’étude, l’article décrit la manière dont s’est transformée cette région depuis les années 1990, avec la création de lois et d’infrastructures visant à renforcer les frontières et les mécanismes de vigilance envers les personnes en situation de migration. La tendance historique à l’origine de ces changements a provoqué l’illégalisation et la criminalisation de ces personnes, ainsi que celles de leurs avocats et des militants pour les droits humains. La situation actuelle rend de plus en plus difficile l’obtention d’un statut légal, c’est pourquoi la loi devient l’élément central et déterminant des trajectoires et plans migratoires. Sont ensuite détaillés les changements récents des politiques de contrôle migratoire des États-Unis et du Mexique, où les thèmes du refuge et de l’asile dominent aujourd’hui l’agenda migratoire. L’étude se penche ici sur le système de listes utilisé à la frontière : les demandeurs de protection internationale s’y inscrivent au Mexique et attendent leur tour pour un rendez-vous avec un agent de l’immigration états-unien. Pendant l’attente, les demandeurs d’asile préparent leur rendez-vous auprès du tribunal de l’Immigration des États-Unis avec l’aide de défenseurs des droits humains des deux pays, qui font leur possible pour que les migrants obtiennent gain de cause, dans un système construit pour les exclure et les freiner dans leur tentative d’obtention d’un statut légal. Quand ils considèrent qu’un cas ne pourra pas trouver d’issue favorable auprès de la cour, les défenseurs recommandent de ne pas solliciter la protection internationale aux États-Unis, mais le statut de réfugié au Mexique.Tous ces changements ont transformé le Mexique, devenu la frontière externe des États-Unis, et qui fait office de pays chargé de freiner les migrations vers le nord, comme c’est le cas dans d’autres régions du monde, par exemple au Maroc, en Lybie, en Turquie, aux frontières de l’Europe.En s’appuyant sur les témoignages de militants, défenseurs des droits humains et migrants, l’article explique ensuite les stratégies permettant d’affronter les restrictions imposées par la loi et les décisions politiques. Cinq stratégies suivies par les migrants sont ici décrites, démontrant qu’ils ne sont en aucun cas des victimes passives de cette situation. Bien au contraire, ils agissent, créent des alliances et élaborent des stratégies, par lesquelles ils transforment la frontière et en font un lieu en constante reconfiguration.L’étude confirme que la loi occupe une place centrale dans la matrice d’exclusion des migrants. Loin de suivre un processus naturel et évident, la loi créé le délit et, ce faisant, transforme les migrants en “illégaux”. En ce sens, l’illégalité est une forme de gouvernementalité qui contraint et limite le projet migratoire de chacun. D’après les observations sur le terrain, les personnes dont les demandes de protection internationale aboutissent sont généralement celles qui bénéficient de ressources, grâce à leur famille, qui peut payer les avocats et les démarches aux États-Unis. Ainsi, l’illégalité des migrants est une forme de ségrégation qui s’appuie sur le statut légal des personnes et leur lieu de naissance. La discrimination et la ségrégation que subissent les migrants en raison de leur statut légal s’ajoutent à la pauvreté et au racisme dont ils font l’expérience. Au nom de la sécurité et de l’ordre, le contrôle migratoire des États multiplie les arbitrages et les violences légales, immergeant les migrants dans des régimes qui sont à la fois – et non sans paradoxe – juridiques et illégaux. Enfin, cet article fait apparaître que, loin d’une image hobbesienne de l’État, qui se fonde sur un pacte social permettant d’offrir de la sécurité aux citoyens, le gouvernement des migrations fait régner l’insécurité économique, politique et surtout légale. “Making Illegal People By Means of the Law. The government of Migration on the United States-Mexico Border”This article discusses the various difficulties faced by asylum seekers and refugees along the border between Mexico and the United States. Thanks to ethnographic field work undertaken in Tijuana in 2019, I show that once they have reached the border seeking international protection, migrants and asylum seekers, from different countries and diverse experiences, must face an entire anti-immigrant political and legal system aimed to stop, expel, or confine them.To provide a context for the study, this article describes how this region has been transformed since the 1990s through the passing of laws and the construction of infrastructure in order to strengthen borders and migrant-surveillance mechanisms. These changes have made it increasingly difficult to obtain legal status, thus forcing migrant lives to be largely determined and constrained by laws. Laws, in this sense, have become the central and defining that migrants factor in for their plans and their decision making.These relentless changes have led to the illegalization and criminalization of migrants, similarly affecting human rights advocates and activists. Against this backdrop, the paper then details the recent changes in migration-control policies in both the United States and Mexico, where issues of refuge and asylum now dominate the migration agenda. It further explains the method of compiling lists at the border where international protection seekers sign up and must then wait their turn in Mexico for an appointment with a U.S. immigration official. During the waiting period, asylum seekers prepare their appointment with the Immigration Court in the United States, assisted by human rights advocates from both countries who seek to ensure that migrants achieve their objective in a system that has been built to exclude them and hamper their attempts to gain legal status. In some cases, activists recommend not applying for international protection in the United States when they believe the case cannot be won in court, and thus advise migrants to apply for refugee status in Mexico.Due to these changes, Mexico has become the external border of the United States, fulfilling its role as a country that must halt northward migration, similar to what occurs in other continents and regions of the world, for example, in Morocco, Libya, and Turkey vis-à-vis European borders.Drawing on testimonies, I discuss the strategies that activists, advocates, and migrants follow to address the restrictions enacted through laws and political decisions. Migrants follow five strategies, demonstrating that they are by no means only passive victims of their situation. On the contrary, migrants make decisions, create alliances, and seek strategies that constantly reconfigure the border.This paper demonstrates that laws are at the heart of migrant-based exclusion. Far from being something natural and obvious, laws create the crimes and, in so doing, transform people into illegals. Illegality, in this sense, is a form of governmentality that constrains and limits each individual’s migratory aspirations. My field observations confirm that people with more resources, with family members who can pay for lawyers and procedures in the United States, will be more successful in their application processes for international protection. Thus, immigration illegality is a form of segregation exercised through rulings on people’s legal status and place of birth. Unfortunately, the discrimination and segregation that people experience because of their legal status is reinforced by their poverty and the racism they encounter. In the name of security and order, governments’ migration controls display multiple facets of arbitrariness and violence, which are often embedded in strong legal regimes that can be quite illegal at the same time. In a final reflection, it will be underscored that, far from Hobbes’ image of a state built on the foundations of a social pact geared to providing security to its citizens, migration is governed by economic, political and, above all, legal insecurity. </description>
      <pubDate>mer., 18 nov. 2020 23:14:59 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 15 déc. 2020 23:22:44 +0100</lastBuildDate>
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