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    <title>public spaces</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1393</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Formes politiques du street art et réappropriations de la figure de l’hybride humain/animal</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1530</link>
      <description>Cet article évoque la manière dont des artistes de street art mobilisent la représentation de figures hybrides humains/animaux dans l’espace public. Il analyse plusieurs œuvres de street art au contenu plus ou moins explicitement contestataire, produites par des artistes qui revendiquent à des degrés divers une forme d’engagement politique, et s’appuie sur l’hypothèse suivante : l’hybridité humain/animal offre une clé de compréhension des potentialités politiques du street art. Ce texte adopte une démarche interdisciplinaire qui mobilise les arts et les études visuelles pour apporter un nouvel éclairage sur des questionnements sociologiques, politiques et anthropologiques. Dans un premier temps, il propose de définir le statut de ces figures hybrides dans les arts, et en particulier dans le street art. Elles existent dans de nombreuses cultures, et si leur interprétation varie suivant les époques et les espaces, elles offrent aux artistes la possibilité de questionner les catégories, les frontières. Nous nous penchons ensuite plus spécifiquement sur ce que le street art a de politique et sur le rapport entre sa politicité et la figure de l’hybride. L’une des potentialités oppositionnelles du street art est liée à sa pratique elle-même, en particulier lorsqu’elle est illicite. Les inscriptions ou les œuvres picturales réalisées sur des surfaces situées dans des espaces publics peuvent être vectrices d’un message explicite et d’une signification clairement politique, mais elles peuvent aussi en être dépourvues. On observe ainsi que le degré d’intentionnalité de l’affirmation politique y est très variable, selon que le message est plus ou moins abstrait, cryptique ou explicite. Par ailleurs, une même inscription pourra être lue comme porteuse ou non d’un sens politique selon qui la regarde. Nous abordons plusieurs exemples de réalisations de street art représentant des figures hybrides comme des interventions dont le caractère politique est multiforme. Deux terrains d’observation nous conduisent à discuter, dans un troisième temps, la manière dont les hybrides participent de l’ancrage du street art dans des environnements spécifiques. Nous traitons en premier lieu du quartier de Belleville, à Paris, un espace fortement identifié à son histoire métissée, dans laquelle le street art puise souvent son inspiration pour devenir lieu de mémoire. Le quartier de Rio Vermelho, à Salvador de Bahia au Brésil, révèle quant à lui la pertinence toute particulière que peuvent avoir les hybrides pour commémorer l’effacement, célébrer la permanence et accompagner la résurgence des cultures autochtones, mais aussi afrobrésiliennes et métissées. Dès lors, les hybrides qui peuplent le street art apparaissent comme de puissants vecteurs de resignification politique et de reterritorialisation culturelle. Notre exploration interdisciplinaire met en lumière le fait que ces figures offrent des formes diverses et originales d’affirmation politique, identitaire ou territoriale. Ainsi, du fait de leur indétermination, de leur statut intermédiaire et interespèce, les hybrides jouent, dans le street art comme dans diverses mythologies ou cosmogonies, un rôle de messagers porteurs d’augures, éveilleurs de consciences ou lanceurs d’alerte. “Human/Animal Hybrids in Street Art: From Reappropriation to Political Resignification”This paper discusses the ways in which street artists represent human/animal hybrids in public spaces. It analyses several street art pieces with more or less explicitly protest-laden content, produced by artists with varying degrees of political commitment, and seeks to test the hypothesis that human/animal hybridity enables to gauge the political potentialities of street art. Our method is grounded in interdisciplinarity, it resorts to visual arts and visual studies in order to shed new light on sociological, political, and anthropological issues. We set out by defining the status of these hybrid figures in visual arts in general and street art in particular. Such figures have existed in various cultures in many different time periods, and while they bear different meanings depending on when and where they are to be encountered, they do allow artists to challenge categories and categorizations. We then turn to what is specifically political about street art, and on the link between hybrid figures and the politicity of street art. One of the oppositional potentialities of street art owes to the practice itself, especially when illicit. Inscriptions or works of street art in public spaces may or may not convey explicit messages and explicitly political meanings. The degree of intentionality in political affirmation thus varies greatly depending on whether the messages are more or less abstract, cryptic, or explicit. Additionally, a given inscription may or may not be read as political depending on the viewer. We approach several street art pieces representing hybrid figures to show that their political character is multifaceted. Finally, we turn to two specific case studies to discuss how hybrids contribute to street art’s inscription in its various environments. First, we explore Belleville, a neighbourhood of Paris whose history is one of demographic diversity and multiculturalism, where street art is strongly influenced by this history and operates as a site of memory. The second case study is Rio Vermelho, in Salvador de Bahia, Brazil, where hybrids in street art commemorate the dispossession, celebrate endurance, and support the resurgence of Native, Afro-Brazilian, and mixed-raced cultures. Hybrids in street art may thus be seen as powerful vehicles of political resignification and cultural re-territorialization. This interdisciplinary study ultimately sheds light on the variety and originality of the messages of political, identity, and territorial affirmation enabled by hybrids. Due to their indeterminacy and their ambivalent positioning in between two or more species, hybrids in street art operate as prophesying, awareness-raising, and whistle-blowing messengers. </description>
      <pubDate>ven., 31 janv. 2025 17:19:48 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 31 janv. 2025 17:19:48 +0100</lastBuildDate>
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