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    <title>préparation</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1339</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Like-minded people. Ethnographie d’une convention prepper aux États-Unis</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1505</link>
      <description>Comment affronter la fin des temps ? Aux États-Unis, le mouvement survivaliste, ou prepper, développe depuis la fin des années 1960 des stratégies et des techniques de « préparation » pour survivre aux (nombreux) périls qui menaceraient la société – catastrophe nucléaire, éruption solaire, nouvelle guerre civile, dérèglement climatique, etc. Ce mouvement s’est progressivement développé au fil des décennies ; aujourd’hui, il réunirait plusieurs millions de personnes, qui ont en commun une volonté affirmée de « se préparer » à la possibilité d’une (ou plusieurs) catastrophes mettant un terme « au monde tel que nous le connaissons ».Centré sur l’observation d’une convention prepper qui s’est tenue en 2022 dans le Sud des Etats-Unis, l’article décrit les enseignements et les savoirs variés dispensés au fil des sessions : cours de cuisine, techniques d’autodéfense, présentation de systèmes agricoles autonomes, etc. Mais au fur et à mesure des trois jours de salon, la description ethnographique montre que la « preparedness » est aussi, plus qu’un simple temps d’alerte et de formation, un moment privilégié où se formalise, s’affermit et se diffuse une pensée (ultra-)conservatrice et réactionnaire.Que veut-dire « se préparer » lorsque les participants n’ont de cesse de s’armer contre une supposée invasion migratoire, qu’ils se plaignent de l’affaiblissement croissant de la nation américaine et de la dilution de son identité blanche, se lamentent au sujet de la pensée woke, du péril transgenre ou de la dépravation généralisée des élites de Washington ? Que signifient anticiper, prévoir et agir, lorsque ces actions sont motivées par le sentiment d’une dégénérescence nationale ? Comment penser les mises en garde et les alertes lorsqu’elles glorifient la « résistance », voire appellent à la violence armée contre des institutions incompétentes ou criminelles ?Aux États-Unis, le « survivalisme » et la « préparation », aussi dénommés parfois l’« autonomie » ou la « résilience », sont désormais une activité hautement politisée, où l’on apprend les « solutions » à apporter à des problèmes bien particuliers. Pour le dire autrement, la preparedness, aux États-Unis, est moins le résultat du désir d’acquérir des techniques ou des compétences de « survie » qu’une véritable activité sociale, organisée et codifiée, où se forme et se diffuse une idéologie politique. Et l’ethnographie de montrer que l’inquiétude quant à l’avenir et ses dangers supposés n’est jamais une préoccupation extérieure au politique. Bien au contraire, fondée sur une critique du temps présent, elle est une ressource pour penser et fortifier des projets alternatifs de société.  “Like-Minded People. Ethnography of a Prepper Convention in the United States”Since the late 1960s, the survivalist (or “prepper”) movement in the United States has been developing strategies and techniques for “surviving” various threats to society —nuclear catastrophes, solar eruptions, civil war, climate disruption amongst others. This movement has expanded steadily over time and reportedly unites several million people today in their commitment to “preparing” for the possibility of one or more catastrophes that may bring an end to “the world as we know it”. Centred on the ethnography of a prepper convention held in the southern United States in 2022, this article explores the diverse teachings and the knowledge shared during the event: cooking tips, self-defence techniques, presentations on autonomous agricultural systems, etc. However, the ethnographic account reveals that the three-day event’s focus on preparedness goes beyond mere vigilance and training. It is also an occasion for the formalization, consolidation and dissemination of (ultra-)conservative and reactionary ideologies.Indeed, what does “prepare” mean when participants arm themselves to combat an alleged immigrant invasion, lament the perceived weakening of the American nation, and decry the dilution of its white identity? How are we to interpret the rejection of the “woke ideology,” the transgender “threat,” and the widespread condemnation of Washington elites as corrupt? What does it mean to anticipate, foresee, and act when action is driven by the sense of national degeneration? How are we to understand warnings and alarms that extol the “resistance” or even advocate armed violence against institutions deemed criminal and incompetent?In the United States, “survivalism” and “preparedness,” sometimes referred to as “self-reliance” or “resilience,” have become highly politicized activities. “Like-minded people” gather together to share solutions to (very) specific phenomena they themselves frame as existential threats. In other words, preparedness in the US is less about acquiring survival techniques or skills but rather about engaging in a structured social activity in which a particular political ideology is shaped and disseminated. This ethnography thus illustrates that anxiety about the future and its perceived perils is never apolitical. On the contrary, because it is rooted in a critique of the present, it serves as a resource for conceptualizing and advancing alternative social projects —especially ultra-conservative and reactionary ones. </description>
      <pubDate>mer., 29 janv. 2025 17:11:14 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 17 avril 2025 12:06:35 +0200</lastBuildDate>
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