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    <title>architecture</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1330</link>
    <description>Entrées d’index</description>
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      <title>Repenser la géographie des techniques : la notion de technologie appropriée et sa promotion durant les années 1970</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1503</link>
      <description>L’intérêt croissant pour les low-tech découle de préoccupations écologiques et du désir de développer des objets techniques simples, fiables et économes en ressources (Bihouix, 2014). Ce retour aux « technologies basses » est vu comme une nécessité par les partisans de la sobriété. Les low-tech s’inscrivent dans la continuité des recherches sur les énergies alternatives et les technologies appropriées des années 1970, notamment aux États-Unis. Durant cette période, ingénieurs et bricoleurs ont encouragé le développement de techniques accessibles à tous. Les technologies appropriées étaient promues dans les publications contre-culturelles après le premier choc pétrolier de 1973. Introduit par Ernst F. Schumacher en 1963, ce concept vise des alternatives aux techniques occidentales industrialisées, en favorisant des technologies adaptées aux contextes locaux. L’objectif était de créer des emplois locaux et de favoriser l’autonomie communautaire. Cependant, l’expression « technologie appropriée » est tombée en désuétude dans les années 1980. Les low-tech correspondent aujourd’hui essentiellement à des techniques simples, mais la notion de technologie appropriée visait à décrire une relation plus intégrée entre la technique et son contexte social, politique et écologique.Cet article explore les raisons pour lesquelles certaines technologies des années 1970 étaient qualifiées d’« appropriées » et se penche sur leur nature. Il se concentre sur les technologies solaires, considérées comme des exemples typiques de technologies appropriées. Dans les années 1970, des plans de chauffe-eau solaires simples étaient largement diffusés dans les revues alternatives. Ces chauffe-eau, dont la fabrication ne nécessitait que des matériaux de base et des connaissances techniques limitées, répondaient à un besoin clair et offraient une alternative crédible aux chauffe-eau fossiles.Les promoteurs des technologies appropriées mettaient l’accent sur la décentralisation énergétique, opposée à la gestion centralisée promue par des projets industriels coûteux et complexes, comme celui de la NASA visant à utiliser des satellites pour transmettre l’énergie solaire à la Terre. Ces projets étaient critiqués pour leur inefficacité et leur coût élevé, quand des solutions simples et locales étaient disponibles. Les arguments en faveur de l’autonomie et de la décentralisation des systèmes énergétiques étaient également politiques. Il s’agissait d’échapper au contrôle des grands groupes industriels et de porter un regard critique sur les programmes nucléaires. Les ingénieurs et inventeurs de cette époque prônaient des techniques adaptées aux ressources locales et aux spécificités du climat. Des atlas, comme celui du Center for Maximum Potential Building Systems, publié au Texas en 1978, illustraient cette ambition en cartographiant les ressources locales et en recommandant des techniques appropriées qui leur correspondaient. Comme le montrent ces travaux, bien qu’elle fût difficile à évaluer culturellement, l’appropriation des techniques pouvait être objectivement définie en termes géographiques et climatiques. En conclusion, bien que le concept de « technologie appropriée » ait été remplacé par celui de « low-tech », les débats des années 1970 sur l’énergie solaire et les technologies adaptées restent pertinents, car ils s’intéressent à une approche intégrée et contextuelle des solutions techniques. “Rethinking the Geography of Technology: The Notion of Appropriate Technology and Its Promotion in the 1970s”The growing interest in low-tech stems from environmentalist concerns and the willingness to develop technical objects that would be simple, reliable, and resource-efficient. This return to low technologies is viewed as a necessity by the proponents of energy conservation. Low-tech inscribes itself in the lineage of research on alternative energies and appropriate technologies launched the 1970s, notably in the United States. In that decade, engineers and do-it-yourself enthusiasts advocated techniques accessible to all. Appropriate technologies were promoted in countercultural publications following the 1973 oil crisis. Introduced by Ernst F. Schumacher in 1963, this concept refers to alternatives to industrialized Western techniques, promoting technologies adapted to local contexts. The aim was to create jobs at the local level and foster communities’ autonomy. However, the term “appropriate technology” fell out of favour in the 1980s. Low-tech today references unsophisticated techniques, whereas the concept of appropriate technology ambitioned to give birth to a more integrated relationship between techniques and their social, political, and ecological context.This article explores and probes the reasons why certain 1970s technologies were deemed appropriate. It focuses on solar technologies, considered as the epitome of appropriate technologies. In the 1970s, uncomplicated solar water heater designing instructions were widely disseminated in alternative journals. These water heaters, relying on basic materials and limited technical knowledge, responded undeniably to a need and provided a credible alternative to fossil fuel heaters. Advocates of appropriate technologies emphasized decentralized energy, opposing the centralized management promoted by costly and complex industrial projects, such as NASA’s proposal to use satellites to transmit solar energy to Earth. These projects were criticized for their inefficiency and high costs, when easily accessible, local solutions were available. The autonomy and decentralization of energy systems were also upheld for political reasons, with a view to escaping the control of large industrial groups and criticizing nuclear schemes.Engineers and inventors of that era advocated techniques adapted to local resources and specific climates. Atlases like that of the Center for Maximum Potential Building Systems in Texas, published in 1978, illustrated this ambition by mapping local resources and recommending appropriate techniques best suited to exploit them. These works show that, although it proved culturally challenging to appraise, the appropriation of techniques could well be objectively defined in geographical and climatic terms.In conclusion, while the concept of “appropriate technology” has been replaced by “low-tech”, the debates of the 1970s on solar energy and suitable technologies remain relevant, thus highlighting an integrated and contextual approach to technical solutions. </description>
      <pubDate>mer., 29 janv. 2025 17:00:40 +0100</pubDate>
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