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    <title>mouvement social</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1312</link>
    <description>Termini dell'indice</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Déperdition, coupure et déconnexion : les récits contemporains sur l’éolien au prisme du croisement des mémoires industrielles et alternatives</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1504</link>
      <description>Le développement de l’éolien génère des conflits et des oppositions entre les acteurs du monde industriel, d’un côté, et ceux des mouvements alternatifs, néo-nomades ou ancrés localement, de l’autre. Dans le cadre d’enquêtes que nous avons menées sur les modes de vie en habitat mobile, nous nous sommes retrouvés sur un lieu de lutte contre l’implantation d’un mégatransformateur éolien dans l’Aveyron. Si les milieux alternatifs locaux dénonçaient une instrumentalisation du territoire, les néo-travellers, héritiers des luttes anti-nucléaires, défendaient pour leur part un ralentissement des rythmes de production et de consommation énergétiques et une acceptation de la « coupure » qu’eux-mêmes pratiquent du fait de leur mode de vie mobile, qui n’est pas raccordé aux réseaux. Cependant, les travailleurs de l’éolien sont, pour beaucoup d’entre eux, également mobiles et saisonniers. Cette notion d’intermittence est en effet au cœur des controverses à propos de l’éolien suscitées aussi bien par les pro-nucléaire que par les anti-éolien industriel, qui combattent la recherche d’une solution à grande échelle, recourant à des infrastructures gigantesques, à cette discontinuité. Mais pro et anti-éolien ont en commun un discours ventriloque, valorisant l’énergie comme source de passion et d’inspiration. Le vent devient ainsi un élément « chargé » d’agentivités, qui permet à des collectifs d’advenir, que ce soit pour défendre ou pour dénoncer l’implantation de parcs éoliens industriels. L’émergence de l’éolien dans un récit local et national de la transition énergétique entraîne ainsi dans son sillage tout un imaginaire, à la fois vertueux et périlleux, lié à la force du vent telle qu’elle fut employée, notamment, dans le secteur maritime. Face aux risques annoncés de « déperdition », de coupure et d’effondrement, les notions de conquête, de dépassement et de passion sont présentes dans les slogans des promoteurs, recruteurs et techniciens de l’éolien. En identifiant des connexions possibles entre les modèles de la cité industrielle et de la cité inspirée, les acteurs et activistes engagés pour ou contre l’éolien promeuvent la notion de transformation énergétique. La controverse née dans un contexte d’urgence climatique devient elle-même une force susceptible d’enrôler divers réseaux d’acteurs dans un même flux productif, à travers un jeu d’opposition et d’intrication. Cependant ces thématiques communes ne leur permettent pas, ou pas encore, de s’entendre et de négocier. Car ces discours sur les énergies recourent à des métaphores passionnées et sont structurés par l’opposition entre croissance et décroissance. “Loss, Disruption and Disconnection: Contemporary Narratives on Wind-Powered Energy through the Prism of Industrial and Alternative Memories”The development of wind power provokes conflicts between actors in the industrial sphere on one side, and actors belonging to alternative movements, whether neo-nomads or deeply rooted in the territory in question, on the other side. In the framework of a fieldwork conducted on lifestyles in mobile homes, we found ourselves in the middle of the fight against the installation of a mega-wind transformer in Aveyron. While local alternative militant circles denounced the instrumentalization of the territory, neo-travellers, as heirs to the anti-nuclear struggles, advocated a cutback of energy production and consumption and championed “going off the grid” that echoed their own practice given their highly mobile lifestyle. Yet most wind energy workers themselves are mobile and seasonal too. The notion of intermittence is indeed at the core of the controversies on wind power, put to the fore both by the pro-nuclear and anti-industrial wind power groups who are opposing any solution to discontinuity implying large scale and gigantic infrastructures. However, the pro- and anti-wind-energy proponents share a common ventriloquist rhetoric that values energy as a source passion and inspiration. Wind is thus “turbocharged” with agentivity that gives birth to collectives that either support or oppose the establishment of industrial wind farms. The emergence of wind in a local and national narrative of energy transition thus conjures up an imaginary both, paradoxically, virtuous and perilous related to the force of the wind as it has been evoked in the maritime sector more paticularly. Given the alleged risks of “loss”, outages and collapse, the concepts of conquest, surpassing and passion colour the slogans of the promoters, recruiters and wind turbine workers. By identifying possible connections between the models of the industrial city and that of the inspired city, actors and activists committed to or opposing wind power promote the notion of energy transformation. The controversy, which rages in a context of climate crisis, becomes itself a driving force capable of mobilizing a diversity of networks of actors in the same productive flow, through an interplay of opposition and entanglement. However, these shared themes do not lead those different actors to agree and negotiate given that these energy discourses use impassioned metaphors and are structured along the opposition between growth and de-growth.  </description>
      <pubDate>mer., 29 janv. 2025 17:02:35 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 15 avril 2025 14:13:35 +0200</lastBuildDate>
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