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    <title>connectivity</title>
    <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1171</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Becoming Remote in a Connected World: Reflections on Fieldwork in Sudan since the 1970s</title>
      <link>http://revues.mshparisnord.fr/chcp/index.php?id=1149</link>
      <description>Mark Duffield’s essay is concerned with our being and moving in the world, in particular the narrowing opportunities and difficulties associated with autonomous circulation. To illustrate this, Duffield’s mid-1970s anthropological fieldwork completed in Maiurno, a Blue Nile village in Sudan, is compared with the conditions encountered there in two later visits: first, a return to Sudan in 1985 as field director for the British NGO, Oxfam, and then a retrospective visit to Maiurno in 2014, 40 years after first going there. The essay also describes the narrowing of the developmental gap that once separated Maiurno and Duffield’s home-town of Dudley, in the West Midlands in the UK. Between the two, where the life-chance advantage now lies is ambiguous. To frame the essay, the antagonism between circulation and connectivity is used. A tension exists between, on the one hand, the concrete and often unpredictable circulation of people and things and, on the other, the power to technologically connect across what are otherwise abstract geographic and temporal divides. There is an antagonism, at least within modernity, between the concrete space-time of circulation and the abstract space-time of connectivity. Historically, the ability to technologically connect across abstract space-time has functioned as an apparatus of security in relation to free circulation. The three Sudan encounters described in the essay chart the rise to dominance of connectivity. They also suggest that the more connected the world, the less autonomous or free circulation becomes. Illustrated with original photographs, the essay has a biographical dimension. From a circulatory perspective, the 1970s were the tail end of several decades of relative international openness. Not only was it a period of primary immigration to Britain, it was also characterised by unprecedented upward working-class mobility. Getting a research grant and clearance from the Government of Sudan was relatively straightforward. With no telephones in Maiurno, the UK was a five-week, or more, letter cycle. Fieldwork necessitated a level of social immersion that would be difficult, if not impossible, today. In comparison, Duffield’s mid-1980s return to Sudan was a high point of “NGOisation” and a key moment in the shift toward new forms of connectivity. There was a turn away from earlier concrete ways of knowing the world, while also becoming more epistemologically distant from it. Through notions of “complexity” and “famine early warning”, the aid industry naturalised disaster. From events knowable through causal analysis and open to political resolution, disasters became abstract behavioural alerts and data triggers requiring a standardised technical response.By 2014, Sudan and the West had become epistemologically and politically distant. Getting an entry visa and moving outside Khartoum was problematic. Having recently retired, and so able to step outside the now collapsed and highly policed space of academic research, Duffield describes how he was able to return to Maiurno using informal means. Maiurno had grown and, compared to the 1970s, material progress was well in evidence. In comparison, living standards in Dudley had declined. The essay concludes with a brief exploration of the reasons for this drawing together. More widely, it suggests the emergence of a majority world which—perhaps because of the system-changing potential implicit in the growing communality of global experience—is being anxiously divided and rendered remote by the forces of connectivity. « S’éloigner dans un monde connecté. Réflexions sur le terrain au Soudan depuis les années 1970 »L’article de Mark Duffield concerne notre être et sa mobilité dans le monde. Il est notamment question de la réduction de la possibilité de circuler de façon autonome et des difficultés corollaires. L’auteur éclaire la domination croissante de la connectivité en revenant sur trois étapes de sa carrière liées à Maiurno, un grand village sur les rives du Nil Bleu, à 350 kilomètres de Khartoum, où il a effectué son premier terrain dans les années 1970. Il le compare ensuite à ses conditions de travail lors de son retour au Soudan en 1985, en tant que directeur de terrain pour l’ONG britannique Oxfam. Enfin, il évoque sa visite rétrospective à Maiurno en 2014, quarante ans après son tout premier séjour. Il décrit également la réduction de l’écart de développement qui séparait autrefois Maiurno de sa ville natale, Dudley, dans les West Midlands britanniques. Entre ces deux lieux, définir où se situe l’avantage que confère la naissance est désormais moins évident.Cette rétrospective lui permet d’analyser l’antagonisme croissant entre circulation et connectivité. Il existe une tension entre, d’une part, la circulation concrète et souvent imprévisible des personnes et des choses et, d’autre part, le pouvoir de se connecter grâce à la technologie au-delà des divisions géographiques et temporelles rendues abstraites. Le texte postule qu’il existe un antagonisme, au moins au sein de la modernité, entre l’espace-temps concret de la circulation et celui, abstrait, de la connectivité. Historiquement, la capacité de se connecter à travers un espace-temps abstrait, grâce à la technologie, a fonctionné comme un dispositif de sécurité par rapport à la libre circulation. Les trois séjours au Soudan décrits ici illustrent la montée en puissance de la connectivité. Ils suggèrent également que plus le monde est connecté, moins la circulation est autonome ou libre.Illustré de photographies originales, cet article a une dimension biographique. Concernant la circulation, les années 1970 ont marqué la fin de plusieurs décennies de relative ouverture internationale. C’était non seulement une période d’immigration primaire en Grande-Bretagne, mais également une phase de mobilité ascendante sans précédent pour la classe ouvrière. Il était relativement facile d’obtenir une bourse de recherche et une autorisation du gouvernement soudanais. Comme il n’y avait pas de téléphone à Maiurno, il fallait envoyer des lettres au Royaume-Uni qui mettaient cinq semaines à arriver, voire plus. Le travail ethnographique nécessitait un niveau d’immersion sociale qu’il serait difficile, voire impossible d’atteindre aujourd’hui. En comparaison, le retour au Soudan, au milieu des années 1980, a été un point culminant de l’« ONGisation » et un moment décisif de basculement vers de nouvelles formes de connectivité. On s’est alors détourné d’anciennes façons concrètes de connaître le monde, ce qui a entraîné un déplacement épistémologique. Grâce aux notions de « complexité » et d’« alerte précoce en cas de famine », l’industrie de l’aide au tiers monde a naturalisé les catastrophes : d’événements connaissables par une analyse causale appelant une solution politique, les catastrophes sont devenues des alertes comportementales abstraites incitant à la production de données qui requiert une réponse technique standardisée. En 2014, le Soudan et l’Occident s’étaient éloignés l’un de l’autre d’un point de vue épistémologique autant que politique. Obtenir un visa d’entrée et se déplacer hors de Khartoum était devenu difficile. Retraité depuis peu, ce qui lui permet de sortir de l’espace de la recherche universitaire, désormais anéanti et très surveillé, Mark décrit comment il a pu retourner à Maiurno en utilisant des moyens informels. Maiurno s’est développé et, en comparaison des années 1970, les progrès matériels sont bien visibles. En contraste, le niveau de vie à Dudley a baissé. L’article se termine par une brève exploration des raisons de cet actuel rapprochement. Plus largement, il suggère aussi l’émergence d’un monde majoritaire que les forces de la connectivité cherchent avec anxiété à diviser et maintenir éloigné, peut-être en raison du potentiel de changement systémique que sous-tend implicitement la croissante communauté d’expérience globale.  </description>
      <pubDate>mar., 27 juin 2023 17:34:20 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 17 juil. 2023 19:10:26 +0200</lastBuildDate>
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